‹ Histoire de la nouvelle hérésie du XIX siècle: ou, Réfutation complète des ouvrages de l'Abbé deChapitre 19 sur 30 · MM · texte numérisé non relu

MM

p'il TQïe m pfm A^ 4«ptt ^nf ç^h^ï fiù ^ !s«r rçp4re is j»fitiç« , ^t 4is le» M«^«

û suffirait pour 1^ çonf^q^rç 4§ M opp(||e| l'iuianiiaité de^ témpi^iiages $t |a sg^le fiécegsité 4^ rin^titutiap. C'était 1^ pç Ijv'^l* Toquait le peuple l\ébreu dana; )ji di^m^ii^e qu'il fît d'un fioi jau Sei|^eur : « nouf you- If lw9, r4pendit-il à iiqn Prophète ^7 f< muël , cous voulons être cçoipie toute| K les autres nations. Notre Jloi pous i^ges^i fr il marcher^ ^ notrQ tête^ et il co^lii^ra çr pour Qous ^Rïïs toutes nos gu^rr^ (^)^ 9 et le Seig^eup ^^ulut bie^i çbtempérer a \% demande, bien qu'il ne lut laissât pas ignorer quel sera le (^oit du. roi qyjk allait rç-

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(1) I. Re|p.,viii, 20.

^) Ibid.,9. C'est-à-dirp les inconYaniei^s dç la puissance en même temps que ses prérogatives. (J^py.

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rhorreur précédaient {fifi^ (i^ j |;{; }c9 pçu-

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Tafiiendorf , et la Bible de Ohais, i. V, p. t4 et

pas que les paroles sévères du Seigneur ne lui soient appliquées , quand il disait , parlant du peuple d'Israël : v Ce n'est pas le te serviteur qu'ils rejètent, mais le maitre; «r c'est moi , moi-même , qu'ils refosent d'at< voir pour Roi, non te abjecerunt ^ sedme^

« ne regriem super eos . »

A la doctrine de M. de La Mennais, op-« posons celle que la Tradition, exposée par un de nos plus anciens Evêques des Gaules , nous a transmise sur l'origine et l'histoire de la Royauté. « L'homme, nous dit le grand tr saint Irénée , s'éloignait de Dieu ; il f( était devenu si féroce que tous les autres (c hommes , sans excepter ses plus proches , ff lui semblaient être ses ennemis. Toujours i< dans le trouble et la confusion , il se lier vrait brutalement à toutes sortes de crier mes, aux meurtres, et à la convoitise V des richesses. Maïs Dieu l'obligea de ce craindre d'autres hommes ; car il n'avait c< plus devant les yçux la crainte du Sei-

DB LA NODVIILLS HÉABSIE. IIS

« gneur : afin qu'assujéti sous une puissance

« humaine et astreint aux lois du prince ,

« il acquît une sorte de justice et s'abstînt

cr de faire du mal aux autres , au moins par

<c l'appréhension de l'épée qu'il voyait en-

(T tre les mains du Roi ; car, dit l'apôtre ,

« ce n'est pas en yaiii qu'il porte l'épée : il

<r est le ministre de Dieu (1). >»

(1) S. Iren., adv. Hœres, p. 321, édit. Bénéd.

tf Tous les hommes sont frères , tous en- (t fans d'un même père sur la terre qui est K Adam, et d'.un même père dans le ciel *< qui est Dieu. » (P. 17.)

On ne contestera pas à M. de La Mennais cette vérité.

Le grand Apôtre écrivait aux fidèles de Thessalonique :

« Pour ce qui regarde la charité fra-

mSTOIEB DB LA NOtJVKLLE liiEiSIE^ Itll

cr ternelle , il n'est pas nécessaire que <r je vous eli parle dans celte lettre; puis «r que Tautéur de la nature, Dieu vous a ap- «r pris lui-ûiéme à tous aiiner les uns les «.autres, comme étant les membres d'un « ;ménie corps (1). »

Comme 9 est éloquent toutes les fois qaTû parlé de la Charité que nous nous de* Ydiis les uns aux autres 1 Comme il rappelle par l'ârdetir de Sa charité ce cœur que Saint Chrysostômé se plàil à nommer le corar de tout Fùhivers! I^a charité à lui , on voit bien qu'elle lui vient de source divine ; pure, dégagée dé toute aigreur, de tout alliage avec lés passions humaines , sans acception de personnes, toujôui^ féconde en bénédiction^, n veut , lui aussi , que chac«m n'ait pas soin seulement de tt qui le regarde , mais aussi de ce qui regarde les autres (3). Il fonde sur là dommune fràtér-

(i) I. Thessal,^ iv, 9. Ephes, ii, d.

