‹ Histoire de la paroisse de Néhou: depuis les temps les plus reculés jusqu'aChapitre 48 sur 64 · LIVRE IX. ±3g · texte numérisé non relu

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tances y et de tous les vassaux nobles de la baronnie de Néhou. Le fondateur exprime , dans la charte de fondation , le motif de cette enti^eprise: il Tétabliten rémission de ses péchés et pour le repos de Tame de ses ancêtres et de tous les fidèles trépassés (i)«

Cette collégiale fat dotée d*un vaste logement pour les chanoines , désignédans la charte de fondation par' le mot marte" ri{<m, manoir, delà part du fondateur ^ ainsi que de quatre prébendes auxquelles le seigneur de la Beurrière, son' premier yassal noble, ajouta une cinquième. Elles furent possédées par cinq chanoines , qui étaient tenus d'y célébrer Toffîce canonial.

Le fondateur établit doyen des quatre chanoines qu'il avait placés dans sa collégiale Richard , prêtre , qui desservait son église de St Georges de Néhou , etluidonna pour sa prébende, en perpétuelle aumône attachée à la collégiale, toutes les dîmes et tous les autres revenus qui ap-

(i) Cartul. de l'abbaye de Montebourg.

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partenaient pour sa portion à Téglise de St Georges de Néhou , dont le curé derait êlre désormais chanoine de Notre-Dame»

Il ajouta, pour celte prébende , aux revenus appartenant déjà à l'église paroissiale,. la place d'une maison (jet/emi/omu^) dans le bourg de Néhou, et une rente de vingt sous à prendre sur les possessions dont Guillaume-4e-CoDquérant avait gratifié son père en Angleterre («}.

Les trois autres premier» chanoines de Richard de Yernoo furent Guillaume ^ Roger et RaouL

Il aumoha à la collégiale ^ pour former la prébende de Guillaume ^ Téglise de St Laurent (de Rauville-la-Place ), par con* séquent les dimes et revenus appartenant à ladite église y un logement dans le manoir des chanoines r la place d'une maison dans le bourg de Néhou et vingt sous de rente sur ses seigneuries d'Angleterre.

(i] Cartul. de Tabbaye de Montebourg.

Tout le monde sait que la yaleiir e2(.tniisèque des espèces dont il s'agit ici, était, dans ce temps, bien supérieure à celle qu'elles ont aujourd'hui.

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Dèfi-Iors ce chanoine , comme les autres dont noqs allons parler I devint le curé primitif de Téglise qui lui fut aumônée et il la fit desservir par un prêtre appelé dans ce temps Vicaire-perpétuel (i).

La prébende qui fut conférée à Roger était composée de Téglise de Ste-Colombe, qui alors était une dépendance de Golle-

(i) ce On appelle ainsi les curés qui desservent % les cures dépendantes d'un Chapitre , d'une » Abbaye , d'un Prieuré , au lieu et place des curés > primitifs » qui sont les gros décimateurs , et qui » ne laissent à ces Vicaires qu'un gros ou une pot- ^ tien congrue, ou une partie des dîmes, aveb le » casuel de l'église. Ce sont les curés primitifs qui » font la présentation de ces Vicaires-perpétuela » à l'évéque. (Dictionn, Thêolog, V,^ Vicaires- » perpétuels). »

Les bénéfîces-cures de ce genre devaient être visités tous les ans par les Ordinaires des lieux , et ceux-ci devaient s'appliquer avec un soin, particulier à pourvoir au salut des âmes par rétablissement des Vicaires-perpétuels , et assigner , pour Tentretien desdits Vicaires , une portion du revenu , comme du tiers , plus ou moins , selon la prudence des Ordinaires ( Concil. Trid, c. *].De Vie» perpetj.

l4d HIjSTOIRE DB NEHOU.

ville, et des terres, revenus et aumônes appartenant à ladite église. La charte de fondation les désigne et en marque remplacement ; mais nous passons cet article sous silence, parce que, les lieux ayant changé de face , on ne pourrait s*y reconnaître. Le fondateur y ajoute , comme aux autres, une rente de vingt sous en Angleterre.

La quatrième prébende, qui fut conférée à Raoul , se composait des revenus antérieurement attribués à la chapelle que le fondateur avait dans son château de Nébou ; de la dime des bois qui devaient se couper dans les forêts appartenant à sa baronnie (ad peterem konorem NigelU humi)^ savoir, dans les forets appelées Mon trond, Haye-de-Néhou et Haye-de-Morville j de la dîme des joncs, bruyères et autres menus bois , ainsi que des amendes prononcées par le gruyer de ses forêts, avec des droits de chasse et de pâturage. Il ajouta à ces'divers revenus pour la même prébende, les dîmes du produit dés moulins présens et à venir appartenant à sa baron-

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