‹ Histoire de la paroisse de Saint-Augustin (Portneuf) [microforme]Chapitre 58 sur 147 · LA ROUTE DE LA NOUVELLE ÉGLISE · texte numérisé non relu

LA ROUTE DE LA NOUVELLE ÉGLISE

Lo ? juillet, il y eut une assemblée des anciens ot

nouveaux marguilliers, dont voici les noms : Jean- Baptiste Dicn, Pierre Jobin, Jacques Rochon, Augustin

. Thibaalt, Jean-Bte Petitclerc, Antoine Dorval, Louis

Jobin, Pierre Côté, Jean-Bte Constantin et Prisque Cantin. Il fut convenu ‘“ de supplier Sa Grandeur Monseigneur Plessis ÆEvêque de Quebec de leur

permettre de prendre au coffre-fort de la Fabrique de

Saint-Augustin l'argent nécessaire pour faire la route de la nuvelle église du dit l1eu.” Sos la date m1 8 d'octobre, on lit :

Nous approuvons la délibération des marguilliers de Ja

paroisse de Saint-Augustin du trois juillet dernier et la résolutiou qu’ils ont no de faire la route ds la nouvelle église paroissiale aux frais de la fabrique.

Donné à Québec le 14 Sbre 1815.

Le présent écrit sera annexé au registre dés délibérations,

Signé : t v.-0, Ev. de Québec.

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suivantes ; Æ96,12,9 ‘pour planches et madriers ?” ; £12.12.6 ‘‘ pour eloux ” ; £67.13.4 ‘ pour les sculpteurs 5, B, et D”, |

Dans Îe cours de cette année, la fabrique rentre en possession de 5 bancs, dont les propriétaires sont morts où absents, etc,

Le premier a été remis par Jean-Bte Amiot-Villeneuve, forgeron, et adjugé à Augustin Drolet pour une rente annuelle de 27 chelins.

Le deuxième retourne à la fabrique par la mort de Marie-Louise Ratté, veuve d'Augustin Lavoix ; retrait par son file Augustin pour une rente de soize chelins par année.

Le troisiéme bane (dans le jubé) devient la propriété de la fabrique par la mortde Geneviève Vermet, veuve de Jean-Bte Girard; elle l’adjuge à François Côté, forgeron, pour une rente annuelle de une livre et 10 SOUS, ancien Cours,

Le quatrième (dans le jubé) devient la propriété de la fabrique par l'absence d'Agathe Garneau, veuve Gingras; adiugé à Augustin Gingras. Rente annuelle : 17 livres de l’ancien cours.

Le cinquième revient à la fabrique par l’absonce de Joseph Martel, et elle le vend à Augustin Vermet pour une rente de 27 chelins par année.

(1316). Dans les comptes que rend Pierre Jobin, le dernier marguillier en charge de l’église de l’'Anse-à- Maheu, fermée dans l’automne de cette année, on remarque. Ce qui suit au chapitre de la dépense. Pour péinture, clous, mastic, etc. : £19, 5, 10 ; pour 150 “ Hivrets d’or employés : ” £38, 15 ; pour planches et

madriers : £33. 10 ; pour ouvrages à l’église, fenêtres, sanctuaire en bois et en fer et magonnerie :£28, 3. 34; pour parfait paiement de Ia voûte, retable, chaire,

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trouvait alors avec un déficit de £191. 10. 84, que le successeur de Pierre Jobin, (Louis Amiot-l’Erpinière, le premier marguiller en charge de la nouvelle église) devra, lui et sessuccesseurs, payerà M. Pierre Langlois, marchand de Québec, sur les deniers de la fabrique, “tous les ans, jusqu'au parfait et entier paiement.”

Au commencement de cette année, on voit que la fabrique rentre encore en possession de deux bancs : celui de Madeleine Dubuc, veuve de JTouis Doré, décédée. Le fils retrait ce banc pour une rente annuelle de 15 chelins; puis le banc de Pierre Petitclerc, absent : adjugé à Augustin Brousseau. Rente annuelle : 24 livres et dix sous, ancien cours.

L'ancienne église, deux ou trois ans avant de se fermer, avait aidé à la nouvelle construction au moyen de l'élévation de la rente de ses bancs. Aussi voit-on que cette source de revenus a produit un chiffre plus considérable qu’à l'ordinaire. Les bancs achetés au commencement de cette année devaient être trans: portés dans l’église nouvelle, comme nous le verrons bientôt,

L'église de pierre de l’Anse-à-Maheu n'avait donc pas servi 98 ans, comme on le croit généralement. Ouverte au culte en 1723, elle était fermée en 1816, ce qui lui faisait le joli service de 94 ans, même en comptant les années 1723 et 1816, chacune pour un an complet.

