‹ Histoire de la paroisse de l'Ange-GardienChapitre 10 sur 35 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

T.-R. Hubert, iime curé de l' Ange-Gardien.— Annexion de r Ange-Gardien au Château-Richer.—I,es registres. —Zèle de M. Hubert. — Reliques du passé.— Souvenirs.— Deux antiphonaires.— Histoired'un calice.— Visite du g^randvicaire Gravé.— Visite de Mgr Hubert.— Maladie et mort de M. P.-R. Hubert.

Pendant les troubles qui signalèrent les années 1775 et 1776, il y avait sur la Côte de Beaupré un prêtre fort distingué, ami de Mgr Briand et frère de son grand-vicaire ; nous voulons parler de M. Pierre-René Hubert curé, -du Château-Richer. Quoique jeune encore, ce prêtre avait le jugement et la gravité des vétérans du sacerdoce, et ce fut à sa fermeté et à ses sages conseils, que les habitants de la Côte de Beaupré durent, en grande partie, la tranquillité dont ils continuèrent à jouir, pendant la durée de l'invasion américaine.

Mgr Briand fut heureux de se prévaloir de la prudence et de l'habileté de M. Hubert, pour faire accepter aux gens de l'Ange-Gardien

une décision qui était de nature à les chagriner ; il s'agissait d'annexer de nouveau leur paroisse à celle du Château. L'évêque y fut

contraint par le manque de prêtres et par la difficulté de pourvoir à la subsistance d'un curé, dans un endroit si peu populeux ; c'est pourquoi à la mort de M. Dolbec, M. Hubert fut nommé curé desservant de l'Ange-Gardien, et au 1er octobre 1777, il prit possession, de cette cure.

Monsieur Hubert appartenait à une famille de lévites. Un évêque de Québec et trois prêtres distingués ont porté ce nom et illustré cette famille. Le curé de l'Ange-Gardien, Pierre-Réné Hubert, naquit à Québec le 30 août 1744, du mariage de François Hubert et de Louise Marauda. Après avoir fait ses études au Séminaire de Québec, il fut ordonné prêtre par Mgr Briand, le 19 septembre 1767, et bientôt après nommé curé de Ste-Anne de Beaupré, où il demeura six ans. En 1773 il,, fut chargé de la cure du Châleau-Riçher.

Le premier soin de M. Hubert, en arrivant à l'Ange-Gardien, fut de mettre de l'ordre dans les registres qui avaient été fort mal tenus par son prédécesseur.

Voici comment il annonce son travail.

Nous aimons à copier le passage dans son

entier, parce qu'on y trouve une leçon très utile sur l'importance de tenir les registres avec le plus grand soin :

Je, soussigné, desservant la paroisse de l'Ange- Gardien, lors de la mort de Messire Romain Dolbec, prêtre, ci -devant curé de cette paroisse, arrivée le dix décembre mil sept cent soixante- dix-sept, à l'Hôpital Général, certifie avoir trouvé parmi les papier de M. Dolbec et autres lieux (sic) les feuilles volantes, sur lesquelles se trouvent les actes de baptême qui suivent, que j 'ai transcrits de ma main aussi fidèlement que j 'ai pu ; déclarant avoir tout recueilli ce que j'en ai pu trouver et n'en ayant inséré aucun, en ce registre, qui n'ait été ou signé de M. Dolbec même, ou qui n'ait été écrit de sa main, sans être signé. Craignant, avec raison, que les dites feuilles volantes ne fussent détournées ou perdues, j'ai crû qu'il était de mon devoir d'en tirer une copie en forme, inséré dans un registre qui puisse faire foi en temps et lieu,

A l 'Ange-Gardien, le 25 janvier mil sept cent soixante et dix-huit.

P.-R. Hubert, Ptre.

