CHAPITRE III
Les Van Eyck.
La famille des Van Eyck , comme l’indique d’ailleurs son nom, est originaire de la ville de Maeseyck, qui appartenait à l’ancien pays de Liège. Hubert , l’aîné des deux frères , y est né en 1366. Les détails sur la vie de cet artiste remarquable, dont le renom a pendant longtemps été sacrifié à celui de son frère , sont très-peu abondants. On ignore à quelle époque et sous l’influence de quelles circonstances particulières il a quitté sa ville natale. Se trouvant au milieu du théâtre des luttes engagées à cette époque, cette petite ville ne devait, à la vérité, ni offrir les sources d’étude nécessaires au développement d’un talent naissant , ni les travaux auxquels pouvait aspirer l’artiste en possession des secrets de son art. On sait seulement que Hubert émigra à Gand , et qu’il y devint membre de la Gilde des peintres l’an 1412. Sa sœur Marguerite y fut également inscrite l’an 1418.
Malgré les recherches entreprises depuis quelque temps avec autant d’ardeur que de conscience , on n’a pu déterminer quels furent les travaux exécutés par HubertVan Eyck pendant les années où il vécut à Gand. Van Mander nous apprend seulement qu’il y compléta l’éducation de son frère
Jean, tout en peignant bon nombre de tableaux dans l’ancienne manière, à la détrempe. Il doit aussi s’être chargé de l’éducation de sa sœur Marguerite, de son plus jeune frère, Lambert , et les avoir initiés à l’étude de l’art. Si Hubert est jamais revenu au pays de Liège, il est certain qu’on ne peut y constater ni les traces de son travail, ni celles de son action directe sur les artistes contemporains.
Bientôt Jean, son frère, doué de grandes aptitudes, recueillit les avantages de l’éducation dirigée par l’expérience de son frère. Il se développa rapidement et acquit des talents précoces. Il est probable que Jean se sépara bientôt de son frère aîné, désirant parcourir d’autres voies; il apprit, en effet, à se concilier la faveur de protecteurs puissants, et de bonne heure il suivit la vie des cours.
Hubert continua à travailler à Gand et à y vivre dans la simplicité bourgeoise. Ori ne trouve nulle part son nom consigné sur la liste des « varlets » ou des courtisans des princes de son temps. Cependant, dans le domaine de son art, il exerça une influence importante. Indépendamment de son frère Jean et de sa sœur Marguerite, on compte parmi ses disciples des maîtres comme Hugo Yan der Goes, Justus de Gand, Pierre Christus et les frères Van der Meire. Le seul nom d’un personnage considérable mis en relation avec Hubert est celui de Jodocus Vydts, seigneur de Pamèle, allié à la puissante famille des Burluut. Jodocus Vydts fonda, à l’église Saint-Bavon , à Gand , une chapelle qu’il orna trèsrichement de sculptures et de vitraux, et dont la décoration intérieure devait être complétée par les peintures d’un retable. Pour ce dernier travail, le fondateur s’adressa à Hubert Van Eyck , dont le renom surpassait alors celui des autres peintres de talent qui vivaient à Gand. A la suite de cette commande , Hubert fut reçu membre de la confrérie de Notre-Dame.
Cette peinture, ou plutôt cette série de peintures représentant l’adoration de l’Agneau sans tache , selon l’Apocalypse de saint Jean, est le seul travail que l’histoire puisse attribuer avec certitude à Hubert Van Eyck ; encore ne peut-elle fixer exactement la part qui lui revient dans la peinture de
ce magnifique retable. L’œuvre était, en effet, conçue sur un plan très-vaste; elle devait être achevée avec tout le soin et le fini que comportait le talent du maître auquel elle était confiée ; aussi ne fut-il pas donné à celui-ci de la terminer. Seule, la partie supérieure du retable, comprenant les figures de grandeur naturelle du Christ représenté comme roi du ciel et de la terre (1), de la sainte Vierge et de saint Jean- Baptiste , ainsi que deux groupes d’anges , passent pour être le travail de Hubert.
