‹ Histoire de la papauté pendant le XVe siècle (volume 2)Chapitre 7 sur 37 · PRÉFACE. XVII · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XVII

succès, des grands et saints personnages qui la représentent et des événements qu'elle dirige , son séjour prolongé dans une terre étrangère nuit à sa grandeur , à son influence, à sa puissance d'opinion, et comment les intelligences élevées d'alors la poussaient , comment ellemême aspirait à retourner au siège naturel de ^a domination. Elle finit par s'y replacer, et le grand schisme d'Occident suit de près cette restauration.

Je montre comment cette longue et douloureuse épreuve de l'Eglise a été une conséquence du séjour des papes à Avignon. Je crois être le premier historien qui ait signalé les antipathies et les sympathies nationales , créées par le déplacement presque séculaire de la Papauté , comme ayant été la cause principale de la division de la chrétienté. Personne non plus n'avait dit avant moi que l'extinction du schisme au concile de Constance avait été et n'avait pu être que le résultat d'un concours spontané de nobles sacrifices. Mais avoir fait ressortir toutes ces choses, n'est-ce pas avoir mis en relief le caractère général imprimé par les faits du XIVe siècle à l'institution de la Papauté ?

Maintenant, a-t-on voulu dire que j'ai trop accordé au récit , trop peu aux réflexions, en un mot, que je n'ai point assez introduit d'éléments philosophiques dans mon livre ? Je tendrais à croire que telle a été la pensée de mon critique, car il ajoute plus loin : « Qu'il m'aurait été facile de sortir de l'ornière de la narration , soit par une appréciation philosophique des faits, soit en terminant par un vaste coup d'œil rétrospectif sur l'ensemble des événements. » Je suis encore ici en mesure de me justifier. Je t. i. **

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