C'est avec un véritable plaisir que nous avons parcouru tous les cahiers de comptes et de délibérations, ainsi que les registres laissés par M. Hubert. Tous ces documents sont rédigés avec le plus grand soin, avec cette belle écriture, accusant une certaine lenteur, qui d'ordinaire est l'apanage d'un esprit pon-

tîéré. On voit qu'il mettait en pratique l'axiome : Tout ce que Von fait mérite d'hêtre bienfait.

L'administration de M. Hubert ne pouvait manquer de produire les meilleurs résultats.

En parcourant ses redditions de comptes, on voit, que dès la première année la recette qui, auparavant, ne dépassait guère 600 livres, monte de suite à 1000 livres et continue ainsi de monter, jusqu'à ce qu'en 1782, elle atteigne le chiffre de 1949 livres, laissant en caisse un surplus de 1009 livres.

Au début de son séjour à l'Ange-Gardien, une grande joie avait été ménagée au bon curé Hubert. Le 16 août 1778, son plus jeune frère, Louis-Antoine, recevait l'onction sacerdotale des mains de Mgr Briand, et il avait, pour compagnon d'ordination, un enfant de la paroisse, M. Pierre Huot, né à l'Ange-Gardien le 23 août 1751, du mariage de Jean Huot et de Marie-Françoise Fiset. La joie du curé était facile à comprendre.

Chargé de desservir deux paroisses à la fois, depuis son entrée dans le saint ministère, M. Hubert partageait avec Mgr Briand et tout le clergé du diocèse, le regret de voir si peu d'ouvriers dans le champ du père de famille, alors que la moisson devenait de plus en plus abon-

daiite. Quoique la paroisse de l'Ange-Gardien fut alors bien petite, unie à celle du Château, elle doublait la besogne du curé : tenir des registres séparés pour chaque paroisse ; se déplacer continuellement pour aller faire les offices du dimanche soit dans l'une soit dans l'autre paroisse enfin être obligé d'entretenir deux presbytères à la fois, n'était pas un petit embarras.

Cependant, on constate, par les registres, que pendant les vingt années qu'il desservit les deux paroisses, M. Hubert ne manqua jamais de venir régulièrement, deux fois par mois célébrer l'office divin à l'Ange-Gardien ; Bien que sa résidence ordinaire fut au Château, il passait parfois plusieurs semaines dans notre petite paroisse.

Son zèle pour la beauté de la maison de Dieu apparaît à chaque page du livre de compte.

Econome, mais sans parcimonie, il ne reculait pas devant des dépenses même considérables^ quand il les jugeait nécessaires pour la décence et la majesté du culte. C'est à lui que la Fabrique doit l'acquisition des superbes vases sacrés en argent solide qu'elle possède : calice^ ciboire, encensoir, etc.

Autre détail qui n'intéresse que les collectionneurs de vieux bouquins : on voit par les

•comptes de 1785, que M. Hubert acheta chez M. Louis Germain, marchand de Québec, trois grands antiphonaires pour le prix de 370 ïbs. Deux ont disparu en 1880.

L'un contenait une prose latine en l'honneur des SS. Anges, composée, dit-on, par M. le curé Raimbault, écrite et notée de sa main. Malheureusement, deux de ces magnifiques infolios^ confiés ou donnés, on ne sait pourquoi, à une famille de l'endroit, ont été détruits. Un de nos paroissiens vit, un jour, les enfants du voisinage de Péglise s'en disputer les feuillets déchirés.

Le troisième, grâce aux soins de M. l'abbé Vaillancourt, a été sauvé des mains profanes ; nous le conservons précieusement comme une relique de notre pieux passé ; souvenir d'un autre âge, qui nous rappelle les joies de notre enfance, et surtout les scènes inoubliables qui se déroulaient devant nos yeux dans la vieille église de la Rivière-Ouelle. C'était à l'époque où, pour tout paroissien, l'ambition suprême était d'être élu marguiller pour venir s'asseoir dans le banc d'oeuvre, à côté du banc du Seigneur, C'était déjà beaucoup. Mais bien audessus de cet honneur, il y avait, parmi nos virtuoses paroissiaux, une autre ambition, raffinée celle-là, et surtout fort chatouilleuse :

la g!o:ie de ceresiir maître-chantre et ce trôner majestaensment devant Tnn de ces énormes Intrins qu'il noos semble voir encoie, avec lenr petite convertme de serge ronge bordée de frange blanche, supportant Timmense antiphonaire, aux coins bardés de cnîvie

