‹ Histoire de la nouvelle hérésie du 19e siècle :; ou, Réfutation complète des ouvrages de l'abbé de La MennaisChapitre 6 sur 24 · Daniel, t. ix , p. 68 et suiv. L'Etoile , journ · texte numérisé non relu

Daniel, t. ix , p. 68 et suiv. L'Etoile , journ

deHenrillI, t. m, p. 429, et t. V, p. 379.)

La sainteté des sermens était comptée pour rien :

ce n'était là qu'une formule dont on pouvait se jouer sans scrupule. Des sermens prêtés à la tyrannie étaient , disait- on , nuls de plein droit. (Anquetil , Daniel , Maimbourg. )

( La sainteté des sermens n'embarrassait pas plus les nouveaux casuistes. On lit dans un journal accrédité ce qui suit:

« Il résulte d'une protestation signée par plusieurs légitimistes de Caen . et insérée dans la Gazette de France , que les électeurs légitimistes qui en levant la main diront : Je jure fidélité au roi, obéissance à la Charte constitutionnelle et aux lois du royaume , n'entendront contracter et ne contracteront d'autres obligations de conscience

M. DE LA MENNAIS

OU engagemens d'honneur que ceux de faire leur choix, et de gérer les fonctions électives et gratuites qui leur sont conférées pour le plus grand bien du pays , le tout en leur àme et conscience. Telle est la déclaration qu'ils font publiquement ; après quoi , ils se trouvent parfaitement libres en honneur et conscience de dire : Je jure fidélité au roi , obéissance à la Charte constitutionnelle et aux lois du royauvio. Comme on le voit , il n'y a que manière de s'entendre. »

VI. Provocation à la rè- VI. Union avec l publique. blicains.

repu-

Les opinions les plus discordantes s'étaient unies sous la même bannière d'indépendance ; sous le nom de tiers-parti, les Catholiques se lièrent avec les républicains , ajournant leurs vengeances réciproques , pour faire ensemble la guerre au gouvernement , soit pour se faire un nouveau maitre , soit pour n'en avoir

Jj'acte d'union est conçu de cette sorte , que tout vrai partisan de la liberté égale pour tous peut le signer comme nous ; sans distinction de croyances et de cultes.

( Avenir, n, 395.)

Tout l'esprit du républicanisme se manifestait dans cts paroles journellement répétées: "A quels titres les rois rèanent-ilsr^

SS

point du tout. ( Maimb. , page 292. ) ( A une autre époque , sous la Fronde , on entendit de même proférer le nom de rèptihlique , mot qui devait faire frémir d'horreur à l'époque où la faction qui dominait en Angleterre , amenait par le sang de son roi l'établissement d'un gouvernement de ce genre . ) Cette perspective, bien loin d'effrayer nos dévots catholiques , souriait à leurs criminelles espérances. ( Anquetil , Daniel.)

Ce n'étaient contre Henri que cris de fureur et d^ extermination ; il n'y avaif sorte d'outrages qu'on ne lui fît en toutes les manières que la rage peut inventer , pour se répandre en satyres , en libelles , en calomnies de toutes sortes. (Ibid.)

Il y en eut d'assez hardis pour appeler le roi en plein sermon, tyran, l'ennemi de Dieu et de son église , et ses ministres fauteurs d'hérétiques.

{ Daniel , Anquetil , tous les mémoires du temps. ) Un des curés de Paris

M. DE LA MENNAIS

il ne nous ont donné que des fers. De deux choses l'une : ou le pouvoir ne peutpas,ouilne veutpas.

S'il ne peut pas , qu'estce que cette moquerie de souveraineté, ce fantôme misérable de gouvernement , et qu'y a-t-il entre lui et nous ? il est à notre égard comme s'il n'était pas , et il ne nous reste en l'oubliant, qu'à nous protéger nou8»mêmes. S'il ne le veut pas , malheur à lui ! qu'il le sache bien:

si, dans l'entraînement d'une passion aveugle, qui que ce soit osait tenter de nous donner des fers , nous avons juré de les briser sur sa tête. {Avenir, n. 1, art. signé La Mennais. )

Un jeune prédicant , sorti de l'école de M. de La Mennais, dis.iit naguère en présence d'un nombreux auditoire : Rois et tyrans, mots synoniraes.

On a dit de M. de La Mennais qu'il remplace le bonnet carré par le bon-

àG HISTOIRE

H. DE LA ll£M«.t.IS.

(Pelletier de Saint Jac- net rouge. (Voy. l'Uist.

ques de la IJoucherie), du parti de M. de La Men-

eùt l'audace de dire en nais , par M. MadroUe ,

pleine assemblée. Mes- p, 90.)

sieurs. C'est assezcontiivé ,

il ne faut pas espérer Jamais avoir raison de la

cour du parlement en

justice; c'eattrop endurer.

il faut jouer des couteaux

Il ajouta avec la même

hardiesse . Je suis averti

qu'il y n des traîtres dans

cette compagnie , il faut

les chasser, et jetter dans

/arirtrrp.(Anquetil, t. m,

I» 179;Mainib., p. 497.) (Avant la publication On se permit les plus des Paroles d'un Croyant, violcns excès contre la M. de F-a Mcnnais voyait personne des magistrats, la répul)liquc dan» la ilamilton , cure de Saint- législation et le g<>u- Cosme , vint prendre lui- vornenienl «le la France ; même le conseiller Tar- lardent antagoniste de difdans sa maison, ayant la démocratie s'est tout .ivec lui des prêtres qui à coup réconcilié avec lui servaient d'archers, elle ; il ne rêve plus que ( Voltaire , note sur la la république universel- Henriade , chant iv. ) le. Plus de centre de Tîn autre de ces furieux ^gouvernement. La Frandisait à un ligueur qu'il ce, une fois dotée de lin'aurait point fait de con- bertés municipales, com- .xcience de tuer le Roi , mencera enfin à respirer. (|uand même il aurait été C'était également le vœu n lantcl , tenant le pré- des Sociétés des Droits de cieu\ «-orpsdeDieu (L'E- l'Homme et du (citoyen, loib' , journal de lion- Les émeutes de Paris et de ri TU I III, p 'i^O 11 I.yon se procliuuaieiil au

lA LIGUE.

ne trouva plus d'un par ricide qui l'osa

M. lUiLA MEN.NAIS.

. nom de la république. Le renversement de la monarchie ne pouvait s'opérer que par la constitution de la république. {Rapport de M. Girod de .l'Ain. )

Les premier» Chrétiens n'attendaient pas, ils combattaient. Il ne s'agit pas de .s' isoler et de s'ensevelir lâchement dans une indolence stupide. Catlioiiques ! apprenons à réclamer et à défendre nos droits. (Z'-(4re«tr,passim.) (Dans d'autres temps, de pareils attentats ne seraient i)as restés impunis, (^en'étaitpoint.ilestvrai, ])ar des voies de fait que le parti se déchaînait contre la «personne des ma gistrats. Mais les ménageait - il dpvantagc en les calomniant , accusant les tribunaux et les lois , de nétre que les organes et les instrumens de la corruj)tion , de l'apostasie et de l'athéisme, outrageant la justice ellemême , qu'il taxe d'une manière générale de corru])trice de l'humanité?

( Avenir, n" Ho. )

Ces meules qui tour-

ae HISTOIRE

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