La composition originale comprenait douze champs ou panneaux de grandeur inégale : sept dans la zone supérieure et cinq dans la région inférieure , indépendamment du soubassement ou predella sur lequel était peint le purgatoire. Huit de ces panneaux , formant les volets du triptyque, sont également peints sur le revers. Ce grand travail, incontestablement l’œuvre la plus importante de l’art de la peinture au XVe siècle dans nos régions, a été fait par les deux frères Van Eyck, de l’année 1420 à l’année 1432.
Sur le cadre, on lit l’inscription suivante :
Pictor Hubertus e Eyck, major quo nemo repertus Incepit ; pondusque Johannes arte secundus Frater perfecit , Judoci Vyd prece fretus.
VersV seXta Mal Vos CoLLoCat aCta tVerl (2).
Hubert cependant mourut laissant inachevée l’œuvre qui devait répandre tant de gloire sur son nom. Il fut enterré le 8 septembre 1426, dans le caveau même de la chapelle des Burluut et des Vydts, et qui, ornée par son chef-d’œuvre, devait dans la suite des siècles porter son nom.
Lorsque le corps fut inhumé , le bras droit qui avait manié le pinceau avec un art si consommé fut détaché , mis dans
(1) On a voulu voir dans cette figure la représentation de Dieu le Père; nous croyons que c’est là une erreur.
(2) Le peintre Hubert de Eyck, qui n’a pas été surpassé, fa commencé ; son frère Jean , inférieur dans fart , fa achevé à la prière de Jodocus Vyd. Le chronogramme indique la date du placement du retable, qui eut lieu le 6 mai 1432.
une sorte de coffret et suspendu comme une relique au-dessus du portail de l’église Saint-Bavon, où il se voyait encore au XVIe siècle.
Au-dessus du tombeau l’épitaphe suivante fut placée :
Spieghelt u an my, die op my treden ,
Ick was aïs ghy, nu ben beneden Begraven doodt, als is an schijne ,
My ne halp raedt, Const, noch medicijne.
Const, eer , Wijsheyt, macht, rijckheydt groot Is onghespaert, als comt de Doot.
Hubrecht van Eyck was ick ghenant,
Nu spijse der Wormen, voormaels bekant In Schilderije seer hooghe ghe-eert :
Corts nae icas y et, in niete verkeert.
In't Jaer des Heeren, des zijt ghewes,
Buy sent , vierhondert, twintich en ses,
In de maendt September , achthien daghen viel, Dat ick met pijnen Godt gafmijn Ziel.
Bidt Godt voor my , die Const minnen ,
Dat ick zijn aensicht moet ghewinnen ,
En vliedt zonde, kert u ten besten :
Want ghy my volghen moet ten lesten (1).
Ces vers, en vieux flamand, peuvent se traduire de la manière suivante :
« Vous qui marchez sur moi, laissez -moi vous servir de miroir. Je fus ce que vous êtes; maintenant je suis mort et mis en terre. Ni l’art, ni la médecine ne purent m’aider ; quand la mort arrive, elle n’épargne rien , ni l’honneur, ni l’art, ni la sagesse, ni la puissance, ni la richesse. Mon nom était Hubert Van Eyck ; aujourd’hui je suis la pâture des vers. Connu et hautement honoré autrefois dans l’art de la peinture, bientôt je ne fus plus rien. Ce fut dans l’an de Notre- Seigneur mille quatre cents et vingt-six, le dix-huitième jour de septembre, qu’au milieu des douleurs, je rendis mon
(1) Carel van Mander, fol. 126.
âme à Dieu. Vous qui aimez l’art, priez Dieu pour moi, afin que je puisse le voir face à face. Fuyez le péché, tournez votre esprit vers la vertu, car vous devrez me suivre à la fin. »
Si l’on a plus de renseignements précis sur Jean Van Eyck que sur son frère aîné , on n’a aucune indication sur la date de sa naissance. On admet assez généralement qu’il a pu voir le jour entre les années 1382 et 1386 ; toutefois cette date approximative ne s’appuie que sur des suppositions. Quoi qu’il en soit , il y avait une forte différence d’âge entre Hubert et Jean.
