‹ Histoire de la paroisse de l'Ange-GardienChapitre 20 sur 35 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

M. Charles-Joseph Asselin dix-huitième curé de l'Ange-Gardien. — Vicaire à la Rivière-Ouelle.— Chapelain chez les Ursulines des Trois-Rivières.— Curé de l'Ile- aux- Coudres, de St- François et de Ste-Famille I. O.— Zèle pour l'éducation. — Sa connaissance des affaires publiques.— Son esprit pacifique.— Son courage. — Sa maladie. — Sa mort.

Le nom de M. Charles-Joseph Asselin ne dépare pas la longue suite des curés zélés dont nous avons essayé de retracer la vie. Il se présente à nous avec les mêmes mérites ; et, comme eux, il a droit à la reconnaissance des paroissiens de PAnge-Gardien. Disons plus :

c'est à lui que nous devons la conservation d'une partie des archives de la paroisse, qu'il a eu soin de faire copier et de mettre en ordre.

Il nous a été facile de raconter la vie de ce bon curé. Nous l'avons trouvée écrite, par l'annaliste des Ursulines des Trois-Rivières et par M. le Grand- Vicaire Mailloux.

Nous laissons d'abord la plume à l'auteur de l'Histoire des Ursulines des Trois-Rivières :

« Le pieux M. Charles-Joseph Asselin, né le 12 novembre 1798, était fils de Joseph Asselin, sacristain de l'église paroissiale de Montréal ; il avait fait ses études au collège de la même ville, avait été régent à Nicolet et ordonné prêtre le 30 septembre 182 1.

« Ses trois premières années de prêtrise s'étaient écoulées à la Rivière-Ouelle auprès de Monseigneur Panet, coadjuteur de Monseigneur de Québec. C'est de cette belle paroisse et de cette société distinguée, que Monseigneur Plessis le retire en 1824, pour le nommer chapelain de notre monastère. Le jeune prêtre reçoit cet ordre comme un coup de foudre ; il lui semble que cette nomination ne peut être, et que rien en lui ne répond au poste qu'il doit occuper. De leur côté, nos mères, habituées à la direction des vénérables MM. Noiseux et Cadieux, font appel à leur vœu d'obéissance, pour répondre au désir de Monseigneur Plessis, en acceptant ce jeune prêtre pour chapelain.

« En nous quittant, M. Asselin se dirigea vers le Nouveau-Brunswick. Monseigneur de Québec l'avait nommé à la mission de Sainte- Anne, sur la rivièrq Saint-Jean. A son retour, au bout d'un an, il desservit successivement l'Ileaux-Coudres, Saint-François de l'Ile d'Orléans

et la Sainte-Famille. Ses confrères, tout en reconnaissant ses bonnes qualités,remarquaient son caradlère original, et entre eux, ils le nommaient ordinairement « le duc d'Orléans » .

Il était instruit et bon théologien. Il soutint plusieurs thèses avec M. Mailloux, et s'en tira toujours avec honneur. En 1844, M. Asselin devint curé de la paroisse de l'Ange-Gardien ; il succédait à M. Frs Boucher.

A la St-Michel, il prit possession de sa nouvelle cure et gagna de suite l'estime de ses paroissiens.

Voici d'ailleurs le portrait qu'en a tracé M. le grand vicaire Mailloux :

« M. Joseph Asselin, que j'ai très bien connu, était un de ces curés qui se dévouent tout entiers au bien spirituel de leurs paroissiens. Il aimait la beauté de la maison de Dieu et la grandeur du culte divin, et ne négligeait aucun détail, quelque minime qu'il fût, pour la conservation des mœurs et l'augmentation de la piété dans sa paroisse. Peu de curés ont eu, comme lui, et à un degré aussi remarquable, le talent de la parole. Il excellait à faire une instrudlion dont le langage était parfaitement à la portée du peuple, sans jamais renfermer aucune parole qui fût, le moins du monde, basse ou déplacée. Adlif, laborieux, très studieux.

