‹ Histoire de la notation musicale depuis ses originesChapitre 75 sur 125 · LIVRE V. — CHAPITRE II · texte numérisé non relu

LIVRE V. — CHAPITRE II

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La pUque disparut, avons-nous dit, et fut remplacée par Je point. Il y en eut d'abord de six espèces, ainsi que nous lappreod Adam de Fulde, savoir :

1° Le point de perfection;

3° Le point d'imperfection ;

3° Le point d'addition ;

U" Le point de division ;

5° Le point d'altération;

6° Le point de transposition.

Dans la seconde moitié du xv* siècle, lorsque la notation blanche eut définitivement pris.le dessus, on n'en connaissait plus que trois :

1" Le point de division ;

3" Le point d'addition ou d'augmentation ;

3" Le point de perfection ou d'altération.

Cette doctrine peut s'analyser comme suit, par rapport à la brève : Le point d'addition ou d'augmentation se posait à droite de la brève, qu'il augmentait de la moitié de sa valeur. Exemple :

Le point de division se posait à gauche de la brève, mais un peu plus haut, et faisait une brève de la longue qui la suivait. Exemple :

i 3 (empa. «* ninuTe 1 3 temp».

Le point â'ailéralion ou de perfection s'écrivait de la même manière que le précédent et doublait la valeur de la seconde brève qui suivait. Exemple :

Dans le plain-chant gallican de Chastelin, Lebeuf et autres, dit d'Ortigue', un point placé à côté de la note pénultième indiquait que la périéUse, ou circonvolution, devait être faite sur cette note.

Plus tard, au xvn' siècle, on ne connaissait plus que te point d'additiou, lequel augmentait de moitié la valeur de la note qui le précédait. C'est aussi le seul que nous ayons conservé dans la notation actuelle.

' Dietioit. de plam-chanl, p. laSi et ii6i. pour l'explication de la ;wm/^w.

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Au xV siècle, le mode, qui jusqu'alors n'indiquait que la division de la longue, fut partagé en majeur et en mineur. Le premier servit pour désigner la maxime, et le second pour indiquer la longue. Cette addition n'eut lieu qu'après Jean de Muns, car on ne la rencontre pas avant Tinctoris, le plus illustre didacticien du xv* siècle, fondateur de la célèbre école napolitaine, lequel en a parlé le premier.

Les lois de division pour les figures étaient :

Le mode majeur pour la maxime;

Le mode mineur pour la longue ;

Le temps pour la brève ;

La prolation pour la semi-brève.

Ainsi la maxime s'appelait mode majeur parfait si elle valait trois longues, et mode majeur imparfait si elle n'en valait que deux.

La longue parfaite s'appelait mode mineur parfait, et dans ce cas elle valait trois brèves; la longue imparfaite était dénommée mode mineur imparfait, et ne valait que deux brèves.

On donnait le nom de temps parfait à la brève quand elle valait trois semibrèves, et celui de temps imparfait quand elle n'en valait que deux.

La semi-brève recevait le nom de prolation majeure ou parfaile lorsqu'elle valait trois minimes, et celui de prolation mineure ou imparfaite lorsqu'elle n'en valait que deux.

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