Le premier protecteur du peintre fut Jean de Bavière, élu prince de Liège, à l’âge de 17 ans, en 1390. Ce prince menait assez joyeuse vie, ne cessa de s’entendre très-mal avec ses nouveaux sujets , ne fut jamais sacré évêque, et ne reçut , en fait d’ordres , que le sous-diaconat ; aussi résignat-il son évêché en 1418 , pour épouser Élisabeth de Gorlitz , veuve d’Antoine, duc de Bourgogne. Il est très-probable que Jean Van Eyck a dû se trouver à Liège avec ce prince, auquel il était attaché en qualité de «varlet de chambre,» charge qui répond en quelque façon à celle de chambellan dans la langue moderne; le varlet de chambre ayant à sa disposition, pendant son séjour à la cour, deux chevaux et un domestique à livrée. Ce qui est certain, c’est que Jean Van Eyck a vécu à La Haye du mois d’octobre 1422 au mois de septembre 1424, y recevant une pension de Jean de Bavière , qui possédait un palais fort important dans cette ville (î) ; mais on n’a retrouvé aucune trace d’un travail fait à Liège par Jean Van Eyck, sous les auspices de son premier patron. Il a existé, à la vérité, un triptyque dans l’ancienne cathédrale de Sl-Lambert , attribué au célèbre peintre, mais il est très-difficile de croire que cette attribution fût fondée. Dans le panneau principal de cette peinture , on voyait représentées différentes scènes de la vie de St-Frédéric et de celle de SuAlbert ; sur l’un des volets était peint le prince Waldeck, octroyant des privilèges à son peuple; les por-
(î) Bulletin de l’Académie de Belgique, année 1864; communication de M. Pinchart à la classe des beaux-arts.
traits de son père , Adolphe , comte de Waldeck , et de Hélène , marquise de Brandebourg, s’y trouvaient également avec leurs patrons , Sl-Adolphe et Ste-Hélène ; sur l’autre volet, Frédéric, comte de Waldeck, tréfoncier de Liège et évêque de Munster , était peint en habits pontificaux (1).
Ce triptyque, qui a disparu lorsque la cathédrale fut démolie, était probablement une œuvre antérieure à Jean Van Eyck ; il est difficile de croire que celui-ci aurait fait une peinture importante , contenant les portraits de plusieurs personnes qui n’existaient plus depuis un siècle , à la glorification d’un prince qui n’avait régné que très-peu d’années , de 1301 à 1303.
Après la mort de Jean de Bavière, Jean Van Eyck fut nommé peintre de Philippe-le-Bon, par lettres patentes, datées de Bruges le 19 mai 1425. Il resta au service de ce prince jusqu’au mois de janvier 1438 (2).
Il ne fut pas seulement le peintre en titre de ce prince : il fut envoyé par Philippe-le-Bon en différentes missions, dont le but n’a jamais été éclairci, et qui, aux termes mêmes des comptes allouant au peintre des sommes assez importantes pour l’indemniser de ses frais de voyage, devait rester secret. Il est probable cependant que le talent de l’artiste était pour quelque chose dans ces messages, et qu’il s’agissait de peindre le portrait des princesses dont le duc négociait le mariage. Ce fut particulièrement le cas lors de l’ambassade que Philippe-le-Bon envoya à Jean Ier, roi de Portugal, pour demander la main de sa fille Isabelle, et dont Jean Van Eyck fit partie. Ce voyage, qui dura quinze mois ( depuis le 19 octobre 1428 jusqu’au 25 décembre de l’année suivante), et où l’artiste vécut sous d’autres climats et vit les productions d’un art différent de celui de son pays, n’est
( 1 ) Vandensteen , Histoire de la Cathédrale de Sl-Lambert, p. 128. Nous n’avons pu trouver de Frédéric de Waldeck dans la liste des évêques de Munster au XVe siècle.
