LIVRE SIXIÈME
Xa troisième baronoie de Nâiba fut connue sous k bobi de harownie dOr^ glandej (i). Elle se- composait de totUe la vaste forêt du Bosaquesnay 9 située à Né- »
hou» laquelle s'étendait sur le Valdécie^ el des maraisd'Orglandes^si tués à Orglandes^ commençant au Cix^sley , longeant le ter-^ |
ritoire de« communes d'Orglandes ^ d'un coié,de Gourbesville et du Ham ^de l'autre^ et 8e terminant au moulin de Rouvillette^ i
Comme la partie de la paroisse de Néhou qui forma le domaine de cette baronnie n^éUut pas d'aussi bonne qualité que la part des deux autres » ce fat à cette troisième baronnie que furent attachées, le»
terres que le seigneur de Néhou possédait à Barneville , lesquelles sont sans doute depuis fort long-temps sorties du domaine de cette baronnft| car le partage de 128^ est le dernier acte qui en parle.
La baronnie d*Orglandes passa dans la
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fij II ne faut pas confondre la baronnie d'Or^ i
glandes aveclstseigneuriede la paroisse de ce nom: ce sont deux établisseniens tout~à>£Biît d^érc;ii$.
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Ikntille des çeigeurs de Brucourt^ par lo mariage de Jeanne de Yernon avec GuU^ laumedeBrucourtunde ces seigneurs (i)« Mais elle ne resta pas long-temps dans eette famille^ car Jeanne de Brucourt|.
leur fille ^ayant épousé unseigneur Dou£S>-^ sej^ la porta par cette alliance dans celle de Douessey. Nous retrouvons les noma de ces barons dans plusieurs titres,^ et en-« tr'autrea dans un extrait des archives de la Maîtrise des eaux et forêts ^ à Toccasioa d'aune sentence rendue le 8 juin iJi^t à la Sénéchaussée d'Orglandes ,, entre le pror* cureur de ladite baronnieet JeandePitte* bout 9 propriétaire d'une partie de la va* Tassorie de Gonnevilte^
Messire Jean Douessey , baron d'Orglandes en 149^9 eutdeu^ 6Is, Jean,, et Jean surnommé ie Jeune. P^ns leurs par-* ^gcs j qui sont du 16 février i5q6 , la baironnie d'Orglandes échut à Taîoé.. Julien Douessey ^ son fils^ vendit cette terre ^ le 98 novembre iM^i ^ Messire François de Sourbon , comte de St-Pol ^ lequel ayant
{jk)^ Arçh. do Néhon.
7^ HISTOIRE DE VÛHOV.
épôtisé Âdrienne d'Ëstoutevîlle, unique hëritîère des grands biens de la Maison d'Estouteville ( entr'autres de la baronnie de Bricquebecs^^^n prit le nom avec' les armes y en écartelùre avec celles que ledit comte portait de son chef; et cela par ordre du roi François I^, le 1 5 février i534 (*).
François de Bourbon, comte de St-Pol, devenu par son mariage baron de Bricquébec, et Adrienne/ duchesse d'Estouteville , son épouse , n'eurent qu'une fille nommée Jffanl?, laquelle , héritant de tous leurs biens , devint baronne d'Orglandes, et fit passer cette baronnie dans la Maison d'Orléans-Longueville, en épousant Léo* "nor d'Orléans, duc de Dunois ti de Lougueviile. Léonor d'Orléans et Marie de Bourbon eurent trois fils et quatre filles ; Henri, l'atné, posséda la baronnie après
Cl) Extrait d'une description de la baronnie
. de Srîcquebec, faite'par M: Simon , Archiviste de
M.Uv de Matignon , Gbmmiviiqué par M. P. Le
Fillastre ^ dd Bricqud»ec. — Ardu du Chat, de
Bricqitebec.
unus Ti. 73
eux • De ton mariage airec Caltherine de Gonzague et de Clivesi il eut un fila nomme Henri qui devint baron d'Orglandeaà la mort de son père.
Ce Henri d'Orléans-^LongueTille, deuxième du nom 9 épousa Anne-^eneTièTe de Bourbon. Marie d^Orlëans, leur fille, épouse de Henri de Savoie , duc de Nemours j morte sans enfans , en 1707 y po9« séda la baronnie d'Orglandes après la mort de son père et la vendit , avec les terres de Bricqu^bec et de Biosville » à Monseigneur Charles-Auguste de Matignon »
Maréchal de France^ petît-fîls du Mare* chai Charles de Ma tignon , qui àvaitépousé à Rouen y en 1696 , la princesse £léon<nr6 d'Orléans y fille de Léonor d'Orléans , duc de Longue ville y et de Marie do Bourbon ^ duchesse de Longueville (i). Cette baronnie est ainsi restée dans la Maison de Matignon presque Jusqu'à la révolution. .
Elle était passée quelques années aupa-
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(i) Tôt» ces détails sont extraits àes Archives do Château ds Bricqiiebec
74 HISTOIRE DB NEHÔU.
rayant dans celle de Montmorency y en conséquence du mariage de Mademoiselle de Matignon, héritière de cette baronnie^ avee le fils aînë du duc de Montmorency.
Mais à répoque de la révolution y. ce qui en restait fut confisquécomme bien d'émw gré y et vendu k un particulier.
De nombreuses dévastations avaient eu lieuautrefois dans la forêt de cette baron* nie. Elle étaîl,commele» deux précédentes^ grevée de droits d'^usages ; mais ee prétexte de droits d^usages avait donné lieu à toute sorte d^abus : elle était tellement ravagée au commencement du siècle dernier ^qu*il n'y restai t presque plus rien(i) .Ce fut pour mettre un terme à cet état de choses que le seigneur Maréchal deMatignoii,co&formé< ment aux ancietines ordonnances ^2) ^ ob* tint) le 20 novembre t jrig^ une sentence,^ rendue en la Maîtrise de Valognes^ laquelle autorisait ledit Seigneur à faire opérer le cantonnementde la forêt ^ et ordonnait
(i) Mém. de I^elepière. , (a) St-Yon , liv. S » tit. ^