‹ Histoire de la paroisse de Saint-Augustin (Portneuf) [microforme]Chapitre 98 sur 147 · M, JACQUES JOBIN · texte numérisé non relu

M, JACQUES JOBIN

(Gténéalogis).

L'ancêtre de la famille Jobin (1) de Saint-Augustin :

se nommait CHARLES : il était le neveu de Jean Jobin, maître tailleur, qui, lui, s'établit à Québec où il se maria deux fois.

Quant au neveu, Charles Jobin, il était né en 1620, à Saint-Germain d'Auxerre, évêché de Paris. Il vint au pays avec sa première femme, Madeleine Girard, qui était de 20 ans plus jeune que lui, étant née en 16490. Elle mourait à Québec, en 1675, à l’âge de 35 ans seulement,

Quand émigrèrent-ils dans la Nouvelle-France ? On ne saurait le dire au juste ; mais ce dut être vers 1657,

(probablement quelques jours seulement après leur

mariage), car, en 1658, leur premier enfant, Jean, venait au monde, et la mère n'avait alors que 18 ans. Charles Jobin eut de ce premier mariage sept enfants, dont 3 garçons et 4 filles. Un des garçons, Jacques, né à Québec, le 8 de décembre, 1669, se mariait, le 23 de novembre, 1694, à Charlesbourg, avec Adrienne Bourbeau, et l’une de ses sœurs, née aussi à Québec, en 1672, se mariait, le 5 de février, 1691, aussi à Charlesbourg, à Jean Roy-Audy.

La seconde femme de l'ancêtre ant net était Marie Rousseau, de l'évêché de Larochelle. Il se remariait . deux ans à peu près après le décès de sa première … fem .e, le 16 février, 1677, à l’âge avancé de 57 ans. Il de neurait encore à Québec ; mais, à partir de 1688, on voit que tous ses enfants sont baptisés à Charlesbourg, où il mourait à l’âge de 85 ans.

Jacques Jobin, fils de Charles, s'était marié, comme nous venons de Ÿe voir, à Charlesbourg, où il éleva sa nombreuse famille : 13 enfants. Voici leurs noms :

* (1) Les variations de ce nom sont : Joubin et Jolin,

DE SAINT-AUGUSTIN 319 hi

Marguerite, née le 30 mai 1698, mariée, en 1725, à

François Racet ; Marie-Josette, née le 19 mars, 1706, +

et mariée, en 1727, à Charles Boesmé ; M hrore t-Augustin : né en... ; et marié, en 1728, à Madeleine Blondean ; Yoan Jobin, 1 Jacques-Charles, né on 1695, et marié, en 1722, à ge M adeleine Lefrançois; Marie-Thérèse, néo en 1702 ot- ON T morte en 1703 ; Marguerite, née en 1700 et morte en 6 1620 ) 1708 ; Marie-Marguerite, née en 1704 ; Jean-Charles, | il vi tau ! en 1708: Thérèse, en 1710 ; Pierre, né le 18 février, ï: Wu ni 1712, et mort le 30 mars de la même année ; Pierre, Tia 1:20 né en 1713 et mort en 1715; Pierre, né en 1716, et y PT * Joseph, né en janvier de 1718, (1) * UR Ces enfants naquirent tous à Charlesbourg.

"On J'ai eu l’occasion de faire observer, en consultant les de 1657, ! registres des baptêmes, mariages et sépultures, que y Pro MALE plusieurs colons 1 Charlesbourg et d’ailleurs étaient

venus se marier à des filles de Saint-Augustin, et

fant, Jean, .! finirent par s’y établir.

que 18 set ; Ce fut un des fils où pout-être un des petits-fils de 1ariage Sept Jacques qui dut émigrer ici, car le nom de Jobin n'est e8 sr bei pas un des plus anciens de la paroisse : ilne paraît, , 1669, 80 dans les archives, que vers 1735. sbourg, avec ! Voyens, maintenant, la versien du descendant de née ur Charles, M. Jacques Jobin, du rang des Mines, La , 1691, aussi à voici telle qu’il l’a racontée ; . do CU Je dois appartenir à la quatrième génération. (2) Mon Aus na À ancêtre s'était établi à route. dans les bte e romar 4 temps, (3) avec une quarantaine d'autres Français, afin de se sa première ù mieux protéger contre les Sauvages. Pour cela, ils avaient de 57 ans. . ris des terres toutes voisines les unes des autres ou contignëüs. rtir de 1688, e premier Jobin (4) mourut à Charlesbourg, mais son ils 64 à Charles- ou petit-fils mourait à Saint-Augustin. . 1 ieti ir" 4 1 M. ! .

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donnant, en moyenne, 40 ans par génération. On voit que c'est assez

eurs noms: 4 exact, : (3) Charles, comme on l’a vu plus haut.

