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06 HISTOIRE M iA PUNTU^E
Hai( oil ne Utni point ttiute sa dé(XNiiUe a li terre. L'os de son bras droit, de ce bras qui soif* tenait une main si habile, fut détaehë par ses admirateurs. On Texposa, eomme un objet de Tënération publique , dans une armoire de fer, à la porte de l'église, que le cimetière euTironnait selon l'ancienne coutume. Il y attirait encore la vue pendant le seizième siède, et cette relique d'une nouvelle espèce montrait qudle action profonde avait exercée le génie des Van Eyck sur les habitants de la Flandre '.
Marguerite, qui était sans doute l'ainée de Jean, ne tarda pas à suivre Hubert en sa froide de* meure. Elle alla aussi habiter le caveau funèbre de Josse Yydt *. Un portrait qui se trouve près de
' Maro Vmi Vsemewyck, auteur de la première moitié du seitièroe siècle , vit cet os de ses propres yeux et il en parle dans son Hiêiorie vmn Btigis. ^^ MBstager ie$ sdenem et deê ùHt, année 18SS , pag. M6.
* Ce finit est constaté par le panégyrique de Lucas de Heere, suspendu autrefois dans Féglise de St-Bavon , en faee du chef-d'œuvre qu'il louait , c'est-à-dire en face de VJ^new myitique. On y trouve ces deux vers , qui se rapportent a Hubert Van Eyck et à Marguerite :
Hy rost begraven hier, de suster hem omirent.
Die met haer schilderye oock menich heeft verwondert.
« Il repose enterré ici , près de sa sœur, qui étonna aussi le monde par ses peintures. »
On ignore en quelle année elle est morte : toiit ce qu'on
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ceux des frères Van Eyck, sur un tableau possédé par Fambassadeur russe Tatitscheff et où l'on voit Jésus saignant sous le fer de la lance impie, est regardé comme le sien \
Jean avait alors une quarantaine d'années. Seul et triste, il Toulut se donner une compagne et ehoisit une jeune fille, qui avait la moitié de son âge. Comme beaucoup d'artistes, de poètes, il semble avoir placé mal son affection, du moins si Ion en juge par la figure de son épouse, qu'il a retracée lui-même. Elle a , dans ce tableau , un grand front, des arcades surciliaires bombées, mais presque pas de sourcils. L'orbite de l'œil est plein, avec des renflements à Pangle intérieur, près du nez; les yeux, qui sont petits, ont des bords tant soit peu rouges et dépourvus de cils. Le nez s'amincit par le haut et s'évase par le bas. Les pommettes forment une légère saillie : la bouche est pincée, la lèvre inférieure dépasse la lèvre supérieure, signe d'un caractère méprisant. Tout ce visage a une expression froide , sèche , désagréable. Deux cornets, qui se dressent sur les tempes, renferment ses cheveux antérieurs, de sorte que
sait d*ane manière positive , c'est qu'elle finit ses jour» ayant 1432. L'époque où Jean se maria est aussi incon* nue.
' Me84ager de$ sciences et des arts, année 1841, pag. 301, article de M. Passavant.
le deyant du crâne est totalement nu. Une aorte de faille en toile épaisse , bordée d'une ruche de même étoffe, s'avance par-dessus les cornets. La disgracieuse ménagère porte une robe pourpre, à larges manches, ornée de petit gris. La main qu'on voit posée sur l'épigastre est raenreilleusement peinte, et le morceau a en général beaucoup de finesse. On y lit deux inscriptions : la première occupe le haut :
Coi\jax mens Johannes me complevit anno 14S9, mense Jonii.
La seconde longe le bord inférieur :
iCtas mea triginta tria annorum. Als ikh kan.
Lorsqu'on regarde cette tète déplaisante, on n'envie point le bonheur matrimonial de Jean Van Eyck.
II continua seul le tableau entrepris avec son frère; mais en 1428, il fut obligé de suspendre son travail. Philippe le Bon expédiait une ambassade en Portugal, pour demander au roi Jean I^ la main de sa fille Elisabeth. <c L'excellent maistre en art de painlure » se joignit par son ordre à la troupe; il devait reproduire les traits de l'Infante et cette image devait être aussitôt envoyée dans les Pays-Bas, afin que le duc pût connaître au moins
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la figure de sa nouTelle ëpoine. Cent âoîxailie lÎTres lui furent données en récompense de ce Yoyage et de ceriaiiiê voyagei secrez entrepris pour les affisûres de son suzerain '.