L'année 1816 s'ouvre par un baptême, suivi de trois mariages contractés le même jour, le 9 janvier. Ce sont les mariages de : Louis Fiset et Barbe Côté ; de Louis Bureau et Marie Pelletier, pais celui de Jean-Baptiste Gilbert et Josephte Girard.

Le 6 de février, encore trois mariages. Pierre Masson se marie à Marie-Louise Jobin, fille de Jacques ; Joseph Scipion dit Lalancette, cordonnier, fils de Jean-

Bte, colporteur, épouse Louise Denys, fille d'Tgnace, et

Michel Moisan, de Lorette, se marie à

osephte Bronsseau, fille d'Augustin, de Saint-Augustin.

Le 12% du même mois, trois mariages de plus, Se mariaient : Jean-Bto Drolet et Marguerite Marois, tué de feu Nicolas Murois ; Joseph Gilbert et Marie-Anne McCarthy, fille d’Augustin, puis Augustin Beaupré et Mario Carreau, fille de Luuis.

Le dernier mariage béni dans la vieille église a été celui de Joseph Ouvrard dit Laperrière et Marie- Françoise Masson, le 23 Juillet.

Le dernier baptisé, au même lieu, fut Joseph, fils de Joseph Soulard et de Judith Grenier, le 27 d'octobre ; et le dernier enterrement, celui de Charles Defoy, veuf de Marie Drouin, à l’âge de 91 ans, le 12 octobre.

Les rogistres de la nouvelle église s'ouvrent par l'acte de sépulture de ‘ Pierre-Bruno, garçon illégitime de Québce, ” âgé d'un mois, et enterré le premier de novembre. (1)

Le premier baptisé dans la nouvelle église fut Joseph, fils d'André Plamondon et de Marie-Josephte bi rai tous deux del’Ancienne-Lorette, le 4 novembre.

e premier mariage fut celui de Jacques Julien et Marie-Arine Ouvrard, fille de feu Ambroise Ouvrard dit Laperrière,

Le cahier des délibérations renferme un document qui mérite d’être inséré ici.

Le trante Octobre mil huit cent seize par Monseigneur J, O. Plessis Evêque de Québec a été Bénie la nouvelle Eglise de Saint Augustin, désignée par mon dit Seigneur en mil huit cent neuf, commencée dans l’Automne aprè: la bénédiction de la Îere pierre par Messire Deschenaux Vic Gén. Curé de l’Ancienne Lorette; Batie par les Habitants des deux premiers rangs, un cerlain nombre de ces rangs excepté, et ce en présence de MM. Deschenaux Vicaire General Curé de l'Ancienne Lorette Célébrant, Antoine Bedard Curé de Saint Ambroise, De Bouchervilie Curé de Charles-bourg, Poulain de Courval de la Pointe aux Trembles, Cadieux de Beauport, Parent prêtre du Séminaire de Québec, Gauvreau Clerc Sécretaire, d'un grand concours de pouple et du sous-signé.

Signé : A, Lerrançois ptre,

(1) L'église d'en haut fut ouverte au culte le 30 octobre, 1816.

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date du 3 novembre, M, Lofrançois a écrit ce LI mu & . À A FUAU »«

Des Baxs

Les Bans (bancs) de l'ancienne Eglise de Saint Augustin ont été placés dans la nouvelle dans les places qu'ils occupoient, et les nouveaux ont été adjugés selon la forme ordinaire, le prix de l’adjudication faisant la rente annuelle payable au commencement de chaque année, entre les mains du marguillier en exercice. nes

Le trois Novembre mil huit cent seize ont été adjugés à la porte de l'Eglise de Saint Augustin les Bans dans la nouvelle Eglise, suivant l’ordre, le nombre et les rangs désignés ci-dessous.

Le prix est donné en livres et sous de l'ancien cours.

Le banc payant le plus haut chiffre est celui de Charles Gagnon : 39 livres, dans la 2me rangée, côté de l'Evangile, No, 8.

Ensuite, dans la 3me rangée, No. 2, du côté de l’Epître, le banc d'Augustin Bourbeau : 34 liv.; puis celui de Pierre Jobin, mêmes rangée et côté, No. 3 : 30 livres.

Vendus à la criée, le 3 novembre : 18 bancs.

Le 10, on vend 22 bancs, dans la me rangée, contre la muraille, du côté de l'Evangile. Les plus hauts prix sont pour les banes Nos. 7 et 9, adjugés à Charles Fiset et à Joseph Jobin, 28 liv. 10 sous chacun.

