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L'interprétation que nous offrons ici est empruntée à MM. Vincent et Gevaert. Fétis en a donné une quelque peu différente. Cependant, M. Félix Clément (Méthode complète de phin-chant, p. h) est d'un avis différent en ce qui touche le proscrousmos, qui, selon lui, «consistait en une succession de ttrois notes, dont la seconde était plus basse que les deux autres, comme par exemple : la, sol, lav.
Le térétisme, composé des deux figures précédentes (x+), s'exprimait ainsi par la solmisation et par l'écriture :
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On se servait encore de plusieurs autres ornements pour le chant, mais les auteurs ont négligé de nous les donner; les précédents suffisent, d'ailleurs, pour que l'on se fasse une idée de la manière de solfier des Grecs.
On nous permettra, pour conclure, de dire quelques mots sur ce que nous pensons de la musique des anciens Hellènes. Malgré toute l'admiration que nous inspire leur génie, nous n'hésitons pas à déclarer, en toute franchise, que leur notation était illogiquement conçue. Est-il rien de plus absurde que d'avoir imaginé des doubles signes pour les mêmes sons, par l'unique raison que les uns devaient servir pour les voix et les autres pour les instruments ? Quoi de plus embarrassant pour l'élève, et même pour l'artiste, que la multiplicité de ces signes? Quoi de plus contraire au bon sens? Quelle complication ne devait-il pas résulter d'une représentation des mêmes sons par plusieurs paires de notes différentes ?
Les Grécolâtres ' , qui ne voient rien de beau en dehors de l'antiquité hellénique, ces fanatiques d'un passé que nous admirons et apprécions autant qu'il mérite de l'être, crieront au sacrilège en nous entendant soutenir qu'un peuple si raffiné, si intelligent, qui a produit des chefs-d'œuvre dont les restes nous servent encore de modèles, avait imaginé un système musical absolument imparfait, en dépit de son titre ! Nous n'en persistons pas moins à affirmer cette imperfection, et nous n'en voulons pour preuve que les quelques fragments de leur musique arrivés jusqu'à nous2. M. Gevaert lui-même, si favorablement disposé pour les anciens, si indulgent pour cette musique
Fortlage, Dus musikalische System in seiner Urgestalt. Leipzig, 1 8Û7. — Cf. aussi Sacchi, Délia natura e perfezione dell' anlica musica de' Greci, etc. Milan, 1778.
Ce sont trois mélodies vocales, ou hymnes à la muse Calliope et à Némésis, composées, dit-on, sous le règne d'Adrien (1 17-138 de l'ère chrétienne), par Denis d'Halicarnasse et par Mésomède de Crète. Cf. à cet égard Bellermann, Die Ilymncn des Dyonisius und Mesomedes. — Cf. aussi J.-G. Sulzer, Allgem. Théorie der schônen Kùnste, dritter Theil. Leipzig, 179,3.