CHAPITRE I
à laquelle nous refusons toute espèce de charme, ne peut s'empêcher de reconnaître que ces productions ce ne sont pas de premier ordre». Certes, pas même de second ! cr Ces hymnes, ajoute-t-il, ont, dans leur ensemhle, quelque chose de raide et d'artificiel, u Nous cherchons en vain à comprendre quel plaisir pouvaient éprouver ceux qui entendaient ces bouts de phrases sans suite, sans idée, sans variété, et d'une monotonie plus apte à provoquer le sommeil que l'exaltation.
On en jugera par la reproduction que nous donnons d'un chant grec, dans le trope lydien, sur les huit premiers vers de la première ode pythique de Pindare, découvert par le P. Kircher dans un manuscrit du monastère de San-Salvador, en Sicile. Bien que toutes les recherches faites pour retrouver ce manuscrit aient été infructueuses, on ne peut douter de son authenticité ni suspecter la bonne foi du P. Kircher, car presque tous les savants qui se sont occupés de la musique grecque l'ont accepté. Nous reproduisons d'autant plus volontiers ce morceau qu'il servira d'exemple pour la notation hellénique1.
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