Le 17, on adjuge 9 bancs de la première rangée du côté de l'Evangile, et 9 de la 2me rangée, même côté ; 5 de la première rangée du côté de l'Épitre, et 4 de la 2me rangée, même côté ; en tout : 27 bancs, Le plus haut prix fut pour le banc No. 12, adjugé à Louis Gilbert, fils.

Le 24, on vend les bancs des deux chapelles.

Chapelle du côté de l'Evangile, en remontant ; première rangée : 3 ; 2me rangée : 3 ; on tout : 6.

Chapelle du côté de l'Epitre, en remontant ; première rangée : 3 ; 2me rangée : 3 ; en tout : 6. Pour les deux chapelles : 12. Le plus haut prix de ces bancs est le No. 1, dans la première rangée de la chapelle du côté de l'Epitre, adjugé à Charles Charland pour 28 livres ot 5 sous,

C'était donc 79 bancs que l’on vendait à ces quatre criées ; eb ii uovait y avoir, parc, nar-là das banes de l'ancienne église, dans la position d'ordre qu'ils y occupaient, car los numéros des bancs adjugés ne se suivent pas tous et commencent généralement vers le No. 11, ce qui fait supposer que les anciens bancs étaient presque tous placés en avant dos nouveaux.

(1817). Le 18 de mars, Jean-Bte Moisanu et Maric- : Olive Petitclere réhabilitent leur mariage contracté le 21 janvier dernier. Ce mariage était invalide, vu qu’ils n'avaient point déclaré un empêchement (qu'ils ignoraient) du 4me degré de consanguinité existant entro eux, et pour lequel ils ont obtenu une dispense de Mgr Plesss, le 17 de ce mois.

Le 19 d’avr'l, DRE de Marie-Louise Thibault, épouse de Jean-Bte Racetie, morte subitement à l’âge d'environ 41 ans.

Le 17 décembre, Nicolas Laïinez dit Laliberts, veuf de Louise Doré, meurt à l’âge avancé de 93 ans.

La rente des bancs a rapporté £116,1.3, et la vente de 2 ciboires et d’un ostensoir (probablement ceux de la vieille église), £28,10.

Au chapitre de la dépense, on voit: Pour le bedeau : £5.3.4 (c’est le même prix depuis plusieurs années) ; pour maçon et forgeron : £3.19 ; pour madriers et planches : £11.10 ; pour”clous et cordes: £5.11 ; pour façon de 10 bancs: £11.5 ; pour balustrades et fenêtres boisées : Æ£80.10 ; pour bénitier de pierre: Æ1.15 ; pour 2 échelles de cèdre : £1.10 ; pour peinture, coiie,

etc. : £2,10.2, et pour chaux, Vois de eéhauffage, clôture : £2.7.9. :

La fabrique a payé £109,18.6 à M. Pierre Langlois, marchand de Québec, (déjà mentionné) sur sa dette de £191.10.84.

La dépense ot la recette s’équilibrent ; mais il reste à la fabrique ‘* 751 sols (sous) de nulle valeur.”

Au cours de cette année, la fabrique revend plusieurs bancs qui lui reviennent par mortalités, absences ou comme bancs nouveaux.

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(1818). Le 16 de mai, sépulture de ‘ Louis Ouvrerd dit Vanerridre, £5oux üe Marie Martel, mort le quatorze du courant, écrasé par la chute de sa cheminée en présence de Charles Amiot dit Villeneuve et de Joseph De Saint dit Saint Pierre, de Joseph Morel et de Louis Ouvrard dit Laperrière son fils ; âgé d’environ cinquante un an.”

Le 16 d'août, sépulture de Josephte Porreau, fille de feu Michel et de jo mA Béland, à l'âge de 91 ans.

Le 27 d'octobre, Marguerite Defoy, âgée d'environ 31 ans et femme de Jean-Bte Trudel, meurt de mort subite,

Dans le mois de juin de cette année, Mgr Plessis

visite la paroisse et il écrit ce qui suit au cahier des délibérations :

Vus et alloués les comptes de cette fabrique desquels nous déchargeons les marguilliers jusques et compris Pierre Jobin, qui était comptable en 1816. Ordonnons que, d'ici à deux ans, il soit placé dans le bas de l’église un baptistère hors duquel on ne puisse baptiser depuis le 15 avril jusqu'au fer novre, de chaque année. Donné à St Augustin dans le cours de nos visites, ‘e 6 juin 1818, :

Signé : t J. O. Ev. de Québec.