il savait bien la sainte Ecriture ; il possédait assez bien la théologie. M. Asselin était très économe. La délicatesse de sa conscience lui interdisait toute dépense superflue. Il poussa à Pextrême cette qualité qui, comme toutes les autres, doit se tenir dans les bornes de la discrétion. Il m'avouait qu'il avait horreur de dépenser un sou mal à propos. Il tenait ses comptes de fabrique avec une extrême précision et propreté ; quant à son écriture, elle était toujours soignée. •

Nous continuons de citer le grand vicaire Mailloux ; car ce qu'il dit de M. Asselin comme curé de l'Ile-aux-Coudres, s'applique parfaitement à lui comme curé de l'Ange-Gardien :

« Il s'occupa beaucoup de l'éducation des jeunes enfants de sa paroisse, et eut le bon esprit d'établir des écoles, qu'il surveilla avec beaucoup de soin. A ce sujet, il eut d'assez graves difficultés avec plusieurs de ses paroissiens qui, avec plus ou moins de raisons, lui causèrent beaucoup d'embarras, ce qui l'affligea sans le rebuter. Il fit même des sacrifices d'argent pour maintenir une maison d'école près de l'église, qui fut la cause des déboires que lui causèrent une certaine partie des intéressés contre l'établissement de cette école. En l'année 1836, M. Asselin fit passer, par sa

fabrique, une résolution qui affectait le quart des revenus de l'église au soutien des écoles. Cette résolution fut approuvée par Mgr l'archevêque de Québec, dans une de ses visites pastorales.

« M. Asselin fut curé de l'Ile-aux-Coudres pendant cette remarquable époque, où l'incertitude de nos lois et l'ignorance des droits de l'Eglise, causèrent tant de trouble dans nos assemblées paroissiales, pour l'élection des marguillers. Il eut, lui aussi, ainsi que plusieurs autres curés, d'assez notables misères dans le choix d'un certain marguiller, pour l'élection duquel, il s'était trop intéressé, contre la majorité de la paroisse. Plus tard, cet homme, qu'il avait fait nommer marguiller, par sa voix prépondérante, causa autant de déboires à son curé, que celui-ci s'était montré empressé à lui procurer cet honneur.

« Si l'on met de côté ces faits, que l'on peut appeler des fautes, comme tout homme peut en faire, et en fait assez souvent, on pourra dire, dans toute la force du mot, que M. Asselin fut un bon curé, fidèle à ses devoirs de pasteur, soigneux pour ses propres affaires et pour celles de sa fabrique ; intéressé au suprême degré pour le bien spirituel de son peuple, et surtout fidèle à bien instruire ses parois-

siens, dans la connaissance des vérités de la Teligion et des règles de la morale évangélique. Aussi on peut, en toute vérité, lui accorder une large part dans les connaissances religieuses, que possède la petite population de l'Ile-aux-Coudres. »

Tous les paroissiens de PAnge-Gardien qui ont connu M. Asselin, se rappellent encore des sermons si instructifs qu'il leur donnait.

Il prêchait très longtemps, disent-ils, mais il était tellement intéressant que nous aimions toujours à l'entendre ; et quoiqu'à cette époque, notre église ne fut pas chauffée pendant Phi- ^er, personne n'eut osé sortir de l'église, avant la fin du sermon, qui durait quelquefois plus d'une heure, malgré le froid qu'il fallait endurer. Néanmoins, jamais M. Asselin ne se dispensait de faire chaque dimanche son instruction. Bien plus, il faisait, après vêpres, un long cathéchisme aux enfants.

