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lô gouvernesaent monarchique. C'est, sans contredit, le plus anciennement et le plus universellement établi : l'Ecriture l'atteste (1). Les plus anciens peuples dont il soit parlé, les Babyloniens, les Assyriens, les Egyp* tiens , les EJamites , les nations qui habi* taient proche du Jourdain et dans la Palestine étaient soumises à des rois. L'histoire profane s'accorde en ce point avec les livres saints (2). Homère exalte toujours les prérogatives de la royauté et les avantages de la subordination (5), Ce poète ne paraît pas même avoir eu l'idée d'aucune autre forme de gouvernement. Durant cette longue suite de siècles dont les Chinois se vantent , ils ne peuvent concevoir ce que c'est qu'un état républicain. On en peut dire autant de
(1) Gei^, X, 10. 1. Rçgr. vni, 30.
(2) Plato, de Legih,, 1. iv, p. 829. Arist, de Repuhl, 1. ly c. Il; 1. m, c. xv. Polybe, lîb. vl, init. Cic, de Legib.j lib, m, u. 2. Dyoms. Halic, 1. v, p. 336.
(3) Iliad,^ lib .11, vers 204 etsuiv.
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tous les peuples de l'Orient (1 ). Ajoutons (pie toutes les anciennes républiques , Athènes , Rome , etc. , ont commencé par être sou* mises au gouvernement monarchique.
A quelles causes faut-il rapporter, cet assentiment général des peuples en fayeur de la royauté ? Est-ce a la secrète inspiration du Serpent tentateur, à l'orgueilleuse ambition de quelques hommes , et à la serrile pusiBaniniité des autres ? Pourquoi donc l'Ecriture , qui nous raconte avec tant de détails le fimeste dialogue du Serpent avec la trop crédule mère du genre humain, les discours insolens de Satan dans l'as- 1 semblée des Anges , et son entretien avec Jésus-Christ dans le désert (2), a<-t*elle gardé le silence su* cet événement? Quelles révélations particulières ont pu l'apprendre à M. de La Mennais ? Dans cette haute antiquité , le premier roi connu depuis 4e dé-
(1) Gogaet,dfe VOrigine des Loisy etc., t. l^p. 21.
(2) Job., I, 6, — Matth., iv,3.
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(1) Gen.,x,9,«).
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c .Mais accablé par le nombre des afiaires K qui augmentaient chaque jour, il prit le r parti de se retirer. On vit rensyitre aussi- « tôt les troubles et le désordre , les Mèdqs « alors tinrent conseil, et reconnurent que <r le seul moyen de remédier aux maust de ce rÉtat étaitd^éUre un Roi. Le choix tomba « d'une voix unanime sur Déjocès. (1) ^
Si la reconnaissance avait &it le^ dieux , pourquoi n'aurait-elle pas fait les rois?
Les hommes qui avaient vu une image du royaume dans l'union de plusieurs familles sous la conduite d'un père commim , et qui avaient trouvé de la douceur dans cette vie, se portèrent aisément à faire des sociétés de familles sous des rois qui leur tinssent lieu de Pères (1). Tous les publicistes l'ont pro*çlamé à l'envi : la pranière idée de qomr mandement et d'autorité humaine ;es]t venue aux hoxnmes de l'autorité patem^Ue. «t Tout tf le moQde^ a dit le gr^nd B^ssuets a. comr
(iVEib^i, n. 97etWiV. ** •'
DE LA NOUVEIXE BÉRÉSIE. lOd
« mencé par des* monarchies ; et presque « tout le inonde s'y est conservé comme ic dans FEtat le plus naturel. Aussi avonscr nous vu qu'il a son fondement et son mo* •r dèle dans l'empire paternel, 'c'èst-à-dire <r dans la nature même (i) «
M. de La Mennais irait-il jusqu'à croire qu'il ait fallu que le Serpent parlât à Voreille des Patriarches de la race humaine ipour leur insinuer la pensée de commander à leurs enfans , et à ceux-ci d'obéii^ à leurs parens , de les révérer comme l'image de Dieu lui-même?
Qu'il ose venir déchirer le contrat sur* lequel les hommes, si ce n'est Dieu luimême, ont fondé le principe de la royauté,
(1) Bosquet, Polit, sacrée y liv. ii, art. 1, propos, iv^ t. VII, édit. m-4, p. 327 : « C'est pour cela, « apparemment^ que les anciens peuples de la Pa^a lestine appelaient leurs rois Ahimelech, c'est-à-dire, a mon père le roi. Les sujets se tenaient tous comme a les enfans du prince; et, chacun l'appelant mon « père le roi , ce nom devint commun à tous les « pays* »