La tête rejetée en arrière, la gorge gonflée, la bonche en pavillon d^ophicléide, qn^il était magnifique à voiT,notTe maître^rhantre d'autrefois, soulageant sa vanité, en lançant vers la voûte du sanctuaire les premières notes de Vlntraii ou du Dixit Dominus ! . . Mais pardon, cher lecteur

Cette digression à propos de nos vieux antiphonaires, nous amène naturellement à répéter ici combien il est regrettable qu^on ait dépouillé quelques-unes de nos églises de leurs vieux missels, vieux tableaux, anciennes statues et antiques ornements sacerdotaux ; qu'on ait osé vendre ou échanger de beaux vases sacrés d'argent solide, voire même des reliquaires, pour des objets en cuivre, sous prétexte que ces derniers étaient plus à la mode du jour.

N'a-t-on pas vu de plus, en 1880, de prétendus connaisseurs en architecture enlever de la voûte de la petite église de PAnge-Gftrdicn de belles sculptures en bois dorées, pour les remplacer par une misérable et vulgaire décoration

en plâtre. N'est-il pas temps d'arrêter ces déprédations, qui ne font pas plus honneur à nos connaissances historiques qu'à nos goûts artistiques ?

Quel beau musée religieux on aurait pu former, en ajoutant à celui de l'Université déjà si intéressant, tous ces vieux objets, qui, depuis tant d'années, ont été relégués dans nos

sacristies !

HISTOIRE d'un calice Ad perpeiuam rei memoriam

Comme l'âge joint aux infirmités empêchaient Mgr Briand, ainsi que son coadjuteur, Mgr Desglis, de faire la visite pastorale du diocèse, M. le grand-vicaire Gravé fut envoyé par eux à l'Ange-Gardien, au mois d'octobre 1783, pour y faire une wisii^ juridique^ examiner et recevoir les comptes.

Il devait surtout régler une difficulté qui s'était élevée, en 1781, entre M. Hubert et ses paroissiens, au sujet des douze messes fondées par M. Dufournel, telles qu'elles sont mentionnées dans son testament. Quoique nous ayions la certitude d'ennuyer la plupart, sinon tous nos lecteurs, en racontant cet inci-

dent^ cependant noos sommes forcés d^aller jusqu'à dter le texte entier de plnsieiirs docmnents^ parce qu'ils établissent d'un côté le droit dn curé, et de l'autre l'obligation que s'est impoe^ la Fabrique de l' Ange-Gardien en acceptant la succession de M. Dufoumel et en devenant l^^ataire universelle de cet insigne bienfaiteur.

Nous laissons à M. Hubert le soin de nous exposer toute la question et nous nous bornons à copier ce qu'il a inséré dans nos registres.

Nota au suj^t du testament de feu

m. dupournei* cuké de

cette paxoisse

ET

Bienfaiteur ixsigxe de la Fabrique

Ayant pris possession de cette cnre pour la desservir, avec celle dn Châtean-Richer, tant que Monsei> gneur l'Evêqne de Québec le jugerait nécessaire» j 'ai ignoré dans les commencements, qu *il y eut icj* une fondation de douze messes, portée au testament et codicile de feu M. Dnfonmel, ancien curé de cette paroisse ; lesquels testament et codicile ont été passés par M. Crespin, notaire, en date du 12 février 1753- Ayant lu les dits testament et codicile, j*ai cru y trouver que M. Dufoumel (ses legs et bienfaits^ envers la Fabrique et les Curés faits et onlount^î^) exigeait, à la fin du codicile douze messes bui^cs t^ perpétuité, en reconnaissance des dits legs et bien»

faits. En conséquence, j 'ai averti au prône, de ma découverte et ai prié les marguillers et habitants, qui auraient connaissance, comment cette fondation avait été acquittée, depuis le décès du dit Sr Dufournel, de m 'en faire part, afin d*y mettre ordre.