Sous l'administration de M. Asselin, nous écrit M. P. -G. Roy, il se fit des changements très avantageux dans la paroisse de l'Ange- Gardien. M. Asselin, était un prêtre selon le cœur de Dieu. Jusqu'alors, il n'y avait pas encore eu de maison d'école dans la paroisse ; seulement, les enfants, depuis une couple d'anmées, se réunissaient dans le rez-de-chaussée du

nouveau presbytère, où M. Marquette leur faisait la classe. Convaincu que la bonne conduite des enfants dépend d'une bonne éducation religieuse et d'une exacte surveillance, M. Asselin entreprit de doter la paroisse de trois maisons d'école. Comme il le prévoyait, il rencontra d'abord une vive opposition chez un bon nombre de ses paroissiens, qui, privés de toute instruction, ne connaissaient pas le prix de l'éducation. Mais accoutumé au commandement, plein d'énergie, et sans peur, le digne curé se raidissait contre les obstacles. Loin de le décourager, ils semblaient, être au contraire, un aiguillon pour lui faire poursuivre son but. Il se plaisait dans la lutte, et jouissait d'avance du plaisir de renverser ses adversaires. Donc, par son intermédiaire, la paroisse fut divisée en trois arrondissements ; puis il obtint une forte subvention du gouvernement ; ensuite, à force d'habileté, il se fit donner,par de généreux paroissiens,les terrains qu'il requérait. Le terrain de l'école de l'arrondissement du «Sault» fut donné par M. Michel Huot, père de M. Henri Huot^ celui de l'arrondissement de l'église, par M. Joseph Leroux, père de M. Frs Leroux, et celui du bas de la paroisse par M. Augustin Letarte, Bref, avec l'aide des contribuables^

il réussit à bâtîr ses trois maisons d'école en peu de temps ; et aussitôt de bonnes institutrices furent chargées de les diriger. Disonsle à la louange des habitants de PAnge-Gardien, ils ont su profité des avantages qui leur ont été offertSjpar cette conduite si intelligente de leur curé.

D'ailleurs, M. Asselin se rendait parfaitement compte de la phase importante que le pays traversait alors. On était à l'époque de l'établissement de nos municipalités civiles et scolaires ; et il était lui-même grand organisateur. Il s'attacha donc à faire comprendre à ses paroissiens, qu'ils n'étaient plus, comme autrefois, sous l'ancien régime, de pauvres paysans « taillables et corvéables à merci, une simple chair à canon ; mais qu'ils étaient devenus libres et indépendants sujets britanniques ; et, comme citoyens respectant la loi, ils formaient une petite municipalité, pouvaient se gouverner eux-mêmes et surveiller leurs propres intérêts. » Jamais encore on ne leur avait fait envisager leur sort à ce point de vue ; et pour quelques-uns d'entre eux, le curé parut suspedl. Mais celui-ci, homme du peuple, en prenait la défense. Il ne faisait que suivre l'exemple de l'illustre évêque Plessis, le plus grand citoyen que notre pays ait produit^

-qui avait fait reconnaître aux autorités d'alors, que tout catholique dans le royaume a les mêmes droits et privilèges que tout autre sujet anglais.

L'intérêt que M. Asselin prenait à la chose publique, nous amène naturellement à dire un mot de l'organisation du comté dont la paroisse de l'Ange-Gardien fait partie.

Nous prenons nos renseignements dans le livre si utile de M. Joseph Desjardins, intitulé Guide parlementaire.

De 1792 à 1830, le comté de Montmorency appartenait au comté de Northumberland, et pour l'intelligence du plus grand nombre, nous croyons donner ici les noms de tous les députés qui l'ont représenté,depuis cette époque jusqu'à nos jours :

Bédard, Pierre, .du 10 juillet 1792 .au . . 27 avril 1808 Dufour, Joseph. du 10 juillet 1792. au.. 31 mai 1796 Fisher, James, .du 20 juillet 1796.au. . 4 juin 1800 Poulin, J. -M. . .du 28 juillet i8oo.au.. 2 oct. 1809 Caron, Aug. . . .du 18 juin i8o8.au.. 2 oct. 1809 Drapeau, Jos. ..du 23 nov. 1809. déc. 3 nov. 1810 Lee, Thomas. . .du 23 nov. 1809.au. .29 fév. 1816

Caron, Aug du 16 janv. 181 1 . au . . 22 mars 1814

Lagueux, E.-C.du i3\mai 1814.au.. 6 juil. 1824

Panet, Ph du 25 avril i8i6.au.. 6 juil. 1824

Laterrière M. -P. de Sales du 28 août 1824 . au . . 2 sept. 183.