(2) Annotations d'Alex. Pinchart , aux anciens ‘peintres flamands, par Crowe et Cavalcaselle , t. II, p. CXCII.
sans doute pas resté sans influence sur ses œuvres postérieures à cette époque.
On connaît peu de chose sur la suite chronologique dans laquelle il convient de placer les peintures de cet admirable maître; cependant quelques-uns de ses tableaux sont datés. En 1426, après la mort de son frère Hubert, il fut, comme nous l’avons vu , chargé de terminer le célèbre retable de l’Agneau mystique, que celui-ci avait commencé pour la chapelle des Vydts.
Il est probable que Jean Van Eyck vint s’établir à Bruges , — la ville des arts et du commerce , de l’industrie et du luxe à cette époque, — aussitôt après avoir terminé le retable de Y Agneau mystique ; peut-être y fit-il même une partie de ce travail. Il y vécut entouré d’une grande considération. Le duc de Bourgogne visita son atelier ; le bourgmestre de la ville et son conseil se rendirent également chez Van Eyck , pour voir ses travaux , le 17 juillet et 16 août 1432 ( î).
Jean Van Eyck se maria pendant son séjour à Bruges, et Philippe-le-Bon servit de parrain à son premier enfant; à l’occasion du baptême, il fit à l’artiste un don de six tasses en argent, dont on a conservé le compte, daté du 30 juin 1434. Le duc dota également une des filles du peintre , nommée Liévine, lorsque celle-ci, longtemps après la mort de son père, alla prendre le voile au Moustier d’Altcn-Eyck, revenant ainsi au pays de Liège, à la ville d’où était issue sa famille.
Jean Van Eyck est mort à Bruges, après avoir quitté le service du duc, le 9 juillet 1440. Son corps, enterré d’abord au pourtour extérieur de l’église Sl-Donatien , fut , deux ans après , transféré à l’intérieur de l’église , auprès des fonts baptismaux.
Son frère Lambert s’adonna aussi à la peinture, et sa sœur Marguerite cultiva cet art avec succès pendant toute sa vie ; on n’a pu toutefois constater avec certitude l’existence d’aucune de ses œuvres.
( î ) Weale , Notes sur Jean Van Eyck , 1861 , Londres et Leipzig, p. 9.
Voici l’épitaphe qui fut placée au-dessus du tombeau de Jean Van Eyck :
Hic j ace t eximia clarus virtute J cannes ,
In quo picturœ gratta mira fuit,
Spir antes formas, et humum florentibus herbis ,
Pinxit , et ad vivum quodlibet egit opus.
Quippe illi Phidias et cedere débet Apelles :
Arte illi inferior ac Policretus erat.
Crudeles igitur , Crudeles dicite Parcas ,
Quae talem nobis eripuère virum.
Actum sit lachrymis incommutabile fatum ,
Vivat ut in cœlis jam deprecare Deum (i).
Elle se trouvait encore au XVIe siècle inscrite sur une pierre placée contre l’une des colonnes de l’église, et jusqu’à la révolution française , on disait au mois de juillet une messe pour le repos de l’âme du peintre (2).
Les frères Van Eyck, par leur origine, appartiennent à l’histoire de la peinture sur les bords de la Meuse , sans doute, mais ils appartiennent surtout à l’histoire de l’art de tous les pays. Ils y prennent une place importante par la grandeur de leur génie, par leur action sur le développement de l’art, dont ils inaugurèrent, en dehors de l’Italie, l’ère moderne. Jusqu’à eux, l’art de la peinture avait vécu de traditions qu’un siècle transmettait à l’autre , sans trop chercher à les rajeunir par l’étude de la nature ; il avait vécu de soumission à l’Église, dont il aidait à porter les enseignements au peuple ; il avait vécu dans la dépendance de l’architecture, dont il n'était que le dernier revêtement intérieur , le complément nécessaire. Il avait vécu enfin de la pieuse imagination des moines , retraçant sur les marges des bibles, des psautiers et des missels les histoires de l’ancien et du nouveau Testament.