{ij Philipp., n, 4.

116 BISTOIKE

nité du genre humain la subordination de tGus les devoirs. Qu'écrivait -t- il à ceux de Corinthe? . cr Le corps n'^st pas un seul <r membre , mais plusieurs. Que si tous les « membres n'étaient qu'un seul membre , (( où serait le corps? l'œil ne. peut pas dire « k la main : Je n'ai pas besoin de votre « secours , non plus que la tête ne peut pas <f dire aux pieds : vpus. ne. m'êtes ppint né- « cessaires. Dieu a mis. un tel ordre dans K tout le corps, que tous les membres con- « spirent .mutuellement k s'entraîder les (S uns aux autres (1). ».

Saint Paul fonde sur la commune firater- . nité des hommes la« subordination des devoirs. La conséquence qu'en tire M. de La Mennais, c'est l'égalité i^ni ver selle des conditions, c'est la négation d.e toute hiérarchie sociale , c'est le devoir de la résistance à l'autorité sous le nom d'oppression j les rois n'étant que des loups affamés de carnage :

(1) I Cor,, xir, 14-26.

V Ne soyez pas comme les moutons qui , te lorsque le loup a enlevé l'un d'eux , s'ef- « frayent un moment, et puis se remettent «r à paître. Car, pensent-ils, peut-être se . te contentera-t-îl d'une première ou d'une « seconde proie \ et qu'ai-je a faire de m'in- <f quièter de ce^ux qu'il dévore ? Qu'est-ce ^ que cela me fait à moi ? il ne me restera c< que plus d'herbe (p. 19, 20). i> Il me semble voir, a ce cri séditieux, l'Apôtre des nations accourir du troisième ciel pour répondre : Si les pieds ou les mains disaient à la tête : nous ne voulons plus être dirigés par toi ,' que deviendrait tout le' corps?

Quelle fête pour le loup , si les moutons refusaient d'obéir h la voix et a la houlette du berger ?

« Quand vcmis voyez mi liomme conduit <r en prison ou au supplice , ne vous pressez «c pas de dire : Celui-là est un liomme mé* ir chant qui a commis un crime contre les K honunes.^ (P. 21.)

La maxime est vraie ; elle prouve à combien de méprises la justice humaine est exposée.

L'intention de l'auteur est -elle bornée

Mi LA MIIIVKUUI «*»*«^^ UV

k cette généralké? HétsuiA abtM^ie tous ceux ^'eUe finippe? (le {^▼e dm prince m du magisint ne s'esiril déployé jenak qae contre deeimwceBsJ C'eiliBiaa pensée ^ et ele devient ene atreœ calemake.

« Quand t!M9 voyes nn peuple dttfgé de ^ fenr et Ixyré au ImuTeau y ne. tous presie& « pas de dire : Ce peuple esl u» peuple tîo- « lentqaiToulaittroubler lapais delà terve^ « car, peut-être, es^e un peuple martyv. »

A la boAne beure , il y en a pln& d'un exem]de dans Fkisleire. Mais n'y anraift-il pas aussi dana les aniuiles des peuples plus d'un exemple de i^iolences et d'aeiea sédî«^ tieux , des^ complots criminels coïKlre Tordre et la paix publics , châtiés légitimement par l'autorité des princes et par le courroux du ciel?

L'auteur ajoute : « Ce peuple martyr , «f peut-être il meurt pour le salut du genre humain. » (P. 22.)

J'ignorais qu'il y eût d'autre yictime que

190 HISTOIEE DE LA NOUVELLE lOfautalE.

eelle du calvaire- capable . d'opérer le sahut du genre humain ; qu'il puisse y avoir sous le ciel un autre nom cpie celui du ;diyin médiateur donné aux hommes pour être le sceau de la sanctification et le gage de la réconciliation du ciel avec la terre(l) ^ (juele sang d'aucun peuple., ni d'aucun juste en particulier que celui qui est la justice même, pas même le sang diAbel immolé par son firève , fôt assez efficace pour satisfaire, à la justice > divine ; et que l'holocauste de Ja Pologne , car c'est à elle . évidemment que M. de La Mennais Ëiit allusion , pût être un jour de à<ËxxA.^t de terreur pour les enfers^ de joie et de triomphe pour le ciel.

(1) Act,, IV, 12.

Yl.

