IX. Suite. IX. Suite
Tout ce qui eût paru Mettre des bornes à ce mettre des bornes à la pouvoir, qui n'en admet puissance pontificale étoit aucunes , refuser d^obéir réputé entreprise schis- à un seul de ses décrets , matique ^ recelant Thé- avoir, sur aucun point , résie calviniste, une œu- des sentimens contraires Tre de blasphème et d'im- aux siens , c*est se metpiété. (Maimbourg^p. 208, tre en révolte contre Rôti) Ferrand , Esprit de V Histoire ( Lettre lxviii , t. III, p. 69). ^
Ainsi M. de La Meunais, ardent ultramontain, est devenu tout-à-coup un fougueux démagogue. Il ne voulait que des trouble;s , et aturait été fâché d'en voir tarir la source.
&A UGOB. * M. DB tA MnOVAIS.
Daniel , t. ix , p. 321 ; me , se séparer du centre 322 , 431 ; Bellannin ; de Tunité , cesser d*être Daperron , ses harangue» catholiqoe (He/t^^ion eanrapportées et réfutées «ûlér^tf^etc^ p. 262,282), parM. l*ETêqae de Tour- c'est proclamer Tathéisnay dans son Rapport^ p. me et ses conséquences 37, de la défense de la {Pnd.y p. 316).
Déelar. , par Bossnet, trad. firanc).
Quiconque s^appuyant Tel est Tattentat sacrisnr la Ténérable antiquité lége dont nos Eyêques de auroit émis le moindre France, Bossuet à leur doute sur la légitimité tête, se sont rendus coude €M pouvoir excessif, pables par leurs quatre attribué au Souverain articles des libertés gai- Pontife, couroit risque licanes. En se séparant de d^être excommunié , re- Tordre religieux y souspoussé de toute cbarge trait dès lors à la loi diecclésiastique, sans égard Tine, ils ont miné les pour l'autorité du souve- bases de la Société cbrérain qui avoit daigné l^y tienne. En attaquant le appeler , sans respect pouvoir monarchique du pour l'autorité même du Pape , par leur dédara- SaintrSiége Apostolique, tion que le Concile est (Ibid. ) supérieur au Pape , les
mêmes Evéques ont ache- / vé d'asservir TEglise de-
puis long-temps déjà opprimée par les Princes.
La déclaration de 1682 fut'une insulte au Souverain Pontife , jane flatterie pour le monarque qui l'avait exigée de la servile complaisance de T^pisGopat français (Ibid,, p. 290).
68 nwxQUiE
hk LIGUF. • M. DE I.A MBRNAIS.
Par là 9 i'Ëgliae gallicane a violé le centre d'unité , ê'esi mise hors de la communion de FE^ glise ; elle 8*eât rendue coupable des crimes d'hérésie politique et religieuse; par là , elle a ouvert les portes à Tathéisme ( R^ig» congid. y p. 110 , 204 , 247 , 246 , 282. Avenir, n. 109).
Point de Ghristianiame sans la toi de la monarehie absolue du Pape. Ce n'est 4 oint là unci opinion laissée à la liberté des cûnseienees. G^est un dogme hors duquel il n'y a point de salut , plus même de société : que la monarchie spirituèUe du Pape est le fondement et lagaraotiedes monarchies temporelles des rois (Ibid, p. 92, 110, 122, 356.
C'est ce qu'éprouvé- M. PEvêque d'Hermorent Bctnaud de Beaune et polis n'a point édiappé René Benoist. Le pre; à ce reproche, pour avoir mier, n^mmé à l'Arche- publié son ouvrage des vêché de Bourges, puisa ferais principes de VEcelui, de Sens , fut dé- glise gallicane ^ où il dénoncé a Rome , diargé fend la doctrine bâtarde, des plus noires cou- calviniste, impie des lilettra^.aoGnsé d'athéisnke, bertés gallicanes (p. 126 sous le préAexie que ce etsuiv.).
drélat vouloit établir une Quiconque adhère à la
DB LA NOinWLLB HÉRÉSIE. 99
LA UCVE. M. DK LA MXtiNAIS.
Eglise nationale («/bâirfi*/ déclaration de i€8!2, ad^ deffenri III, t. Y, p. 97) hère à cette proposition : Le second, Curé de Ssdnt^ le soavemin , doit , par Eustaohe , nonuavi à Té* ordbre de Dieu, être athée, véché de Troyes , ne fwit en tant ^ue souyerain obteoir ses bulles , et fut (p- 229).
oi>Ugé de doniier sa démission {Ihid., ^. 84; Lettres du emrd^ d'Chmt, liv. viii, p. 303).
M. de La Mminais re^ produit les osAoHmtes des ligueurs contre ces deux prélats. ( Religion , etc. , p. 343).
Procédure du parlement d'Aix conti^ TAtcbévé^e de cette vilie , en Tannée IMi , pour raison de Tapprohation doniiiée par lut à la bulle m Copna Domini du Pape Boniface VIII < Raj^porté datis Durand de Maillanne, t. I, p. 286).
Cette opinion était dé- De là , Tapologie de fendue par un très grand Boniface VIII, le démenti oumbred'ecdésîasttques. formel à tons les mo- Ils oubliaient avec cpielle nuraens sur les étranges vigueur le cardinal de prétentions du rival de Lorraine avait défendu Philippe-le-Bel , raffectales libertés de notre Egli- tion de mettre au nomse de France et Tindépen- bre des Saints le Pape dance de nos rois , affir- Grégoire VII , quoique mant (ce fut sa propre TEgrise ne lui ait pas expression) , qu'on ferait donné cette qualification.