G HISTOIRE
terme extrême de l'autorité? Jésus-Christ est-il divisé? Son Eglise, pas davantage; elle est seule ou n'est rien. Cessez de l'appeler une^ si vous lui donnez une égale ; sainte, si vous l'associez au règne de l'idolâtrie. Est-ce qu'elle n'existait pas alors dans la synagogue et dans le peuple juil? Oui, sans doute 3 parce que, concentrée dans son sanctuaire, elle ne se répandait point au dehors. Que si l'universalité et la perpétuité de croyance était, dans le sens de la nouvelle école , les marques distinctives du uraiy et si la raison humaine , incapahle de rien connaître certainement, doit toujours se régler d'après l'accord général et le consentement le plus universel, le paganisme fiit donc alors la religion véritable ! L'idolâtrie possédait seule la certitude inébranlable j les cultes infâmes de Sérapis et de Molock , d'une Vénus adultère , d'un Mercure voleur, d'un Jupiter incestueux, étaient les seuls légitimes, puisque seuls ils
étaient reconnus clans tous les lieux de l'univers, un seul petit coin du monde excepté ! Jésus-Christ, le verhe de Dieu uni à l'intelligcnccy à l'esprit , h la vérité , était uni au Sabéisme de l'Orient, aux superstitions de Memphis et de Babylone , aux extravagances du polythéisme grec et romain; et l'Eglise des Démons fut véritablement l'Eglise œcuménique! C'était le peuple hébreu qui avait tort de préférer ses croyances locales et solitaires à l'autorité universelle du genre humain j et Socrate, condamné a boire la ciguë pour avoir cru a l'unité d'un Dieu , était une expiation nécessaire, demandée au nom de la vérité, puisqu'elle s'exécutait au nom de la religion universelle.