‹ Histoire de la peinture au pays de LiegeChapitre 17 sur 71 · INDICATIONS ET RECHERCHES SUR LES TRAVAUX DE LAMBERT LOMBARD · texte numérisé non relu

INDICATIONS ET RECHERCHES SUR LES TRAVAUX DE LAMBERT LOMBARD

Les peintures de Lombard sont rares, même dans sa patrie. Un siècle après sa mort , elles étaient déjà peu nombreuses dans sa ville natale ; voici cependant l’indication de quelques-unes des œuvres de ce peintre que l’on voyait encore au dix-septième siècle dans les églises de Liège.

A S^Barthélemy , à l’entrée du chœur , se trouvait un triptyque de petite dimension. Le tableau principal représentait sainte Barbe. A ses pieds se trouvait un roi, le père et le persécuteur de la sainte. Dans le fond du tableau, on voyait le martyre de sainte Catherine. La figure du roi passait pour n’être pas de la main de Lombard.

A la cathédrale de Sl 2-Lambert, chapelle des Oranus, se trouvait l’une des meilleures peintures du maître. C’était le tryptique dun retable d’autel. Le tableau central, arrondi par le haut, représentait le crucifiement. Les volets étaient peints des deux côtés; la face de l’un d’eux représentait David tuant Goliath ; le sujet du second de ces volets était le sacrifice d Abraham; sur le revers étaient sans doute peints les portraits de la famille des donateurs (2).

Cette peinture avait déjà, vers le milieu du dix-septième siècle, été éloignée de la chapelle des Oranus , sous prétexte que les fonds, préparés à la colle, s’endommageaient par l’humidité. On lavait remplacée par un autel en marbre donné par le sire de Selys.

Dans le vestiaire de la cathédrale , il y avait également un triptyque du peintre dont le panneau central représentait la sainte Cène.

Dans 1 église du Séminaire se trouvaient plusieurs tableaux du maître dont les sujets sont inconnus.

(1) Selon Abry , dont les phrases sont souvent inintelligibles, il est probable que Lambert Lombard a été enterré dans l’église de 1 hôpital du petit Saint-Jacques. Voyez les Hommes illustres de la nation liégeoise , p. 166.

(2) Lors de la démolition de la cathédrale , ce tableau a été vendu 40 francs en assignats, soit 12 francs en numéraire.

beux triptyques avec des volets peints des deux côtes, datés de l’an 1560 , se trouvaient dans la petite chapelle dite du chevalier , à Notre-Dame-aux-Fonts.

A l’église St-Jean-l’Évangéliste, à la chapelle des Tornaco, les membres de cette famille firent placer, en 1553, une déposition de la croix de Lombard, oeuvre importante renfermant de grandes beautés, selon le témoignage d’un auteur. C était également un triptyque ; sur les volets étaient peints des sujets dont on n’a pas conservé l’indication.

A Saint-Denis, les volets du beau retable en bois de chêne sculpté qui se trouve encore dans cette église étaient en partie peints par Lombard, en partie exécutés sous sa direction. Ces volets, peints des deux côtés, représentaient des sujets de la vie de N. S. J.-C., des actes des apôtres et de Saint-Denis. Ils ont été enlevés dans ce siècle et les fragments vendus. Trois panneaux ont été rachetés par la fabrique de l’église en 1865. Un panneau se trouve au musée de Liège , qui l’a acquis en 1860.

A la collégiale St-Paul , dans une chapelle latérale, on voyait un Crucifiement de Lombard servant „d’éfiitaphe au mausolée 6q Woq dq Mérode. Dans une autre chapelle, du côté de l’épître, se trouvaient deux volets d’un triptyque, dont l’un représentait S'-Paul fouetté par ses bourreaux , et l’autre, Job sur le fumier. Les voûtes de ces chapelles , peintes en arabesques , avaient été décorées sur les dessins de Lombard en 1560.

Enfin , il se trouvait dans la même église un tableau de ce peintre, représentant le Christ à la colonne.

Le manuscrit auquel nous empruntons ces renseignements ajoute que les voûtes de l’église de l’abbaye Smacques, peintes en 1535 , ont été également exécutées sur le dessin du même maître ; et c’est encore à lui que l’on doit les dessins des trois vitraux de l’église S*-Servais, du côté de la rue (i).

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