‹ Histoire de la paroisse de Saint-Augustin (Portneuf) [microforme]Chapitre 13 sur 147 · DEUXIÈME CHAPELLE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME CHAPELLE

Il existe, dans la paroisse de Saint-Augustin, une tradition orale qui tendrait à faire croire qu'il y eut une deuxième chapelle de bâtie sur la terre d’un Gingras surnommé Versailles.

Il y a contre cette tradition deux faits ifnportants, qui la détruisent,

En premier lieu, la terre de co Gingras dit Versailles, occupée aujourd’hui par Jacques Robitaille, n'offre, sur le Lord du fleuve, aucun endroit propre à l'érection d'une ehapelle, R

En second lieu, rien dans les archives n'indique que cette chapelle ait existé.

Il y a encore une autre tradition orale qui corrobore celle qui règne au sujet de la chapelle érigée sur la terre de Gingras-Versailles.

Les anciens assurent avoir entendu dire à leurs pères qu’il y eut, sur la même terre et dans le penchant de la côte, un cimetière, d’où on aurait retiré quabre corps pour les transporter dans le cimetière de la première chapelle. |

Il me faut encore répéter ici ce que j'ai déjà dit au sujot de la deuxième chapelle : ‘“ Rien dans les registres ne démontre que cetto tradition soit fondée.” |

JL peut se faire, cependant, que ce cimetière ait existé au temps des premiers colons et avant qu'il y eût des missionnaires.

LES ANNÉES 1691 Er 1692

Après avoir fait l'historique de l# première Mg depuis 1694, époque de sa fondation, Jusqu'à 1713,

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année de sa tæanslation à l'Anse-à-Maheu (formant une période de 19 ans), ! nous faut romonter à l'année 1691.

M. l'abbé Tanguay, dans sa Table chronologique des paroisses et missions de la provmre de Québec, tenant registrés, dé 1621 à 1871, donne l’année 1691 comme étant celle où des registres ont été tenus à Saint- Augustin.

Comme il sernit impossible de supposer qu'un homme de l'autorité de M. Tanguay en ces matières, ait mis là ce chiffre sans en avoir la preuve certaine, il nous faut admettre que les registres des années 1691 et 1692 sont soit à Québee ou à la Pointe-aux-Trembles. Il peut se faire aussi que les actes antérieurs à 1693 aient été déposés par les missionnaires de l’époque à d’autres endroits que les deux que je viens de nommer; car j'ai trouvé, dans les archives d'ici (Saint-Augustin), des

apiers appartenant à Kamouraska, an cap Saint- Ignace, etc.

On trouve, dans los archives de la Pointe-aux- Trembles, plusieurs actes de Saint-Augustin; mais en si petit nombre qu'on est porté à croire qu'il doit y en avoir plusieurs ailleurs. Ceci s'applique à l’époque antérieure à celle des missionnaires établis à la Pointeaux:Trembles, c'est-à-dire avamt 1679, alors que les

. missionnaires de la côte venaient directement du sémi-

naire do Québec, lies archives de cette ancienne et vénérable institution doivent donc renfermer plusieurs documents se rapportant au commencement de l’établissement de Saint-Augustin comme mission,

Les archives ne présentent qu'un seul acto pour cette année, la troisième après celle où l’on a dû commencer à tenir des registres. On pense que les ph dé actes de 1693 ont été détruits par les rats ou les souris.

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l'Enregistrement des Baptesmes, Mariages et Sepultures qui

DE SAINT-AUGUSTIN 27 Voici co premier acte des rogistres de Saint- Augustin :

J'assure et certilie avoir baptisé le jour de Noël, éur Les six heures du soir, l’année mil six cent nonante trois, un des enfants de Pierre Amiot et de Louise Dau (le rusts du nom est déchiré) sa femme, nommé Jean Baptiste et pour parain (nom de baptôme déchiré) le Maistre et la mareine Louise le Maistre en foy de (déchiré) j'ay signé

fr, JucONDE BRtE, L Récollet,

Il reste à trouver le nom de famille de la mère de l'enfant baptisé et dont le registre n'offre que les trois lettres Dau, La chose devient facile avec l'ouvrage si précieux de M. l'abbé Tanguay, son Dictionnaire généalogique, et voici comment,

À la page 7, on voit que Pierre Amyot-Villeneuve, se mariait, en 1680, à Jeanne Renard, dont il eut trois enfants : un garçon et deux filles. On voit encore que ce même Pierre Amyot-Villeneuve se remariait, en 1686, à Louise Dodier. Il eut de ce second mariage cinq enfants dont un, Jean-Baptiste, fut baptisé le 25 décembre, 1693. De cette manière, on retrouve faciloment le nom de la mère, que le fr, Récollet a dû écrire Daudier et que M. Tanguay écrit Dédier, ce qui, dans les deux cas, donne la même prononciation et le même noM.

Déjà, à cette époque. reculée, les missionnaires faisaient coter et parapher leurs registres de baptêmes, mariages et sépultures, Je reproduis ici le premier certificat de ce genre que délivrait alors René-Louis Chartier de Totbinière, dont le nom est passé à notre histoire,

L'an mil six cent quatrevingt saize, le vingtieme jour de fevrier Pardevant nous René Louis Chartier etcuyer Seigneur de Lotbinière Conseiller du Roy et son Lieutenant général civil et criminel au siège de la Prevosté de Quebec, est comparu Mre l'estu prestre curé de la paroisse de Saint Augustin en la* Seigneurie de Maure Lequel nous a representé un Registre couvert de papier contenant six feuillets blancs pour servir a

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