BATISSE DE L'EGLISE DE PIERRE A L’ANSE-A-MAHEU
(Suite et fin.)
(1723). Après avoir cité ce qui reste des manuscrits de M. Desnoyers, le lectour verra que l'en n’a pu dire la messe, dans l'église de pierre de l’Anse-à-Maheu avant l’année 1723. h
Je cite au long et toujours textuellement, respectant jusqu’à l’épellation, souvent vicieuse, même pour cette époque, et la ponctuation à peu près nulle, (1)
Lannée 1723, Le dit Sieur Curé (M. Desnovers) fit continuer la Batisse de son Eglise de St. Augustin, en eommencant par faire elever la masonne du pignon jusqu'au feste (faite) de LEglise qui a cinquante pieds de haut depuis le Raz de Chaussée, fit pareillement exaucer (exhausser) la muraille du Rond point jusqu'a onze pieds de hault ou environ audessus du carré, cequi luy fait de hauteur trente un pied de haut depuis les fondements. Ensuite fit faire une assemblée pour convenir du prix de la charpente de leglise y compris le clocher HE fut convlud que ce seroit le Sieur FRanÇoïs AxGER qui la feroit pour prix et somme, tant pour la taille, que pour la lever de cinq cens jivres et nourir, tous les autres Charpentiers demandant six cens livres, fit aussy commencer la menuiserie des croisées de l'Eglise qui ont chacune eoutté 20 liv. de facon avec la nouriture du menuisier, excepté celle de la sachristie, qui n’a coutis que six livres LEglise ayant fournie le bois,
(1) A ceuxqui seraient tentés de dire que ces extraits sont longs et ennuyeux, je réponds d'avance que je les plains at que je n’écris pas pour eux. Outre les renseignements précieux fournis par ces vieux manuscrits, on y trouve ample matière à une étude philologique com- . ‘rée, sans parler des connaissances agquises au sujet des prix de cette époque et des coutumes, usages, eto.
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