Avec les Van Eyck, un ordre de choses nouveau s’établit :
( 1 ) Carel Van Mander , fol. 126.
(2) The Early flemisch painters , by J. A. Crowe and C. B. Cavalcaselle.
la peinture devient indépendante des monuments , elle se trace son propre cadre. Loin de n’être que la parure des murs, dont jusque-là elle respectait les surfaces en les ornant , elle veut créer l’illusion , donner le change sur les espaces, et faire oublier jusqu’à la surface sur laquelle l’artiste a tracé son image. Son étude est basée désormais sur l’observation des phénomènes de la densité de l’air et du jeu des lumières et des ombres sur les corps solides. La perspective linéaire et aérienne est inventée : le but de l’art devient l’imitation de la nature , et celle-ci a une sorte de rivale. Mais tandis que l’artiste est à la recherche des moyens qui peuvent tromper l’œil du spectateur et le flatter de charmantes illusions , il oublie trop souvent , tant l’homme est disposé à dépasser le but lorsqu’il vient de l’atteindre, que les arts ont une mission plus haute et doivent reporter l’âme vers ces régions d’où lui viennent toutes les lumières et toutes les grandeurs.
Dans la biographie de ces peintres , nous avons dû. nous borner à quelques renseignements précis , tirés des documents conservés dans les archives de Lille , de Bruxelles et de Bruges , qui , pour la plupart , ont été publiés pour la première fois dans les Ducs de Bourgogne de M. de la Borde. L’examen des ouvrages des Van Eyck , notamment de ceux du plus jeune des deux frères , l’influence que celui-ci a exercé, non comme inventeur de la peinture à l’huile, — dont on retrouve déjà les procédés décrits dans les plus anciens traités de peinture (î), mais comme l’artiste qui a perfectionné ces procédés en trouvant une huile siccative et des vernis dont l’emploi combattait victorieusement les inconvénients de l’huile, — l’impulsion qu’il adonnée comme chef d’école , toutes ces questions ne nous semblent pas se lier d’une manière directe à notre sujet , qui est de pré-
(l) V. Théophile, Essai sur divers arts. Paris, 1843, et le Traité de Peinture de Cennino Cennini, traduit par V. Mottez. Paris , 1858. Voir aussi Sulla Scoperta ed introduzione in Italia dell' odierno sistema di dipingere ad olio. Secco Suardo. Milano, 1858.
senter l’histoire de la peinture au pays de Liège , celle de la vie des artistes qui y ont exercé leur art et leur influence. Nous avons , d’ailleurs , une autre raison pour écarter l’examen de ces questions étendues. Elles ont donné lieu , dans ces derniers temps , à des travaux importants , à des recherches approfondies, entreprises par des hommes compétents et dont les études ont jeté un jour nouveau sur l’histoire des deux frères. Ces recherches, nous le croyons, n’ont pas encore dit leur dernier mot. Mais exposer à nouveau la situation des études , ce serait nous condamner à redire, en l’affaiblissant peut-être, ce que des historiens modernes ont dit avant nous. Nous préférons renvoyer à leurs écrits les lecteurs désireux de s’instruire sur l’un des points les plus intéressants de l’histoire de la peinture (1).
(1) Voyez : Geschichte der Deutschen Kunst von Ernst Fôrster. Tome II, pages 40 à 77. — Ueber Hubert und Johann Van Eyck von , G. Waagen, Breslau, 1822. — Les Ducs de Bourgogne , par le comte de Laborde. Paris, Plon frères, 1852. — Notes sur Jean Van Eyck , par James Weale. Bruxelles et Leipzig, A. Lacroix, 1861. — The Early flemish painters , by J. A. Crowe et G. D. Cavalca selle , London, 1857. — Enfin et surtout la traduction de cet excellent livre par O. Delpierre, avec les annotations de M. A. Pinchart et Ch. Reulens , qui résument à peu près toutes les découvertes récentes sur les célèbres peintres.