I. II
l&i CONVOI DE GUILLAUME.
le sol , dépouillé et mis à nu par ceux qui le ser*valent. «'
Il semblait que Guillaume fût décédé sans famille connue, comme l'homme le plus obscur de ses états. Le clergé de Rouen vint enfin dans ce prieuré où il n'y avait plus qu'un corps abandonné; il pria auprès de lui, et s'occupa des funérailles : il fut décidé qu'on l'enterrerait dans son abbaye à Caen; mais on ne savait qui en ferait les frais. Un cavalier des environs de Rouen, Herluin, se chargea de le faire transporter par la mer et la Seine à Caen. Grâce à cet acte charitable , le corps du conquérant d'Angleterre put enfin recevoir la sépulture. Quand le convoi approcha de Caen, les moines de l'abbaye, le clergé de la ville et le peuple allèrent au-devant et le conduisirent à l'abbaye; ratais en ce moment un incendie éclata dans la cité , les bourgeois et les clercs y coururent , et il ne resta au convoi que les moines. '
' O secularis pompa , quam despicabilis es ! etc. Fragment de GuUel. — Order. Vital, lib. 7.
» Tuit forz li moignes i corurent ,
Cil remestrent el cors è furent.
Roman de RoUj v. ll\'ic/6-']. — Ordeiic Vital, lib, 7.