Les sires de Roubais, de Lannoy et d'autres seigneurs s'embarquèrent au port de TÉcluse, le 19 octobre 1428,^ sur deux galères yénitiennes, accompagnés de notre artiste. lU furent contraints de relâcher dans plusieurs ports de la Grande- Bretagne, nommément à Sandwich, Plymouth et Falmouth; ils restèrent captifs dans le dernier jusqu'au second jour de décembre. Le 18 du même mois, ils atteignaient Lisbonne. La réception faite, les clauses stipulées, Jean, varlei de chambre de Philippe le Bon ', se mit à l'œuvre : son pinceau eut les prémices de cette beauté que n'avait pas encore vue son maître. Le 12 février 1420, la pourtrailure de madame Elisabeth, painte au yif, partit pour Bruges. Ce tableau s'est perdu depuis lors et l'on doit beaucoup en regretter la destruction. Ouvrage exécuté dans un moment
■ Archives de Lille» compte de Gui Goilbaat, du 1*' jan- TÎer au il décembre 1428; Rappari de M. Gachard, page 208.
' CoUeoiion de documenté iuidiis concernant Vhûtoire de Belgique^ publiée par M. Gachabd, tome II, page 68; Karel Van Mander lui donne le titre de conseiller privé : cumulaitril les deux fonctions, ou Karel Van Mander 8*e8t-il trompé?
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Mlenml , le gfrand homme y mnàt mns doute em^ ployë toute son adrette et tout sou génie. Au lieu d'attendre inertement la réponse de leur toute» rain, les ambassadeurs formèrent le projet de par* courir la Péninsule. Pour* débuter, ils allèrent a St-Jacques en Galice, puis chez le duc d'Arjonne, puis en Castiile , à Grenade et en bien d'autres lieux. Les rois de ces divers pays les accueillirent honorablement. Que Van Eyck ait n^igé une pareille occasion^ une pareille fête, nul ne le snp* posera , s'il connaît Un peu les artistes. Le profond observateur dut ressentir une joie continuelle, en voyant cette nature si différente de la pèle et triste nature, déployée sous les regards du soleii septentrional. Une ardente luraiène qui tombe par torrents sur des campagnes sèches et poudreuâes, une végétation que la chaleur brûle et noircit, un air transparent comme le vide, un ciel tou-* jours pur, d'un bleu indigo, une mer éclatante, aussi bleue que le ciel, ou verte comme une éme* raude, les silhouettes durement esquissées des objets, les lointains diaphanes des paysages, les hauteurs jaspées, irrisées de mille nuances d'or, de nacre, d'opale et d'améthyste, l'ombre couleur d'azur, les nuits sereines où les constellations rayonnent plus grandes, plus magnifiques, voilà ce qui dut l'étonner, le ravir, le plonger dans l'extase et dans une sorte d'ivresse. Bientôt, lorsqu'il traversa l'Andalousie, les palmiers se dressèrent au bord
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du ckemin, les aloès brandirent leurs feuilles pomlues et rigides qui simuietit des glaires, Ici laurier-rose déploya son noble feuillage, les eadus allongèrent leurs serpents de verdure. Ayant poursuiTÎ leur route jusqu'à la fin de mai , la splen* deur et les grâces d'un printemps espagnol ébloui*" rent successivement leurs regards. Le ihym, le genêt, la lavande, Tœillet de chine et mille plan-* tes inconnues parfumaient l'air de vives senteurs : le myrthe, l'oranger, le citronnier se couvraient de blanches toisons et versaient dans l'air d'auti*es ar6mes. Grenade était encore la ville des Abence<> rages; le nom d'Allah retentissait au fond des mosquées, les lampes éternelles brillaient devant le Dieu du prophète et les sultanes erraient noncha* kmmentsous les voûtes sculptées de l'Alhambra. Quels objets d'étude pour notre artiste 1 Comme il devait examiner les sombres chevelures, les grands yeux noirs, le teint doré^ les traits élégants de cette population africaine! Les jours trop rapides de ce merveilleux pèlerinage comptèrent sans doute parmi les plus beaux de sa vie.
