LIVRE DEUXIEME
Ici commence pour notre histoire une ère nouvelle : ici nous allons cesser d édifier sur des analogies. Le roi Chaires ÎH^ surnomme le Simple y voyant qu'inutilement il tenterait d^xpulser ces peuples , qui s'étaient extrêmement multipliés en France depuis la mort de Charlemagne^ et qu'on n'était parvenu à détourner temporairement qii*à force d'or, se décida à traiter d'une manière plus positive et plus durable avec euxj
Raoul , ou RoUon , leur chef y après avoir mis le siège devant Paris et ravagé tout le pays sur les bords de la Seine , songeait depuis plusieurs années à s'établir en France , et avait même fixé à Rouen le ^iège de sa domination . Voyant qu'inutilement il tenterait d'expulser jun ennemi devenu si puissant, Charles lui fit des propositions qui furent acceptées , et un traité fut conclu à Sl-Clair-sur-Epte. Le Monarque français lui céda en fief cette
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partie de la Neustrïe j qui s*est appelée depuis Duché deNormandie^ avec un droit d*hominage sur la Bretagne , à conditioii qu'il embrasserait la religion chvétieiine.
Devenu paisible possesseur du pays conquis , Rollon , en réparation des brigandages exercés par ses troupes , fit de grandes largesses aux églises desi prâats.
qui Tavaient catéchisé. Il partagea ensuite à ses guerriers la plupart des t^res du duché 9 à chacun selon les services qu'il en avait reçus : ccepit metiri terr€un suis comintihus ^etc.i terramfuniculo dit^ihii. (t y
Parmi les ofEcîei^ de son armée qui s^étaient le plus distingués , s'en trouvait un nommé Richard. Le duc lui donna^ pour sa part et pour récompenser sa bra-* voure , toute l'étendue de terrain qui forme aujourd'hui les paroisses de St- ' Sauveur-le-Vicomte et de Néhou, ayec de grandes dépendances. (2) Cette terre était alors inculte et couverte de bois : la.
(1) Dudo, S.t» Quendni Jccanus, CiJ Archiv. Mss, du ch. de St-Sauycur et de l'église de Nohou.