Ce n'est qu^une répétition du troisième chapitre. Le même vague dans les accusations intentées contre les rois et les dépositaires du pouvoir, qualifiés déprédateurs des peuples , enfans de Satan. (P. %. )

<c 11 s'est rencontré de faux prophètes qui i< ont persuadé à quelques hommes que tous « les autres étaient nés pour eux ; et ce

« que ceux-ci ont cru , les autres Font cru

ifiS aiSTOIRB

<( aussi sur la parole des fauiL prophètes, m (pag.24,25.)

Mais l'on ne nous dit pas que si en effet ces quelques hommes ont abusé de leur puissance , d'autres l'ont respectée ; que s'il exista des Âchaz et des . Jézabel , il y eut aussi des David et des Ezéchias. On ne nous dit pas qu'il s'est rencontré aussi a la cour des rois , des Nathan , des Elie , des Jean-Baptiste , paraissant au nom du Seigneur , pour en rappeler les oracles ; et que si les méchans princes croyaient k la voix des faux prophètes, lemr persuadant que tous les autres étaient nés pour eux j leur puissance n'alla jamais jusqu'à anéantir ces paroles de l'éternelle vérité ; Que Dieu ne redoute la puissance *de personne , parce qu'il a fait les grands et les petits , et qu'il a soin également des uns et des autres ; qu'en leur donnant la puissance , il les a avertis qu'il interrogerait leurs œuvres , pénétrerait le fond de leurs pensées , si , étant les mi-

DE LA NOirnEIU HEBiSB.

nîitres de son royaume , ils négtigeaient de marcber selon ses yolontés ; que bientôt il leur a^pparaitrait d'une manière terrible , et C[u'à ceux qui commandent est réservé le ch&tiaienl le plus dur (1).

A trayers les tendres de TaTeiur , luit , pour le nouTean prophète , un rayon consolateur :

n L'empire des fils deSatam n'aura qu'un « temps, et nous touchons à la fin de ce < temps. Demain un grand combat sera « Myré ; demain sera le jour de l'épreuvç , « le jour où chacun devra donner avec jme «r sa vie pour ses firères ; et celui qui suivra « sera le jour de la délivrance. » (pag* 36* )

L'issue de ce combat, M. de La Mennais nous l'affirme, sera le rétablissement parmi les hommes, du règne de Injustice et de l'amour , donc de l'égalité absolue ; tous ces mots sont pour lui identiques y donc plus de riches ni. de pauvres. Ce n'est point la

(1) Sap.^ VI, 2, 3, etc. Eccl. vn , 5.

iS4

idlSTOIBB

la prédiction de Jésus- Christ^ bar il a dit de sa bouche sacrée : Toujours y jusqu'à la consommation des siècles, il y aura des pau* wes 'y Semper pauperes habetisvobiscum(i).

Peut-être que ce fortuné jour de la complète régénération de Thumanité se fera long-temps attendre ! qu'importe que ce ne soit jpas demain. Espérons que les saintes flammes de la charité et de l'amour finiront par se faire jour à travers les vieux préjugés d'inégalité commandée par la nature et par la société , puisque l'apôtre nous assure que la charité ne finira jamais (2). Mais les espérances du crojanti^réy^VLàronielles contre l'assurance que- nous donne Jésus-Christ, que le fils de l'Homme à son dernier avènement , ne trouvera plus de foi sur la terre (3), et qu'est-ce après tout- que la charité sans la foi ? IV'importe encore j

(1) Matth. XXVI, li.

(2) I Cor., xiii, 8.

(3) Luc, XVIII, 8.

DK LA NOOYBLU mSMÉSME. tSS

c'en sera assez pour susciter des apôtres et des martyrs y qui ne craindront pas de donner ayec joie leur ^e pour leurs frères, et acheter a ce prix la délivrance de lliumanité ! (pag. 37. )

Nouvel acte d'union proposé aux hommes de tous les pays, fondé sur les mêmes maximes que celui du journal de V Avenir, i? Seuls, avait-il répété dans sa « feuille incendiaire , vous ne pouvez rien ; ic unis , vous serez invincibles ; et les droits «r de la liberté et de l'égalité primitives (V seront reconquis. Catholiques! vous for-

mSTOIRE DB LA IfOUVELLE HÉRÉSIE. IST

« mezl'immente majorité ; combittez^ soyez te unk , et vos tyrans ne seront pins (1 ) ! » Id encwe : « Si Ton vons demande combien « vous êttt? Répondez : Nous sommes un, « car nos frères, c'est nous, et nous, c'est nos « frères. Dieu n'a bit ni petits, ni grands, <c ni mnires , ni esclaves , ni rois , ni sujets ; « il a fiiît tous les hommes égaux, j» (p. 31 .)

