XXIV DISCOURS
des évêques , c'était par ménagement pom' le fougueux Novateur, qui laissait craindre qu'il n'attendît que ce moment pour lever la bannière de Luther. Les suites ont fait voir si le pressentiment a été faux.
A la suite de l'Essai sur l' Indifférence et de sa Défense^ avaient paru diverses productions du même écrivain. Il ne faisait toujours, en s'y copiant lui-même, qu'enchérir sur les erreurs des précédentes, et lever graduellement chacun des voiles qu'une prudente réserve savait y retenir. Pas un des articles de son Sermon quotidien (\) de l'Avenir y qui ne se retrouvât textuellement dans ses écrits antérieurs, plus particulièrement dans le livre publié en \ 826 sous le titre La Religion considérée dans ses rapports avec Vordre civil et politique (2). Ce livre, moins connu que V Essai, mais plus substantiel, pouvait être regardé
(1) Expression du journaliste dans l'^î)emr,n. 395.
(2) 1 vol. in-8°. Paris, 182-6, troisième édition.
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PUÉLIMWAIBE. XXV
il la fois comme le Commentaire du précédent et l'Introduction a ceux qui allaient suivre. U Essai sur V Indifférence aurait suffi pour révéler aux yeux attentifs les doctrines déposées dans la pensée de l'auteur, et qui allaient être développées dans la Religion considérée ^ etc. Celui-ci, a son tour, préparait aux saturnales de V Avenir; et ce dernier amenait , par une filiation directe, les Paroles d'un Croyant. Dégagés des digressions parasites et ramenés a un protocole général, tous offrent la preuve d'une conjuration ourdie dès long-temps, et poursuivie sans relâche. Elle n'avait fait que déguiser sa marche jusqu'au moment où la Révolution de Juillet lui eût fourni l'occasion d'éclater. C'est alors qu'il a commencé à se montrer au grand jour; alors qu'il a plus ouvertement levé l'étendard de l'insurrection. JJ Avenir avait un but direct et proclamé sans mystère : c'était d'amener sa révolution religieuse par des révolutions