PRÉFACE
d'ouvrages, et, mettant le désir d'être original fort au-dessous du besoin d'être vrai, j'ai pris tout ce qfflt m'a paru devoir être utile aux per me faisaient l'honneur de me consulter.
Ces éludes excitèrent plus d'intérêt que je tendais :on me demanda d'y admettre le pub]
Telle a été l'origine de ce cours, que j'ai eu de donner à Genève devant un nombreux L'accueil fait à ce travail m'autorise à croire teint, en partie du moins, le but que nous n( proposé, et, dans cet espoir, qui n'est peut-êt illusion née de la reconnaissance et sûremeni vanité, je l'ai livré à l'éditeur.
Cette explication était nécessaire pour e: traces que le lecteur retrouvera de la forme pr cet ouvrage.
Un mot maintenant sur la marche que j'ai voici le plan :
Pour point de départ, I'art antique, dont on la vivifiante influence au quatorzième siècle, l artistes revinrent enfin à la recherche de idéale dans les formes. Romain ou grec, Ta] offre la môme inspiration, la même pensée, travail; le LsLOcoon et V Antinous sont grecs, sculptés à Rome.
Pour sujet, I'art chrétien. Son but, c'est 1 idéale dans l'expression, c'est-à-dire dans la tn tion de l'âme. De là la prééminence de la pein les modernes ; chez les anciens, ce fut la seul domina, parce qu'ils cherchèrent, avant tout, dans la forme, dont la peinture ne peut donn ressemblance tandis que la sculpture donne la f( même.
Quatre grandes époques : la Barbarie^ la Re, la Perfection, la Décadence.
Dans les premiers siècles de l'ère chrétienne
ïii t'RÉFACK.
Iiark' i!l l'Kglise aaciordeiït ft ruiner l'iirt u\ sus uioiiuinents. T/architccliire seule iirond un nouicaii di^ietoppemcnl, parce qu'elle esl un besoin de l'Église dans lef pays nouycllcmcnl conquis au chrisliauisrac. — As8ot:ialions U'urlistes. — Corporations. — La sculpture el la pcÎHlure sonl otcupi^es à la fabrication des images, tli's que l'Kglise ne eraini plus le retour au paganiami'. — Ksquissc rapide de l'histoire de l'açt jusqu'à la lleuiiissance. — l.a Mosaïque.
Noud arrivons ainsi au Ircizième siiïclc. De (Jiuabué à Raphaill ; progrés, renaissuuce. Dans cette époque se trOHvii l'histoire des découvertes : application de la géométrie à la perspective ; gravure ; peinture à l'huile. — SupiSriorifé des Toscans. — Les Pi sans ouvrent la nouvelle earriére dans toutes tes branches. — Sculpture el architecture, Nicolas de Pise, — Mosaïque, Mino de Turrita. — Peinture, CiuntadePise. — L'école de Florence, au qualorziôme el au quinzième siÈcle. Brunelleschi Donatello, Ghlberli. A la génération suivante : Beatu Aiigelieo, Masaccio, les deux Lippi, et enfin Verrocchio el D. Chirlandajo; le premier, maître de Léonard de Vinci. il- second, de Michel-Ange Buonarotti.
Enlre la seconda et la troisième époque, Léonabu de Vinci, Pur la date de sa naissance, ce grand artiste appartient h la Renaissance ; par la nature de son lalent iromme artiste el comme savant, il est une des plus brillantes lumières de l'ère moderne. Sa place est à pari.
Troisième époque. Raphaël. Il a fallu deuï cents ans de progrés et de tâtonnements pour revenir an point de dé-^ part, la recherche de la beauté idi^ale, en paasanl pur bi vérité. I.e but bien déterminé et la voie & suivrfi Irfeil ,| tracée, en vingt ans l'art atteint â la perfection ; carrière de Raphaôl.
C'est l'époque des écoles. Flore'*' ' savante ; Lombardie, noble j Vt (leCorrége), juste milieu. —
[itinture aitr un pivot, nous mit en rare du l'original ; que nous venions de voir n'élail qu'une copie I
Celle fois, je fus ravi, enchanté. Les Anglais étaient rougea de colère ; ils avaient l'puisiS leur vocabuluré : or comment répéter devant l'orifrinal les mf^mes iSIogea que, sur la foi de leur Guide, ils venaient de prodiguer A la copie, et avec quelle emphase ! L'un d'eux se mit en position de rendre, par une leçon du noble pugilat, celle que ie sacristain lui avait donnée sur les beaui-arts ; je fftff obligL^ de me faire le champion de l'Église.
Combien souvent, en Italie, votre Giiitle'ae vous met-il pas en priîaence d'un misémbie /Jnsiiccio, offerte votre admiration comme l'une des merveilles de l'art 1 et le pastiche ne tourne pas sur un pivot, par la raison trèsaimple qu'il n'y a rien derrière. Le Guide affirme que c'est un chef-d'œuvre, votre bon goût vous dit que c'est mauvaig ou médiocre, mais les connaissances positivea vous manquent pour asseoir votre jugement : incertain, combattu, mécontent, vous quitleï la place, découragé parce que \ ne plus rien regarder.
Passe encore pour les œuvres pins ou moinsMiotryphea ; mais les'chefs-d'œuvîe, que dia-jc 1 les merveille* de l'art voua trou vftroni probablement insensilile Uiuty mière fois que vous les verrez. Léonard de Vînd, «n couvent délie Orazie, à Milan ; le forreggio, dnoi |t ta- Ihédrale do Parme ; Michel-Ange, à la cba|ie]Ie Silte^ élonneroul, noiiparii 1^^ cité do votre adipiiation, mais par la grandi dëBaupoÎD 1 eni|gfaflfi(iaju m éa que nou»
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