Ce qui amena l'inégalité enilte les hom* mes, c'est que i< quelques-uns, doués de «r plus de force , ou de corps , ou d'es]Hrit » « ou de rolonté , ont cherché i s'assujettir « les autres ; et l'orgueil ou la convoitise <r ont étouffé en ^ix l'amour de leurs frères. « Que les faibles s'unissent , et ils n'auront « plus rien à craindre. {Ibid.)

Imprudent réformateur ! Commencez donc psur anéantir les iacultés^ «i diversifiées daip« l'iNrdre physique ou moral, qui éta- Uîssenl; de $k prpdigieusj^â ctifférences entre le* individiis, bien qu'ils «e ressemblent tons

iS8 HisToniB

par leur configuration extérieure. Pourquoi a-t-il donné aux uns des qualités qu'il a refur sées aux autres, et qui, rendant les premiers aptes à la mission spéciale à laquelle ils sont appelles, laissent les seconds a de grandes distances au-dessous d'eux ? Dieu . corn** mença par créer la nature ayec ses inéga* lités : ensuite il créa la religion pour.rétablir l'équilibre , et faire , du partage.de ses dons ainsi distribués, le commun patrimoine de la famille. Plaignez- yous a Dieu de cet ordre admirable, qui est son ouvrage. Détruisez, si vous le pouvez, ces germes malheureux de la concupiscence , qui se reproduisent sans cesse dans - chacun de nous, et nous mettent dans un état de guerre.continuel, tant avec nous- ' mêmes qu'avec tout ce qui nous environne; ce qui a fait dire k Saint- Augustin : qu'il n'y a rien à la fois de plus sociable que , l'homine par sa nature, ni rien de plus intraitable et de plus ins'ociable par la cor-

DB LA NOOVKIXB ■«■falF. M9

raptioii (1). U n'y aura phis ni grands , ni petits, ni maîtres, ni esclaves, ni rws , ni sujets: Oui, dans la bienheureuse patrie oii nous tendons , mats sor la terre de Pexil ^ champ de bataille, livré aux passions hu* maines, etes-Yons Dieu pour commander aax flots impétnenx de l'orgueil de s'arrêter? Ce grain de sable contre lequel ils ^ennent se briser en le submergeant , n'est pas moins nécessaire à l'harmonie du tout que ne l'est ce vaste Océan dont ils font partie. Qui les a faits l'un et l'autre , si ce n'est le commun Créateur de toutes choses ?

A-t-il fait éganx tous les astres du firmament? Non : entre les étoiles y^' une est plus édaâinte que Vautre (3). Le souverain Ordonnateur des mondes n^avaitril donc pas le droit de varier chacun des ouvrages sortis . , de ses mains , non-seulement quant aux

(1) De CUfii. Dei, Ub. xiu, cap. 27.

(2) SfêUa differt a $têUd in claritaie, I Cor., xr.

T. MCI. 9

espèces, ^ai^ quant ^^^^ iiuUyjldus ? Les âeuls l^en^ , qjik "umneni lès hovimts , sont Iç bçspin »f. Xv^MnèX/, m-'û posébjè d'en supposa cjui n'jB^an^ent p$9 h la fois des iov ts f^ d^ f^jksy 4^s frjfnds cil dfift petits « cbs r jçl^s et des y^uv)?^ , dc^ amitres et des ^ets? P'oii T^^l^ uj94^ d<|Nq[ndaace réci'pr9que de ^l^yçir^, çone^isisinidé; également par ls( naturiç ^ Ha rf^gî^it ; de sacriffiàss dont çe)||^^€i j^urtout/ idJiège fe pcâds^ et qu'^U^ Pf^ à grand intj^ret ; d'obUgatîo^ é|;roite^ , dpn^ }a qfcia^iifi e^laô^ eJk midtiplîe les volontés ça l^s pQnoe^tmnt , fait ^ toist Israël jf^v, ^y^\omm»i cwmne fiarlâ VE»

. L'filpqufe^t pj^friafcha de Constasiftiliopfis

l'a dit : 1^ {^a S0qi4t^ h^^Hiftine n^est tmit eii^

xr tière^qu'ufi ^l^aft^ dei . seryîio» ; elle eslt

.•( toi^te fQn4é§ sttu U^ :Xêm^ivmauté des bd

« soins et des secours. Vous êtes riche $

(1) T Ree.^ xi, S. I E^df. , il, 64. Omni$ n^ultiH$do quasi unua.