La rer'. vs bancs a atteint le plus haut chiffre jusqu’à présent : £119.5.5

Le salaire du bedeau a été augmenté de 10 chelins : de £5.3.4 à £5.13.4,

La fabrique s’est acquitiée de sa dette à M. Pierre Langlois, marchand de Québec. La balance due : £81.12.24 lui a été payée cette annéeo.

On a payé en outre pour perches et piquets :

£14 ; pour plomb : £16.11,6; pour elous et curvelles : 17 chelins ; pour ouvrage au clocher : £1.2.6.

. Balance à l'avoir de la fabrique : £30.11.8.

Les marguilliers vendent à la criée plusieurs bancs revenant à la fabrique par mortalités, absences, etc.

Le banc No 4, dans la première rangée, du côté de l’'Epître, adjugé à Jean-Bte Roy-Audy, a donné le plus

174 HISTOIRT" DE LA PAROYSSE

haut prix Jusqu'ici : 60 livres de l’ancien cours, comme :

$10 de notre monnaie actuelle,

Mgr Plessis a confirmé, en juin (1818) 816 personnes des deux sexes.

(1819). Le 16 février, M. le curé hénit six mariages à la même messe, Ce sont les mariages de Michel Drolet et Marie-des-Anges Gingras, fille d'Augustin ; de Joseph Dolbecet Marguerite Sédillot dit Montreuil ; de Joseph Grenier et Louise Soulard, fille de Joseph ; de François Génois et Marie-Annne Vézina, fille de Joseph ; de Louis Lépine, journalier de Québec, et Marie Gilbert, ‘lle de Jean-Baptiste, de Saint-Augustin, et de Louis Vézina et Madeleine Génois, fille de

* François, |

Le £ de juin, on inhume “ Le corps d’un Canadien catholique romain, noyé depuis om jours, de l’âge d'environ quarante ans, trouvé flottant sur le fleuve et conduit sur le rivage, à la rivière du Cap Rouge par les gens d’une chaloupe"

Il y eut enquête juridique sur le cadavre de ce noyé, par Louis Gaboury, “ Lieutenant des Milices,” assisté de Jacques et Ignace Gaboury, qui ont déclaré n'avoir trouvé aucun signe de mort violente,

Le 14 juillet, sépulture de Marie-Véronique Du Sault, veuve de François Rasset (Racette), “vivant cultivateur de l’'Assomption, morte à l’âge de 93, ans.”

Le sieur Amiot paie la balance due sur son obligation du 2 juillet, 1815”: £33.6.8.

Un particulier (on ne ie nomrne pas) fait un don à la fabrique de £4.5.

Parmi les articles de la dépense, on remarque £12. 7.114 pour plomb, clous, etc.

Il reste à lavoir de la fabriqué : £207.17.2.

. Jean-Bte Roÿ-Audy remet le banc qu'il avait acheté, l'année précédente, au prix élevé de $10. Ce même banc, mis à la criée, est adjugé à Gabriel Rognon dit Rochette pour 36 livres, ou $6.

(1820). On trouve encore l'enregistrement de 3

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mariages contractés le mâme four : !S prénuvr février. Se marient: Antoine Ouvrard dit Laperrière ot Thérèse Carreau, fille de Louis ; Basile Tardif et Angèle Amiotl'Erpinière, fille de Jean-Baptiste ; Thierry Pelletier et Thérèse Trudel, fille de Charles.

Louis Petitclere et Françoise Gagnon, son épouse, tous deux ‘de la Petite Rivière Saint-Charles dans la Banlieue de Québec,” font baptiser à Saint-Augustin, le deux février, Françoise, née le Jour précédent.

Le 21 juin, la veuve’ du meunier Louis Bourbeau (broyé à mort dans un engrenage, comme nous l'avons vu) se remarie avec Michel Tessier.

Le nom de Joseph Marois paraît pour la première fois comme tisserand, le 19 août, le jour où est inhumée son épouse, Marie-Angélique Nolin.

Le 25 septembre, sépulture, dans l’église, du corps d'Augustin Thibault, ‘ capitaine de la première Compagnie des Milices” de Saint-Augustin, à l’âge de 79 ans.

Îl y a eu, dans le cours de cette année, une seule mort subite : celle de François Prud’homme dit Failly, âgé de 15 ans.

Parmi les actes de baptême, or remarque celui de Marguerite, née du légitime mariage de defant Noël ot de Geneviève, Sauvages Mickmacks, hyvernant à l’Ancienne Lorette."

Les quêtes de l’année ont produit £26.11.0.

On a payé £113.10.0 pour le jubé, et il restait au coffre 251.0.5, ou $1,004 et quelques sous.