A ma demande, tous ont dit que c'étaient les curés et non la Fabrique qui était chargés des dites 12 messes basses, que, puisqu'ils étaient logés dans un presbytère bâti sur son terrain, et qu'ils jouissaient du terrain qui entoure le dit presbytère, les curés devaient acquitter la fondation. Un nommé François Huot ajouta qu'il avait été chargé d'en avertir les Curés, à chaque mutation, de la part de Monseigneur, et dit que M. Dolbec, cy-devant curé, les avait acquittées.

A ceci, j 'ai opposé le testament et le codicile qui disent clairement que c'est la Fabrique et non le Curé qui en est chargé ; et j 'ai demandé si on me montrerait des actes qui dérogeassent au Dt Codicile et qui prouvassent que le Dt Sieur Testateur eût voulu le changer et substituer les curés à la Fabrique, pour la dite fondation.

Les réponses m'ont paru si pitoyables, et la mauvaise disposition des Marguillers et habitants si claire, que j'ai cru qu'il était suffisant de les avoir avertis, par trois fois, au prône, de leur obligation à cet égard, et je leur ai dit que je remettais la décision de cette affaire, à la première visite que ferait Monseigneur en cette paroisse, qui en ordonnerait comme il le jugerait à propos.

J'avais pris avis de M. Crespin, Ntre, et lui avais demandé, avant que de parler de cette affaire au prône, la connaissance qu'il avait de cette fondation ;

il m'a répondu qu'il était certain que M. Dnfouniel l'avait mise à la charge de la Fabrique. Il me dit de ptns que cette fondation était faite comme une reconnaissance qu'il exigeait de ses difiérents legs ; «t que c'était une fondation qui avait lieu nécessairement, si on acceptait le testament, et que son «xécution était tout-à-fait indépendante de la vente ou non d'une petite portion de terrain enclavée dans la terre de Denis Quentin, dont la Fabrique aurait droit de percevoir le prix, si on la vendait. Fait à l'Ange-Gardien le 15 août 1781.

Et plus bas, sur la même page, M. Hubert ajoute :

En Décembre, mil. sept cent vingt et un, le Marguiller en charge, Philippe Trudel, a consulté M. Berthelot d'Artigny, au snjet de la fondation cydessus, lequel lui a répondu que c'était la fabrique seule qui était chargée de l'acquit des dites messes, mais que cela n'aurait lieu, qu'au casque la portion de terrain, enclavée dans la terre du defiunt Denis Quentin, fut vendue : et que la fabrique en perçut le prix de la vente. Comme je l'ai dit ci-dessua, le Notre du testament et du cod;' ;li-' de .M. Diiiournel m'a dit le contraire, et il n 'e-'. guère à croire que U. Dufonmel eut voulu fonder 12 messes, sur une portion de terre qui, à peine, -jfûsait pour en faire dire une à perpétuité, et qu'il n 1:1b lige pas même de vendre pour cet effet. D'ailleurs, A la fin de l'article où il dispose dans son codi^ Hc de te petit tcmia en question, le Notre, aurait d-l mettre selon les habitants et les margnillers. Ce /tyi ainsi /ait, an

singulier ; on y trouve cependant Ces legs ainsi faits ^ au pluriers (sic), la fondation est donc une condition qui a rapport aux différents legs et dons du dt. Sr., Dufournel. M. Crépin m'a assuré que sur la minute, restée en son greffe au Château -Richer, il y avait pareillement. Ces legs ainsi faits et non pas ce leg etc., etc., etc, Ange-Gardien, 21 Décembre 1781.

P. R. Hubert,

Curé.