Fraser, John. . .du 28 août 1824.au. . 5 juil. 1827

Lagueux, B.-C.du 25 août 1827.au.. 2 sept. 1830-

Panet, Ph du 26 oct. 1830.au.. 3 juil. 1832

Bédard, Elzéar..du 31 juillet 1832. au.. -?2 fév. 1836

Lefrançois, N . . du 28 oct. 1836 . au . . 27 mars 1838

Têtu, Vital du 28 oct. 1836 . au . . 27 mars 183^^

Quesnel, F.-A . . du 8 avril 1841 . au . . 23 sept. 1844

Cauchon, J.-E..du 12 nov. 1844. au.. 23 juin 1854

Cauchon, J.-E .du 31 juillet 1854. au.. ^ i juil. 1867

Cauchon, J.-E. .du 26 août 1867. rés . 1 janv. 1874

Angers, A. -R. .du 11 fév. 1874.au. .22 mars 1878

Langelier, C...du i mai 1878.au.. 7 nov. 1881

Desjardins, L-G. du 2 déc. i88i.au.. 9 mai 1890-

Langelier, C... du 17 juin 1890.au. .22 déc. 1891

Casgrain, T.-C.du 8 mars 1892. rés .23 mai 1896

BouflFard, Ed. . .du 23 juin 1896.au. . 14 nov. 1900

Taschereau, A. .du 7 déc. 1900

M. Asselin se fit un devoir d'aider de ses avis ceux de ses paroissiens qui devaient s'occuper de la formation du premier conseil mu-^ nicipal de PAnge-Gardien.

Voici les noms des maires qui ont été élus depuis 1845 :

1845 à 1847 Joseph Gariépy

1855 à 1860 François Lépine

1860 à 1862 Charles Goulet

1862 à 1864 Pierre Jacob

1864 à 1866 Henri Huot

1866 à 1872 Gabriel Garneau

1872 à 1876 François Laberge

1876 à 1877 Joseph-C. Huot

1877 à I882 Joseph Gariépy

1882 à 1884 Henri Huot

1884 à 1888 Joseph Huot, fils de I/>uis

1888 à 1890 Joseph-C. Huot

1890 à 1893 Augustin Bélanger

1893 à 1895 Antoine Mathieu

1895 à 1897 Cyrille Hébert

1897 à 1898 Hilaire Laberge

1898 à 1899 Isidore Garneau

1899 à 1903 Joseph-C. Huot

Nous devons à M. Pierre Gariépy, le dévoué et intelligent secrétaire du conseil municipal d'aujourd'hui, la liste complète des maires de l'Ange-Gardien depuis 1845 jusqu'à nos jours.

Malgré son humeur vive, disons le mot, son caradlère emporté, M. Asselin était cependant très estimé de ses paroissiens, à cause du zèle dont il était animé pour promouvoir tous leurs intérêts spirituels autant que temporels. Afin d'être sûr que tous ses paroissiens fussent fidèles à accomplir leur devoir pascal, il commençait les confessions avec le carême ; et divisait chaque arrondissement, de telle maison à telle maison, afin de donner à chacun toute facilité possible. D'ailleurs, il n'hésitait pas d'aller aussitôt, voir à la maison, celle de ses ouailles qui semblait s'écarter du devoir.

Ainsi donc, on peut dire que la vertu distinctivé de M. Asselin, était la vigilance. Il était absolument l'opposé du pasteur mercenaire.

Frugal, désintéressé : il ne vivait que pour son troupeau.

M. Asselin était excellent mathématicien.

Il a laissé plusieurs calculs dans certains de ses cahiers que nous conservons dans nos archives. De plus, il tenait avec une grande minutie note et compte de tout : c'est ainsi que nous trouvons dans le cahier du prône, le recensement exadl de la population de Pannée

Il y a, écrit-il, dans la paroisse 120 maisons, 123 familles, 826 âmes, 527 communiants, 299 non-communiants.