Cette année, il n’est vendu que ? bancs remis et

revendus, l’un, 30 livres, et, l’autre, 18 liv. et 10 sous, ancien Cours,

(1821). Au printemps de cette année, les anciens et nouveaux marguilliers se réunissent sous la présidence do M. le curé, pour prendre en considération la réponse de Mgr Plessis à une lettre qu'ils lui avait écrite, dans laquelle ils demandaient à Sa Grandeur la

permission “ de prendre au coffrefort de leur fabrique

es deniers nécessaires pour réparer en partie le crépi extériour des murs de l'Eglise, de la sacristie, du pignon du presbytère et le haut des cheminées. ”

L'évêque accorde cette demande ‘“ si la somme nécessaire à cette réparation n'excède pas le tiers de l'argent que possède au moment la dite Fabrique. ”

Les marguilliers, en vertu de cette permission, décident unanimement de prendre, sur les £251 et 5 deniers qu'elle possède, jasqu’à concurrence de £30,

On a payé les sommes suivantes : Pour dernier ot parfait paiement du jubé : £69.10.0 ; pour le retable, en àùgc: Æ£133.6.8 ; pour le tableau de saint Jean- Baptiste : £12.100 ; pour divers ouvrages à l’église : £7.5.64. Reste en main : £176.7.74.

Il s’est vendu à l'enchère une cinquantaine de bancs, Le chiffre le plus élevé de ces bancs à été 36 livres, ancien cours,

Il est fait mention d’une seule mort subite, durant cette annéo : celle de Julien Bureau, époux de Catherine Guillot, âgé de 68 ans.

Le mois de janvier voit encore trois mariages célébrés le même jour, le 30. Ce sont les unions de Nicolas Bureau ct d'Angélique Quentin (Cantin) fille de Jean-Baptiste ; de Louis Bélan (Béland) et de Marie-Anne Cantin, fille de Jean-Baptiste ; de François Duboct (Dubeau) et de Madeleine Gingras, tille d'Augustin.

On voit que Jean-Baptiste Cantin mariait ses filles Angélique et Marie-Anne ce jour-là.

Le 28 d'avril, baptême de Godefroy et de Domitille, jumeaux, enfants de Gabriel Rognon dit Rochette et de Françoise Girard.

Le 14 de juillet, il mourait dans la paroisse, un homme âgé de CENT DEUX ANS : Philippe Drolet était le nom de ce patriarche, le seul qui pût alors, en 1821, dire qu'il avait été baptisé dans la chapelle de bois de l’Anse-à-Maheu, et qu'il avait déjà deux ans lorsque

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Le 21 d'août, sépulture de Paul Rasset (Racette), veuf de Catherine Jobidon, ()

Le 8 novembre, sépulture de Patrick, ‘ fils de Dennis Duann, Irlandais cultivateur de l'Etablissement Saint Patrick sur la Rivière Jacques-Oartier, et de Jeane Manifold, son épouse. ” Leur enfant décédé avait 4 ans, 3 mois et 8 jours. |

Le 4 décembre, an autre Irlandais, Cornelius, âgé de 15 ans ot du même établissement de la rivière Jacques- Carter, était inhumé dans le cimetière de la paroisse. Ses parents étaient : Michael Mauher () et Bridget Ready.

. Il y eut, en 1821, 86 baptêmes, 32 enterrements, dont la grande moitié d'enfants en bas âge, e' 16 mariages,

(1822). Le 11 janvier, sépulture de Joseph Vézina, à l’âge avancé de 90 ans.

Le 15, est inhumé, dans l'église, au côté de l’Epître, lo corps de Jean-Bte Moisan, à l’âge de 65 ans. | Le 24 février, sépulture de Mary, fille de ‘“ James Lewis, cultivateur de l’etablissement Saint Patrick sur la Rivière Jacques Cartier, et de Mary MelncKerny,

son épouse.”

Le 13 mars, ‘ a été baptisé sous condition, à l’âge de trois ans, sept mois et trois jours, Flavien Léon, né à Québec, le dix Aoust mil huit cent dix huit, de parents inconnus.”

Le 14 mars, ‘ à été baptisé sous condition, à l'âge de cinq ans et quatre jours, Pierre Lécuyer, inconnu de

Québec.’

ent .

(1) Les premiers missionnaires écrivaient ce nom tel qu’il doit l’étre (nous l'avons déjà vu) : Bron. D’un nommé Bidon quelconque, ayant pour prénom : Job, on a fait : Joripox. Il en est de même pour les Gastonguay, formé erronément des deux nome de Gaston et de Guay : c'est Guay qui est leur vrai nom.

(2) Probablement Maher.

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