Ainsi nommé pour régler cette question si facile, M. le grand vicaire Gravé lança deux mandements. Dans le premier, daté du 26 septembre 1783, il annonce sa visite à l'Ange- Gardien. On y remarque ce style rond, solennel, particulier à certains écrivains ecclésiastiques français de Pépoque. En fait d'emphase, il ne le cède qu'à la fameuse adresse du grand vicaire Montgolfier au général Carleton, le 12 juin 1776, commençant par ces mots:

Veni^ mdiy met ; publiée en entier dans les Mandements des Evêques de Québec ; nous y renvoyons le lecteur.

Pour nous, accoutumés au style bref, naturel et concis de feu son Eminence le cardinal Taschereau, lequel en pareille matière se serait contenté d'une courte ordonnance, nous ne sommes guère disposés à admirer le ton emphatique du vénérable ecclésiastique français.

- i65- Mais lisons plutôt : nous copions fidèlement :

Mandement de M. Henri-François Grave vicaire gËnéral da diocèse de Québec yl MM. le curé et marguiliers. tant anciens que nouveaux, et principaux habitants de la paroisse de l'Ange-Gardien.

Rien, chez toutes les nations, mes très cbera frères, n'est plus sacré qneles dernières volontés des testateurs. Accepter les dons sans accomplir les couditioDS qu'ils ont apposé à leurs legs, est un péché d'injustice aussi contraire à la justice qu'à la raison et au droit de toutes les nations. A Dieu ne plaise que nous vous croyions coupables de cette faute devant Dieu, et si la fondation de feu M. Dufournel, votre ancien curé, n'est pas acquittée, ce ne peut être de votre part, que par ignorance, oubli, ou inadvertance.

M. Dufournel, par son testament, donne, pour l 'usage du curé et de la paroisse, le terrain de l 'église, du cimetière, du presbytère, une place devant l'église et autres appartenances, â cette condition, qu 'il sera dit, pour lui, douze messes par an à perpétuité.

Nous avons appris que cette fondatiou ne s'acqnittait point, et que riefl, surctln, n'avait été réglé

s de rontbriand et

Briand, évêquea de Québec.

Sur ce, et d'après l'avis, et mû

me l'ordre de Mon-

seigneur l'évêque, nous nou-s s

oiiiiiies proposé de

faire une visite juridique dans \

■otre paroisse, pour

remédier, autant qn'il se poum

nu susdit abus.

Ainsi le 5 octobre prochain,

jour df dimanche.

nous nous transporterons à TAnge-Gardien, dès le matin, où, après la grand 'messe chantée, nous ordonnons à MM. le curé et marguillers et anciens habitants de s'assembler au presbytère, où, après avoir entendu la lecture du testament de M. Dufournel, et examiné les registres de la paroisse et les comptes des marguillers qu'ils auront soin de tenir prêts, nous ordonnerons ce que de raison.

Fait à Québec le 25 septembre 1783.

Ainsi signé : Grave, Vicaire généra L

Pour nous donner une idée des formalités dont on entourait la moindre affaire à cette époque, M. le grand vicaire Gravé ne se contenta pas d'écrire son mandement et de le remettre entre les mains du curé de l'Ange- Gardien, pour qu'il le publiât lui-même tout bonnement comme la chose se fait aujourd'hui, mais il fallut en outre déplacer le curé de Québec, M. Aug. D. Hubert, qui dut se transporter à l'Ange-Gardien, pour y lire en chaire le dit mandement, comme le prouve le certificat suivant :

" Publié au prône de la messe de paroisse le propre jour de la fête, 2e octobre 1783.

Ainsi signé : AuG : D. Hubert, Ptre,

Curé de Québec,

Puis comme troisième formalité on lit :

*' Le mandement ci-dessus a été transcrit, le 2e

octobre 1783, par nous curé soussigné desservant 1 * Ange-Gardien .

Ainsi signé: P. R. Hubert, Ptre.*'

Deux jours après, le 5 octobre, M. le grand vicaire Gravé arriva à PAnge-Gardien, pour régler l'affaire, et pour publier l'autre mandement que nous copions mot à mot :

Mandement de M. le Grand-Vicaire Gravé

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