TRADUCTION DE W. JONES
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Fétis1 a critiqué cette traduction tant pour l'interprétation des notes que pour la tonalité, et en a donné une autre qui en diffère sensiblement. Nous avons cru devoir préférer la première.
Le système musical des Persans a été adopté et imité par les Turcs et par les Arabes de l'Yémen. Si nous en croyons M. Gevaert2, la musique grecque, à la veille de périr dans son pays d'origine, au commencement de notre ère, ne cessa pas de conserver en Orient son prestige d'autrefois. Lorsque l'islamisme eut définitivement triomphé, des chanteurs persans, appelés à la cour des califes, y devinrent les professeurs des Arabes et leur apprirent les principes de la notation grecque. La plupart des rythmes classiques de la lyre persane ont été empruntés aux littérateurs de la période alexandrine.
L'écriture musicale des Arabes, tirée de celle des Persans, serait aussi une imitation de celle des Grecs; ses tons, que l'on a crus divisés en tiers, ne seraient autre chose qu'une transcription des triades de la notation grecque3. Cette idée est ingénieuse mais impossible à prouver.
Les Persans ont donné à leurs notes les noms de leurs nombres :
Iek. Dou. Se. Tchèhar. Penj. Schesch. Heft. lek. 2- 3- h. 5. 6. 7. 8.
Pour leur notation, si l'on peut l'appeler ainsi, ils ont fait suivre ces noms de la syllabe ghia, qui signifie ce note,, et leur échelle musicale, comme celle de presque tous les peuples orientaux, commence par un la. Ainsi :
Iekghia. Doughia. Sèghia. Tchèharghia. Penjghia. Scheschghia. Heftghia. La- SL Ut' ^. Mi. Fa. Sol.
qui se placent dans une espèce de large portée de ^/lignes, dont huit interlignes sont assignés aux notes de la gamme, pendant que l'interligne supérieur
1 Histoire générale de la musique, t. II, p. 956.
• ci wT^7/trW, * thé°rie dG h mudque de *"****> L n - ■" Pa^ , P- 589. Cf. WeslphaL Métré der Griechen, t. II, p. M. Leipzig, l867.