PORTÉES
La portée (ou patlée, comme on l'appela jusqu'au xvni* siècle, parce que, pour la tracer sur le papier, on se servait d'une espèce de fatie à quatre ou cinq branches) se composait primitivement de quatre lignes pour le plainchant et de cinq lignes pour la musique profane. C'est ce que confirme la phrase suivante, de Jean de Garlande': «Dans le chant plane ou ecdésiastique nous traçons quatre lignes, qui équivalent à sept cordes, et dans le chant mesurable nous en traçons cinq, qui équivalent à neuf cordes^ -n
Cependant les compositions des organistes italiens du xvn^ siècle présentent des exceptions à cette règle, entre autres les Toceate e partite £ intavolaiura di cembah de Frescobaidi, le plus célèbre organiste de son temps, né à Ferrare en 1587 et mort à Rome vers 1660. Dans les Toceate pour clavecin, et dans
' CouBsemaker, Seriplore», etc., loe. cit.
' iiln caDtu piano vel ecclesiastico tanlnm quatuor lineas protrabimus , qui septem cordanun »quipolleot per {equipollentiam, et in eanta mensurablli, qainque, qui novem cordaram œquivdent per ' œquipoUeDtiam. !• (Traetaltn vnuiae meiuurabilii.)
Digiti:
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les principales œuvres pour orgue de cet auteur, la partie de la main droite est écrite sur une portée de six lignes, et celle de la main gauche sur une portée de huit lignes. Nous donnons comme exemple un morceau de sa oompositiou; c'est un Ave maris steîla pour orgue ou clavecin ^ portant la date de 1687:
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