L.-Ant. Proulx, diacre
Edouard Hamel,
A. Bardy,
Thos. Amiot,
Franc. Defoy,
Augt. Germain,
Hubert Weippert,
Jean Moreau,
J. Aubry, ptre.
Ant. Chabot,
A la mort de M. Hamel, Mgr Panet chargea M. Maranda, curé de Château-Richer, de la desserte de l'Ange-Gardien.
« Ce n'est qu'avec peine, lui écrivait-il, que je vous charge de cette double desserte, connaissant la faiblesse de votre santé ; mais vous voyez l'embarras où je me trouve ; il m'est absolument impossible de donner un successeur à M, Hamel. »
• Dans une lettre adressée à M. C-Frs Baîllargeon, curé de Québec, à la date du i sep.
tembre 1832, l'évêque ajoutait : Je crois qu'il y a quelque chose qui a été passé ici. Me proposant de mettre un curé résidant à l'Ange- Gardien, à la St-Michel, je vous prie de vouloir bien aller visiter le presbytère de cette paroisse et ses dépendances, afin de constater quelles réparations il y aura à faire. »
Et afin de pourvoir à la subsistance du curé, l'évêque ordonna, par une autre lettre à M.
Marauda, que, vu la modicité de la dîme de grain, il était devenu nécessaire de faire payer la dîme de patates. Le désir des paroissiens de l'Ange-Gardien d'avoir un prêtre au milieu d'eux était si grand, qu'ils acceptèrent cette nouvelle condition sans aucune difficulté.
Dès le II octobre suivant 1832, M. Ferdinand Gauvreau fut nommé curé de l'Ange- Gardien. Depuis cette époque la paroisse a toujours été desservie régulièrement comme les autres paroisses du diocèse, par un prêtre pour elle seule.
Le premier aéle de M. F. Gauvreau porte la date du 23 octobre 1832. M. Gauvreau ne demeura que treize mois à l'Ange-Gardien.
Au mois de novembre 1833, ^^ quitta cette paroisse pour devenir curé de St-Sylvestre.
Rien d'important ne signale son court séjour à l'Ange-Gardien, sinon que sous sa direction,
un troisième enfant de la paroisse, M. Prisque Gariépy, entrait au Grand Séminaire, pour devenir, quelques années plus tard, curé de Ste- Anne-de-Beaupré, où il a laissé un beau souvenir.
A titre de renseignement, nous ajouterons que M. Gauvreau, après son ordination, avait d'abord été envoyé à Memramkook, comme assistant de M. Célestin Gauvreau. En quittant PAnge-Gardien, M. Gauvreau fut envoyé à St-Sylvestre, où il demeura trois ans seulement. De là, il se rendit de nouveau à Memramkook, en qualité de missionnaire, et il y séjourna jusqu'en 1852, alors qu'il fut nommé curé de St-Jean-Baptiste de Tracadie, dans le Nouveau-Brunswick.
D'après l'abbé Tanguay, M. Gauvreau à bâti les églises de St-Michel de Pocmouche, sur l'île de ce nom, et l'église de l'Immaculée Conception, dans le haut de Pocmouche, hors de l'île. En 1868, il obtint une fondation des Hospitalières de Montréal, pour prendre soin des pauvres lépreux de Tracadie. Six religieuses hospitalières quittèrent Montréal, le 14 septembre 1868, pour aller y fonder une maison de leur ordre.
En 1870, l'ancien curé de l'Ange-Gardien demanda à Mgr Baillargeon de revenir dans
le diocèse de Québec, et au mois d'octobre il fut nommé curé de St-Flavien, où il mourut le 2 mai 1875.