U6UB. II. DE £A HERMAIS
plutôt mourir le» Fran- De là , les mensongères çaw que d'aller au con- interprétations données traire , marquant par là aux déclarations comme qu'ils en faisaient sans aux actes les plus authenhésiter un point de Reli- tiques de la part de Grégion ; car il n'y a guère goire VII et de Boniface de personnes qui vou- yill, pour accréditer la lussent mourir pour une maxime que la puissance opinion seulement pro- temporelle est subordonbable. ( Rapp, de M. de n^e à la puissance spiri- Toumof^, p. 6S. ) tuelle, et détruire Tar-
Toutes ces prétentions ticle fondamental de nos ne se déyeloppèrent que libertés, portant que « les successivement , tantôt « pQig ^^ sont soumis à insinuées avec douceur , « aucune puissance ectantôt accompagnées de « clésiastique^ par ordre menaces. (AnqueiU^ page « de Dieu , dans les cho- ^^^•) « ses temporelles.» De
là, ces déclamations éternelles contre la Sorbonne et les parlemens , contre toute notre doctrine gallicane et ses défonseurs , tant anciens que modernes , accusés, par le plus odieux mensonge , de vouloir faire de TËglise de France une Eglise nationale, séparée du centre de l'unité (1).
(i) Vïk des meilleurs livres qui aient été publiés dans les temps modernes ^ est V Essai historique et critique, sur la Suprématie temporelle du Pape et dj l'Eglise, où l'auteur ( M. l'abbé ArAE, \ic. gén. du dion. d'Amiens) examine l'origine , les XHrogrès et la décadence des opinions concernant les rapports de l'autorité re^ ligieuse avec les gouTernemens civils, et répond aux trois éciits: i*^ De la Belifjion considérée dans ses rapports avec VOrd/re po^
LA I.I6UB. M. DB LA MXimAIf.
Ce qu'ils demandaient Quelques prêtres de la
encore , c'était le réta- Tille de Beauvais , se di-
blissement des élections sant étrQ toui h Clergé du
populaires , afin que Tau- diocèse , déclarent ap-
torité séculière fut dé- peler de tous leurs yœux
pouillée du droit de pré* lejour où le Clergé pourra
senter les sujets aux char- librefment choisir ses
ges ecclésiastiques. chefs dans Tordre spiri-
Ils firent insérer dans tuel. M. do La Mennais
les rituels de Vannes et seyanted^avoirprovoqué
de Glermont , une prière cette déclaration par ses
à cet effet. ( H^ault , correspondans. Il y Toit
Oha, chronoL à l'année Vinitiative du cofnmun
1584. ) affranchUsemeni de VE-
Ce fut dans ces cir- glUe , et forme à son tour
constances que Gène- les vœux les plus ardens ,
hrard, fongueux ligueur, pour que cet exemple soit
publia son traité des J?/ec- imité dans tous les dio-
tienê populaires , qui de- c-èses. ( Avenir , n® 345. )
puis ait condamné à être Les directeurs d'un
lacéré et brûlé par la séminaire ont rendu pu*-
main du bourreau. blique cette déclaration !
« Nous sommes ultramon- « tains , antigallicans , « tons déroués à vos docff trines. »
litique et civil ; 2° Des Prowès de la Révolution et delà guerre contre l'Eglise^ 3« Lettre a Mgr. l'archevêque de Parie (i vol. in-8«. Amiens, 1829. ) Cet ouvrage , modèle d'une discussion sage , lumineuse, impartiale, complctte les savans traités de Bossuet , de l'abbé Coulon , de Fénelon, de M. l'évèque du Puy (Lefrancde Pompignan), etc., sur retendue respective, et les limites des deux puissances spirituelle er temporelle. Le savant auteur aborde franchement des questions importantes, au-devant desquelles M. de La Mennais semblait avoir placé une épée de feu pour repousser la controverse , et les résout de manière à. fixer toutes les opinions et rassurer toutes les consciences.
fti Uoub.