Nous avons parlé plus haut, du caraélère bouillant et courageux du bon et digne curé. En 1832, pendant qu'il était à Plle-aux-Coudres, il en donna une, preuve, qui mérite d'être rapportée ici.

Le 27 novembre, il se mit à la tête de ses paroissiens, et se lança au milieu des glaces, afin de porter secours à un vaisseau, le Rosalindy de Londres. Il contribua à sauver l'équipage et le navire avec sa cargaison. Nous lisons à ce sujet, dans V Histoire du Palais Episcopal par Mgr Têtu : parmi les pièces

isolées à'argenteries,données à l'Archevêque de Québec, il y a un pot à l'eau en argent solide provenant de M. Asselin, ancien curé de Plleaux-Coudres, et sur lequel on lit l'inscription suivante : « Tribut de respedl et de reconnaissance offert par les propriétaires et assureurs du brick Rosaltndy de I^ondres, capitaine Boyle, au révérend Messire Asselin, prêtre, curé de Saint-Louis de l'Isle-aux-Coudres, pour avoir, par son exemple, engagé ses paroissiens à aider à sauver le vaisseau et sa cargaison jetés par les glaces sur cette île, le 27 novembre 1832, et pour ses bontés envers les naufragés^ pendant leur séjour sur l'île. »

Enfin, nous ne saurions mieux clore cette notice qu'en citant les quelques lignes que feu messire Joseph Marquis, ancien curé de l'Ange- Gardien, lui a consacrées. Il n'était que l'interprète des sentiments des paroissiens à cet égard :

« Notre curé, dit-il, était naturellement sévère, mais il avait un cœur d'or ; il était généreux et charitable pour les pauvres. II était simple dans son presbytère, mais solennel .dans l'église ; il aimait que les cérémonies liturgiques fussent faites avec précision. Des enfants de chœur de son temps se rappellent qu'il accompagnait souvent ses remarques de

signes sensibles, lorsqu'on ne paraissait pas tenir compte de ses avis. M. Asselin avait le remarquable talent de se faire écouter et goûter quand il prêchait. Il excellait dans Part d'instruire le peuple ; bien qu'il prêchât longtemps, on aimait toujours à l'entendre. M, Asselin était laborieux et il aimait l'ordre : jusqu'à lui, les registres de l'Ange-Gardien n'avaient pas de répertoire, il en fit un, qui embrassait une période de près de deux cents ans. Il prit connaissance de toutes les pièces qui intéressent la fabrique, en fit une liste numérotée et annotée de renseignements utiles. En un mot, M. Asselin fut un curé modèle. §

En mars 1854, il fut frappé d'une cruelle paralysie, qui, pendant deux ans, laissa éclater sa patience et sa résignation, à la grande édification de ceux qui l'entouraient.

ly'abbé McGauran vint à son secours pour la desserte de la paroisse ; il y exerça les fonctions de curé jusqu'au mois d'octobre de la même année. M. Asselin s'était retiré dansune maison qu'il possédait dans le village à côté de l'église ; sa vieille ménagère l'y avait suivi.

Le 28 mars 1856, la paroisse de l'Ange-Gardien pleurait la mort de son ancien curé, âgé

de 56 ans seulement. M. l'abbé Léon Leduc,

qui lui avait succédé, ne négligea rien pour rendre les honneurs funèbres à son prédécesseur. Lr'inhumation fut faite par Monseigneur Baillargeon, évêque de Tloa, administrateur du diocèse de Québec. Parmi les membres du clergé présents, on remarquait MM. Cazeau V. G., G.-H. Besserer, Ant. Gosselin, Jean Lrangevin, J. Tardif, Z. Bolduc, E. Drolet, Léon Gingras, L<. Leduc, E. Parent, Ls Gingras, Ed- Richard, L. Provencher, P. Gariépy, E.-J. Horan, Jos.-Lr. Martel, D. Racine.

Les restes mortels de M. Asselin reposent dans l'église paroissiale de PAnge-Gardien, du côté de Pévangile.

Il avait été curé pendant dix ans. Son dernier acte porte la date du 24 mars 1854.

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