‹ Histoire de la papauté pendant le XVe siècle (volume 2)Chapitre 20 sur 37 · PRÉFACE. XXXIII · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XXXIII

terdiretout rapprochement, toute allusion même. On ne rencontrera, je l'espère, en me lisant, rien de semblable. Il ne convient pas de porter, dans le récit du passé, les préoccupations et les préventions des temps présents, ce serait s'exposer, en voulant instruire les vivants, à manquer d'équité envers les morts.

En esquissant le XIVe siècle, je n'avais touché qu'en passant , et à propos d'un grand écrivain, le mouvement littéraire qui s'était produit à cette époque, parce que ce mouvementétait encore faible et que la Papauté y était restée à peu près étrangère. Mais il ne devait ; as en être ainsi au XVe siècle., car alors, l'heure de la renaissance a sonné , et la Papauté dirige le progrès des lumières. J'ai donc dû, à côté de l'exposition des faits historiques, réserver une large part au développement littéraire. Le premier et le principal tableau que j'avais à en tracer , je l'ai placé immédiatement après la chute de Constantinople, soit parce que c'est le moment où la renaissance prend son plus éclatant essor, soit parce que je me trouvais mieux posé dans cette circonstance pour réunir sous un point de vue d'ensemble les personnages et les faits qui se rattachent à cette brillante révolution de l'esprit humain, soit, parce que Nicolas V qui régnait alors en a été le plus actif moteur comme le plus illustre patron. Mais fidèle à la règle que je me suis imposée de ne considérer chaque chose que dans la mesure du rapport qu'elle peut avoir avec mon sujet , j'ai évité de faire de trop fréquentes et trop longues excursions dans la vie comme dans les travaux littéraires des humanistes de cette époque.

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