‹ Histoire de la nouvelle hérésie du 19e siècle :; ou, Réfutation complète des ouvrages de l'abbé de La MennaisChapitre 3 sur 24 · LA LIGUE. M. DE LA MENRAIS · texte numérisé non relu

LA LIGUE. M. DE LA MENRAIS

Ou ne peut assurer si Déjà de toutes parts,, cette manie d'associations s'est organisée à notre commença par Paris ou voix une résistance forte, par les provinces. Ce qui intrépide. De jeunes est certain , c'est qu'a- cœurs trop long - temps prés que l'acte de confé- vuides s'emparent avec dération rapporté plus ardeur de nos doctrines, haut eût été signé, en Chaque jour le Catholicispeu de temps , la Picar- me fait de nouvelles condie entière , villes et quêtes dans le parti de la campagnes, se trouva en- jeunesse et del'espérance. gagée dans la Ligue (An- Dans le Midi, nous avons quetil , p. 162). de nombreux échos. Par-

tout on se met en insurrection contre la tyrannie , partout on s'unit dans dç saintes Ligues.

[Avenir. Rec. de Pièces.

Associations à Nantes , à Strasbourg, Saint-Mâlo, Bayonne , Poitiers , Marseille ; à Lyon surtout où l'association française grandit chaque jour en force et en courage , grâce à l'intrépide ferveur de quelques jeunes Chrétiens qui l'ont formée [Avenir, n" 345).

Le projet d'association présentée par l'Agence générale a déjà reçu un

A(,Vh. M. DE LA MKUWAIS.

• commencement d'exécution dans le Quercy, et le diocèse d'Alby; et des germes précieux ont été déposés dans les diocèses de Strasbourg, de Besançon , de Nantes et de Poitiers, où ils porteront des fruits nombreux.

Les relations de l'Agence avec l'association lionnaise, et toutes celles qui se forment à sop instar, deviennent chaque jour plus intimes.

L'Agence ne s'est pas bornée à agir par ellemême : elle a encouragé et soutenu de son mieux, toutes les tentatives faites à son exemple et à sa sollicitation pour conquérir cette indispensable liberté. Elle a payé plusieurs fois les amendes des citoyens qui ont résisté aux mensonges du pouvoir, et qui ont subi d'injustes condamnations .

Elle a encouragé , par tous les moyens possibles, la noble et célèbre résistance des Religieux d'Aix contre les poursuites du général Délort , celle des Catholiques de- Nîmes , etc., et toutes celles dont

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M. Dï LA JIE.NHAI^.

on ne parle pas. Son zèle dans plus d'une circonstance , n'a été arrêté que par les prières des Catholiques , résolus de n'implorer, encore cette fois , d'autres armes que la résignation et la prière.

Elle n'a pas dû rester étrangère au vaste développement de la presse provinciale.

L'Agence générale a plus fait en six mois , que tous les libéraux ensemble ( Avenir^ n" 113 , 395).

Si l'Agence , avec de .si faibles moyens , a pu déjà rendre de signalés services , elle laisse à penser ce qu'elle tenterait, et ce qu'elle accomplirait, si le concours des Catholiques lui assuroit de plus vastes ressources ilbid).

Société des droits de l'homme. « Dès les premiers jours delà Révolution qui assurait le triomphe de la Charte et de la monarchie représentative, une faction s'éleva qui voulait changer la forme du gouvernement, et

l'organisation de la société tout entière. Par des émeutes répétées , les factieux préludèrent à la révolte dont ils osèrent lever l'étendard dans les journées des 5 et 6 juin 1852. Réprimés par le courage et la fidélité de la garde nationale et de l'armée , ils ne tardèrent pas k se rallier pour renouveler leur attaque contre nos institutions.

« Des associations, dirigées par des comités centraux établis a Paris , se formèrent , et étendirent bientôt leur action partout où elles trouvèrent des prosélytes. Elles devaient couvrir la France comme un réseau (1)j elles prodiguaient les manifestations hostiles contre le gouvernement, semaient la division entre les citoyens, les classaient en consommateurs oisifs et en producteurs laborieux : opposant ensuite • les prolétaires et les propriétaires, les ouvriers

(1) « Que les associations s'étendent à tous les dé- « partemens; que, comme un vaste réseaii, , elles « embrassent les villes , les campagnes , jusqu'au « moindre hameau. » {L'Avenir. )

aux l'abricans ; on ne sait quelle fraction populaire à la bourgeoisie (2). L'inégalité des fortunes , les misères du pauvre , la prétendue oppression exercée par les riches , et spécialement par les bourgeois et les fabricans , étaient leur texte ordinaire.

« Elles saisissaient les prétextes les plus propres à séduire ceux qui n'entendaient pas sortir des bornes d'une opposition licite ; elles dissimulaient avec soin leurs véritables desseins ; mais il était facile de reconnaître qu'elles en avaient d'autres que ceux qu'elles annonçaient. Elles plaçaient sous leur égide tous les factieux , les aidaient de leur argent, répandaient à profusion les écrits subversifs de l'ordre ; appelaient les peuples , non à s'éclairer,, mais bien à mépriser tout pouvoir; s'attachaient a épier, dans chaque

(1) Ce système , si énergiqueraent prêché par M. de La Mennais, se trouve exposé dans le livre de M. Lacoidaire , au paragraphe commençant par ces mots : Qu'est-ce pour les prolétaires qu'un bourgeois? etc. Considérât., \}. ]o.

localité , les mécontentemens , les préjugés hostiles j à les faire naître la où ils n'existaient pas; à les amener au degré de violence qui provoque le soulèvement; et, si la révolte éclatait enfin , à employer les forces au renversement de nos institutions.

« La société se répandait dans les départemens , et se mettait en relation avec les autres associations ayai^ le même but qu'elle.

«Elle éclata en effet à Paris, dans les journées des 13 et 14 avril. Insurrections à Lunéville , Nancy, Perpignan ; les populations de la Bourgogne eurent aussi leurs insurrections.

« L'impulsion donnée, le mouvement se propagea avec rapidité , grâce au fanatisme politique d'hommes jeunes pour la plupart. Ce fut à Lyon surtout , qu'il se développa de la manière la plus violente. Le combat a été terrible : les insurgés se sont battus en héros. (Rapport de M. Girod de l'Ain.) »

M. DK LA MEK.tAIS.

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