‹ Histoire de la notation musicale depuis ses originesChapitre 87 sur 125 · LIVRE VI. — CHAPITRE III · texte numérisé non relu

LIVRE VI. — CHAPITRE III

Les principaux musicieos de cette nation qui écrivirent sur la basse continue sont: Heinichen', maitre de chapelle du roi de Pologne; Maltheson^ maître de chapelle à Hambourg, musicographe renommé dont nous avons déjà parlé, etMarpu^g^ célèbre écrivain sur la musique, mort à Beriin en 1795.

Les Français imitèrent le système italien de la basse chiffrée jusqu'à Rameau. Cet illustre artiste, aussi profond théoricien que grand compositeur, voulut le simpliBer en supprimant les doubles chiffres \ C'est lui qui employa le premier ce signe + poui* marquer la note sensible, et il indiqua la septième de dominante par ?, Saint-Lambert ^ Boyvin^ et Dandrîeu% clavecinistes de la fin du xvii' siècle et du commencement du xvni', sonl, avec Rameau et Couperin le Grand', les Français qui ont publié des traités d'accompagnement et de basse continue.

Depuis que le fréquent usage des prolongations d'accords accompagnées d'altérations d'intervalles,' s'est introduit dans la musique, futilité des par(tmer^ s'est beaucoup amoindrie, car une simple basse chiffrée ne peut plus représenter l'accompagnement si touffu et si compliqué de la musique actuelle. Néanmoins les jeunes gens qui étudient la science harmonique feront sagement de ne point négliger la pratique de la basse chiffrée, s'ils ne veulent éprouver de sérieuses difficultés dans l'interprétation des œuvres des maîtres du passé.

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