La réponse de Pnilippe le Bon arriva le 4 du mois de juin. Elle était favorable et les ambassadeurs s'occupèrent immédiatement du traité de mariage, comme on disait alors. Le 25 du mois de juillet, le sire de Roubais épousa l'Infante par procuration. De grandes fêtes, des repas, des cavalcades, longuement décrits dans une relation
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eooteniporaiae % ne leur permirenl pa» de ê'éloî^ gaer avanl la fin de septembre. Ces réjouiaBancea magnifiques , soua une chaleur de trenle-^inq à trente^huil degrés, fournirent encore plusieura sujeta de méditation à Van EyA. Ils s'embarquèrent cependant, mais soit ignorance, soit inadTei^ tance, ils choisirent, pour se confier aux yaguea, la terrible, saison de Féquinoxe. La Belgique iut près de perdre son glorieux enfent et le tableau de Sl-BaYon courut grand risque de ne pas être achevé. Une £k>tte de quatonee navires porCaii la princesse, les ambassadeurs et les gens de leur suite. Le mauvais temps les força de rdâdber à plusieurs reprises; neuf vaisseaux se perdirent; au bout de quarante jours, ils n'avaient point encore dépassé le nord de la Péninsule. Le chef de l'entreprise y le sire de Roubais, se tcouva si malade , si aggrwé, qu'il fellut le descendre a Ribadeo, petit port de la Galice. Seize joura apf^, il fut assez remis pour continuer le voyage. Mais le pilote se trompa de chemin et ils furent poussés vers la pointe de T Angleterre, au lieu nommé k camp de César; la, ils se virent menacés d'un
' Relation de rambasêode envoffée par Philippe h Be% m Portugal^ pour demander en mariage et époueer, en son nom, Vinfante leabelle, ainêi que du voyage ^ de Varrivee ei de la réception de Vinfante en Flandre; collection de documenU inédits concernant lliistoire de la Belgique, publiée par M. Gacsab», tome 11> page 6i.
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naufira^.Muftik gaçnèroil le havre dePlymouth, et le jour de Noël, à midi, les bassins de FÉcluse ayaienl reçu l'escadre. Isabelle était en mer depuis trois mois.
Jean Van Eyck , bronzé par le soleil du Portugal, se rendit à Gand pour y continuer V Agneau iytnboltque. Ce fiit alors probablement qu'il peignit les Tolets de droite; il plaça au fond des orangers avec leurs pommes d'or, le cèdre, le cyprès qui n'est pas un arbre septentrional, mais un arbre du midi où il atteint des proportions gigantesques, et le tronc nu, les mobiles éventails du palmier. Le fruit des Hespérides et la plante de l'amour chargèrent les mains de deux poètes. Il donna aux ermites, aux pèlerins des figures bazanées, des cheveux noirs, une expression de fena'tique piété, comme il en avait vu sur le sol brûlant de'l'Estramadure et des Castilles. Là pri«refit naissance les rapports de la Flandre avec l'Espagne. Chose étrange et bien digne de remarque ! ce grand homme, dont le génie ouvrait à la nation le monde poétique des beaux-arts, subissait le premier une influence, qui devait un jour déterminer pour longtemps le sort de sa patrie.
Enfin cette œuvre immense fut achevée en 1432. On n'y admirait pas moins de trois cent trente figures, toutes ayant un caractère individuel et nulle ne ressemblant aux autres. Le 6 du mois de mai, on )>laça le tableau, on consacra la chapelle ;
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on ëerÎTit enraile te long du bord ii^riear ces paroles latines :
Pictor Hubertas e Ejck, major qao nemo rqpertus, Inoepit; pondasque Johannes, arte secondos, Suscepît lœtiu, Jadocî Yyd prece frétas. TersU seXta Mal Vos CoLLoCat aCta tUerl.
Ce qui Teut dire : Le peintre Hubert Van Eyià, le plug grand qui ait jamais existé, a commenoé ce tableau et Jean, le second de son art, s'est chargé de le finir, à la prière de Josse Vydt. Ce "vers vous annonce que le six mai on exposa aux regards du public le travail terminé '»
Les lettres numériques du chronogramine donnent le chiffre 14S2, et achèvent de fixer la date.