M. DE LAMEHlIAIff.
On ne emaait de répéter , dans les jourpaux et les brodiores du parli t que la nomination t^ux eharges ecclésia^qnea , déTolue à Tautorité séon- Itère par les concordats , était de sa part un pou- Toir Usurpé. • Le despotisme renyaidt, Tadulation le convertit en usage. Le pape Pie VII, transigeant aTec Bonaparte, aurait pu et dû rétablir les anciennes élections.
Trompé comme le» autres par de spécieuses apparences, il laissa Fennemi en possession du droit de nommer aux éyéohés et aux cures de Tem^ pire. Ce qu'il n'a pas fait, il devient aujourd'hui indispensable de le faire.
Depuis que la liberté de conscience est deyenue le droit commun des Français, on ne s'explique pas comment un ministère athée ou déiste , indiiF^ rent par devoir, aurait la prétention de nous donner ceux qui seront nos Pères. Le peuple et l'armée ont bien su reconquérir sur la tyrannie le droit de se nommer leurs
DB LA NOimLU HÉRBSIE. R
LA UCQE. M. DE IJk KXtaUilS.
chefs ; pourquoi le Sacerdoce en demeurerait-il privé ? Pour obéir à l'Église et à sa conscience , tout Catholique doit protester hautement contre quiconque aurait le courage d'accepter le titre d'Ëvéque de la main de nos oppresseurs. » ( Avenir^ n^ 53. Lettre de VAgence-générale dans le ReeueU de pièces , p. 35.
Adresses des prêtres de Montauban, de Nîgies, etc. )
Ce que Touloienl ex- ( Serait - ce calomnier pressémeni les ligueurs , M. de La Mennais et son c'étoit d'abord que la école, de dire que leur sainte inquisition fat doctrine est celle de Tinrétablie dans le royaume, tolérance portée au plus que Ton y reconnut sans haut degré ? Chacune des nulle résÎNTTe le concile feuilles de V Avenir en de Trente , non pas seu- donne la preuve irréculeinent dans ses décrets sable , par rachamement de foi et de réformation , avec lequel il ne cesse de ce qui ne souffre aucune poursuivre ceux qu'il redifficulté parmi nous , garde comme ses advermais en tant qu'il investit saires. Je ne l'accuse pas le Pape d'une autorité de proclamer Tinquisiabsolue , qui l'élève par tion. On dirait même dessus les conciles, son in- qu'il s'indigne par fois foillibilité,enfaitundôg- des barbares exécutions medefoi,etluiassu}éUtles qui firent l'histoire de puissances temporelles, ces tribunaux de sang. {AnqueHl,ip,iJi,) Mais s'il n'en fait pas
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lAUGUE. H. DB lA MENRAIS.
Tapologie , pourquoi faitil grâce à ceux qui les * commandèrent ? Mais, il exalte les siècles qui les virent naître ; et c'est là, s'il faut l'en croire , qu'il faut aller chercher les témoignages de la plus brillante époque de civilisation qui ait eu lieu
' - sur la terre , et le vérita-
ble âge d'or du Christianisme. L'écrivain qui, au XIX* siècle , s'acharne sur
'« les restes de l'hérésie ex-
pirante , se serait-il montré au XIV* moins ardent à pousser les hérétiques aux bûchers de l'inquisition?
Demandez à M. de La Mennais les motifs de la haine furieuse , dont il se déclare animé contre certains individus coupables du seul crime de ne pas penser comme lui. Il n'a pas d'autre réponse à vous faire, sinon, qu'^^an^ libre, il est bien maître d'aimer et de haïr qui bon lui semble, (Avenir, no 390.) Il est forcé, dit-il, de leur reconnaître des tertus, — Eh bien !
noua leur permettons de les faire valoir pour l'au-
DE LA NOWELIS HÉIUBSIE. 78
LA uevB. M. DBiâianaïAis.
ire monde, {Recueil , etc . , pag. 29. ) Voilà la logique et surtont la charité de ces régénérateurs du Catholicisme f C'était là Fauto-da-fé que demandaient à grands crisJiM pacifiques inquisiteurs ; . le cri de guerre de tous
ces parleurs de liberté et de tolérance chrétienne !