LA LIGUE. M- ^^ ^^ MENNAIS
nent et qui broyent , ce sont les lois qui nous gouvernect , et ce qu'elbroy ent , c' est vous . ( Paroles d'un Croyant , page 1G3.)
<i Ce langage avait passé jusque dans les maisons d'éducation , où il occasionait des désordres toujours rejetés sur le saint enthousiasme de la liberté. On croit obéir à la voix de Dieu ; quand l'dme parle , c'est Dieu qui parle, disait-on , dans un journal intitulé: La presse des écoles. On ne faisait qu'y mettre en pratique les leçons de V Avenir. »
Tout Français, y lisaiton, au sortir du ventre • de sa mère , a droit de
penser, de parler, d'écrire , de publier ce qu'il lui plaît sur toutes choses. ( Avenir , 25 oct.
1830 ; Religion considérée, p. 92.
(M. de LaMennais, s'adressant aux dépositaires de l'enseignement public, a dit vingt fois dans ses feuilles et dans ses auti'es compositions plus graves ; Sachez bien que la jeunesse n'a pour vous
lA IIGUE. M . DE LA MENNAIS.
que du mépris et de l'horreur ; qu'elle grandit pour rompre avec éclat le joug infâme sous lequel on veut la tenir courbée et le briser sur la tête de ses oppresseurs.
Nous engageons les chefs d'établissemens contre lesquels on voudrait exercer quelque action à se défendre avec énergie , s'ils veulent servir utilement la cause de la liberté commune. ( Avenir ^ n° 53.)
Depuis les emportemens de Luther, quel prêtre se permit jamais un pareil langage ? Je dirai plus encore : Est-ce un Chrétien qui peut laisser échapper de sa bouche ou de sa plume ces paroles répétées plusieurs fois dans le même journal : « Le ministre du K Roi veut nous imposer des évêques , nous K l'avons poursuivi à outrance. » De même : <f Le procès des Trapistes sera poursuivi â « outrance, quels que soient les tribunaux K devant lesquels il faille traîner le pouvoir " et ses agens. »
iM) HISTOIRE
Et voila les nouveaux évangéUstes !
Dans le procès de V Avenir^ qui eut lieu en 1851, on lit ces paroles adressées par M- l'avocat-général Berville : « Auteurs de l'Avenir^ vous ne voulez point sans doute , nous aimons du moins à le croire, susciter h votre patrie les horreurs de la guerre civile. Etes -vous bien sûrs pourtant qu'aucune étincelle qui jadis consuma la Vendée , ne couve encore sous la cendre ? Etes- vous sûrs que le poignard de Trestaillon soit à jamais brisé? » Pages 28, 29.