(4) Il est évident que M. Jobin se donne pour ancêtre, au pays, ‘

Jacques, fils de Charles, tandis que o’est celui-ci qui est son véritable aneûtre,

320 SOUVENIRS, LÉGENDES, ETO.

Voici dans quelles circonstances le fils ou le petit-fils de mon ancètre vint ici.

Il était charpentier et menuisier, et les Dames de l'Hôtel- Dieu de Québec faisaient bâtir un moulin à farine, un moulin banal, car elles étaient seigneuresses de Saint-Augustin, alors. Elles avaient donc engagé, pour travailler à leur moulin, le

‘Jobin dont je vous perle.

Or, il est bon de vous dire qu’un jour (c'était un dimanche), s'ennuyant de ne pas frapper coup tt d'être parmi des faces inconnues il prit le sentier, à travers les bois, qui conduisait à ce rang. (1) |] avait avec lui une connaissance de Québec, ouvrier aussi, Arrivé dans ce rang. ils y trouvèrent quelques habitants qui étaient loin d’être riches. Ils vivaient dans des cabanes à moitié+cachées dans la terre, sans plancher et v’ayant, pour s'écla:rer, que quelques vitres qu'on remplaçait, quand elles étaient cassées, par de vieux chapeaux qui laissaieut toujours passer un peu de jour, parcequ’ils étaient toujours bien pércés. Le bois était tout autour des cabanes.

11 prit envie à ce Jobin, qui doit être mon grand-père bisdieul, si je ne me trompe pas (puis, se tournant de temps à autre du côté de Mme Jobin, il ajoutait, au milieu de son récit : “ Qu'en dis-tu, ma vieille, e’est y comme ça?) il lui prit envie, à mon grand-père bisaïeul, de s'acheter une terre ici, vu que le sol lui parut en être bon. Il acheta donc d’un pauvre colon un bien, vint 8’y établir plus tard, et c'est comme ça que les Jobin sont venus de Charlesbourg ici.

Par grand-père bisaïeul, M. Jobin entend le père de son grand-père, ce qui forait deux générations à venir

jusqu’à -lui, né. en 1809, et ce qui nous mènerait à

1729, en accordant 40 ans, à peu près, à chaque génération. .

On voit que cette tradition ne peut s'éloigner beaucoup de la vérité historique.

Nous passorons, à présent, aux souvenirs du passé, qui ne s'appuient, Î orale ; mais, puisque les Pères les ont transmis religieusement de génération en génération, pourquoi ne leur donnerions-nous pas une forme, un Corps moins périssable, pendant qu’il en est temps encore ?

() Le rang des Mines.

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Racine a dit : ‘“ Du sang dont vous sortez rappelez la mémoire. ” Or, ces souvenirs, ces légendes, nous viennent des aïeux d’où nous sommes sortis, et, comme tels, ils forment une partie ne Poe de l’histoire d'une paroisse ; puis qui sait si, dans un siècle d’ici, nos descendants n'aimeront pas À les lire avec autant de plaisir que nous en avons à les entendre ?

e premier souvenir remonte à plusieurs années. II fera voir, encore une fois, que nous sommes généraloment trop peu soucieux au sujet de certains faits historiques importants.

IL s’agit de notre historien national : F.-X. GARNEAU.

De son vivant, ses compatriotes le laissaient végéter dans un état voisin de la misère. Maintenant qu’il n’est plus, qu’il a laissé derrière lui une œuvre impérissable, œuvre à laquelle il a consacré toutes les années de son existence ; maintenant qu'il a illustré son nom, chaque paroisse où se trouve un Garneau le réclame : vieille histoire de l’ingratitude, puis de la vanité des hommes.

Parmi toutes ces paroisses qui prétendent avoir eu l'honneur de donner le jour à l'aïeul de notre historien, pourquoi la paroisse de Saint-Augustin ne viendraitelle pas, documents en mains, faire voir qu’à elle seule appartient cet honneur ?

oici ce que dit, à ce sujet, M. l'abbé Casgrain.

Le fondateur de la famille Garneau, en Canada, faisaie ga de la nombreuse émigration venue du Poitou, en 1655.

. Louis Garnault était natif de la paroisse de la Grimoudière, diocèse de Poitiers. 11 épousa, à Québec, le 23 juillet 1663, Marie Mazoué, native de ia Rochelle. En 1667, on le trouve “pri au recensement de la Côte-de-Beaupré. Il s'établit à

Ange-Gardien,

L'arbre généalogique suivant de la famille de M, Garneau est extrait du Dictionnaire généalogique de toules les Famitles Canadiennes par M, l'abbé Tanguay. (1)

(1) ‘ Cet immense travail, fruit de plusieurs années de patientes

recherches, comprend «4 généalogie de toutes les familles canadiennes depuis la fondation de la colonie. *

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PIERRE GARNAULT,—JEANNE BaARAULT, de la paroisse de la Grimoudière, Diocèse de Poitiers.

[.—Louis, le premier venu en Canada en 1655 ; marié, en 1665 à Marie Mazoué.

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