LA LIGUE
dans son sermon , osa (lire : Dieu nous a délivrés d'un méchant Pape et politique ; s'il eût vécu, plus long-temps , on eut été bien étonné d'ouïr prêcher dans Paris contre le Pape , et il l'eust fallu faire ( De Thou , liv. c , Maimb. p. 387).
Tandis que le Siège Apostolique donnait au monde chrétien réclatant témoignage de son respect pour les divins oracles qui assurent les droits de la puissance temporelle , par le commandement intimé à tous de lui obéir, il n'y avait pas un des écrits de la Ligue où Ton n'éludât ses décisions souveraines par de captieuses restrictions qui mettaient à couvert les consciences. ( Ibid. )
M. DE LA MENN.\.IS
de l'Eglise rattachait encore à la crosse pontificale un reste de société politique {Ibid.,n. 83); et le Vatican transporté loin de Rome, étonné de se trouver sur la terre de la liberté ! (Ibid.)
F.t pourtant à l'époque où M. de La Mennais publiait ces sinistres prédictions, le livre des Paroles d'un Croyant n'avait pas encore vu le jour.
Dès les commencemens de son Pontificat , Grégoire XVI, suivant l'exera[>le de ses deux prédécesseurs , avait donné à l'Europe le signal de la soumission aux vues de la Providence , en approuvant le serment de fidélité au nouveau Roi des Français , et ordonnant pour lui les prières accoutumées. M. de La Mennais lui-même parait s'effrayer des dangers de la résistance (^Avenir, n.
113), et a l'air de désapprouver tout prêtre qui, ou ■ bliant ses devoirs, oserait inquiéter à ce sujet les consciences. Mais que l'on se rassure : Si la décision
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