DB LA NOcnnuxK HteCSIE. fS4

ir c'est pour soidager le pauvre; pauvre, ir pour amsier le rfcbe. Vous ne ponrez cr rien l'un sans l'autre.MeiDlMpeJt â^iln même flc corps, 3 est impossible que vous vous tr isoliez , sans que tout le ^slème de lliar-- « moiiie sociale ne soit en souffirànce« Les « professions utiles , c'est la classe pauvre m et laborieuse qpri les donne à la société ; « dies n'existeM que par les riches, qui aK- « mentenrt et leurs travaux et leurs res- « sources ; les riches eiix-*mêmes n'existent r que par leipauvres, qui fournissent à leui^ tr besoins ou k lehrs ptftisirs (1). »

• M. de La Men&sss prêche l'union. Tous les sectaires' la prêchent également. ITs in^ Voquent la paix en déclarant! la guen'e à tout ce qui n'est pas de leur parti. Catilina demande à ses coi|jiJMrés qu'Us soient unis , et tiennent ferme* (3) .

c( Un seul iili^vidu ne pourrait triom-

« pher de l'oppression qui pèse sur la so-

(1) Dans Bihlioth. choisie, t. XVIII, p. 307.

(2) Sallnst., Bett. Catil., p. 77, édit. Ehev.

iSS lUSTOIRE

(( ciétéypar le partage inégal des conditf lions. On n'en viendra à bout qu'en s'unis- « saut a un grand nombre. » (P. 32.)

Cette maûme triviale avait ^ elle besoin, pour être démontrée , de grands efforts d'imagination? L'auteur la confirme par rajH>logue d'un voyageur qui, ne pouvant remuer un rocher obstruant sa marche , appelle à son aide d'autres passagers. (Ibid.) . L'invention n'^st pas heureuse, et l'invraisemblance saute aux yeux. Le rocher qui s'oppose à votre marche , il vous suffit de le tourner ou de le franchir ; et pour cela TOUS n'avez pas besoin d'aide. Vous ne le remueriez pas tout seul; non, quand même vous seriez plusieurs ; et malheur à vous si vous parveniez à le mouvoir ! il vous écraserait de ses ruines. Car qu'est-ce dans la pensée de Téçrivain que ce rocher? C'est le pouvoir, c'est la loi, la société avec. l'inégalité de ses conditions et de ses, biens, rocher tutélaire , dit l'Esprit Saint, sous lequel chacun se met a l'ombre dans une terre

DB LA MWBttB HBUttB.

jsèche et brûlante (1). Qr, yoilà ce qu'A attaque ,.ce qu'il dénonce ici conune dans son Avenir i ce qu'il aceuse de tyrannie , de criminelle usurpalion«8ur les droits de la nature : « Unissez-vous pour briser le rocher « qui TOUS arrête. »

A son apologue séditieux , opposons un autre apologue qui nous estfoumi par l'auteur duTélémaque, et bien plus direct k la question : «Quittons un peu le style sérieux, dit tf Farchevêque de Cambray , et écoutons « pour un .moment les raisonnemens que ir ces maxime» (celles de M. de. La Men* « nais), inspireraient également à un fier «r républicain et à un voleur de grand che^ ff min). Les rois, dira le républicain, ne « sont que les dépositaires d'une autorité « qui réside originairement dans le peuple; « les hommes naissent libres et indépehdans.

« Mes ancêtres ont cédé leur droit inhérent <r de se gouverner eux-mêmes aux Souver « rains , a condition que ces magistrats su-

(i) Isa. , xxxH , 2.

iSt histoub db la wcvwllm vÊtiistE.

«r préof es gouverneraient bien. Certainement « leur desseiii , en confiant ce droit ans «f princes, n'était pas de rendre l^âur postéfc rite ratisérable. Le roi a violé le contrat «r originaire ; je rentre dans mon premier If droit ^ je le reprends. Vous avez raison, » reprend le voleur , t;'est sur ces mêmes •r principes i]tte je règle ina vie. Les riches « ne sont que les dépositaires des possés- W sions qui ap]partiennent a tout le genre « humain. Les homnies naissent tous ci- « toyens de l'univers , én&ns cL'uhe mèibe « £simiUe ^ ils ont tous un droit inhérent et V naturel k tout ce dont ils ont besoin pour « leur subsistance. Les riches ont violé ce « contrat ; ils se sont emparés de tout; rien « n^ me reste ; je rentre dans nion droit na- « turd^ je le reprends, et je veux me saisir « de ce qui m'appartient par nature, et faire « main-basse sur le superflu de tous ceux ff que je rencontre^ ^tc. (1). »

(1) Principes de la Souveraineté, (extraits par Querbeuf,p. 206), 1 vo'. iii-8^ Paris, 1797. )

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