Cette inscription barbare contient aussi un pieux hommage rendu par Jean à la mémoire de son frère. On y retrouve cette modestie que nom a déjà £sit connaître sa devise : mettre Hubert
■ Cette inscription avait été recueillie vers le milieu du seîsième siècle, peu avant Tëpoque des iconoclastes, par sa studieux jurisconsulte des Pays»Bas nommé Christophe Van Hueme : son manuscrit en deux volumes in-foUo eiitto encore. M. Louis De Bast, Tarant lu, appela le premier Tattention sur les quatre vers. Une couche de peinture les avait fait disparaître du tableau même. Depuis lors la couche a été enlevée sous Finspection de M. Waagen et on a pu lire le quatrain dims sa forme primitive.
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ath-deasij» dé lui, c'était lui aecorder le pliis britlani de tous les éloges. La conscience de sa propre Yalear perce néanmoins sous le panégyrique ; en décernant à son maître et ami la première couronne, il est persuadé qu'il Tentoure d'une gloire immense et affirme qu'il n'a jamais eu d'égal. Ce témoignage public nous intéresse d'une autre manière : il prouve que l'alné des deux peintres oommença le retable, qui fut achcTé par le cadet. En l'examinant ayec soin, on doit y reconnaître deux touches diffiârentes et on peut déterminer quelle portion du tableau revient à Hubert, quelle portion à Jean. C'est dans tous les cas une étude méritoire et curieuse. Nous verrons plus loin les résultats qu'elle donne. Mais si cette notice a une grande valeur historique , on n'a pas le droit d'en exagérer l'importance : je proteste donc formellement contre les inductions que M. Louis De Bast a voulu en tirer. II a écrit de nombreuses pages ou il soutient que c< VinvenUon et le perfeoiùmnetnent de la peinture à l'huile, ou, pour mieux dire, Vapplication de cette méthode aux tableaux propremefU dits, avec ce succès complet qui l'a feit adopter par les artistes de toutes les écoles, doivent être attribués à l'aîné des frères'. » Il prend au pied de la lettre l'affectueuse hyper* bole de Jean et raisonne ainsi : Puisque Hubert
' Aleuager des fCMUOM et dê$ arU, année 18SK» page 167.
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était le plus ^nd peintre qu'on eût jaman vu, e'ert donc loi qui a découvert le femeux procédé. — Or, quand même le noble élève n'aurait point amplifié le talent de son ^ide, quand même il lui aurait été inférieur par l'exécution, hypothèse fausse et inadmissible, cela n'autoriserait pointa douter de son génie inventif; car il aurait pu avoir les qualités d'un penseur plutM que celles d'un peintre. Pour légitimer un doute semblable, un texte positif serait nécessaire. Hais tous les textes parlent en faveur du jeune Van Eydi. Outre Vasari et Karel Van Mander qui lui prêtent leur caution, Facius arrive à son aide '• Un autre contemporain, Jean Santi, père de Raphaël, passe totalement Hubert sous silence , preuve de Tédal supérieur qui entourait son émule :
A Brugi a sapra gli altri piu lodati Il gran Joannes, il di«cepo1 Rugeru, Con tanti d*alto merto dotati ,
Dalla cui arte e somnio magîstero Di colorire furno si excellenti Che han saperato spesse volte il vero.
■ Voici eommeiit il s'exprime : « Joannes Gallicus nostri sieculi pictoruin princeps judicatus est, lîlteraruni non* nihil doctus , geoinetriœ pracsertim , et earam artiuio qius ad picturœ ornamentani accédèrent, putaturque ch tam rem multa de colorum proprieiaiibus invenisse, quœ ab antiqnis tradita ex Plinii et alîorum auctorum lectione didîcerat. D0 uns iiluêirilmê liber, page 46.
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L'cScl prodiuit par V Agneau mystique fat im«meose. On neleaicHitrait qu'aux grands seigneurs, ou aux curieux dont la bourse était bien ronde et s'ouvrait aisément, hors certains jours de fête pendant lesquels tout le monde pouvait l'admirer. La foule était alors si épaisse que l'on atteignait avec difficulté la chapelle. Hommes, femmes, vieillards, jeunes gens se pressaient alentour, comme les abeilles et les mouches autour des corbeilles de fruits et de fleurs '.
Yan Eyck était retourné à Bruges. Il y peignit un autel qui lui valut de grandes louanges; il exécuta aussi de magnifiques portraits, avec le soin, la patience qu'on admire dans tous ses tableaux : derrière les figures, il ouvrait en mainte occasion de charmantes perspectives agrestes. Ses ébauches étaient plus éclatantes, plus fermes que les productions achevées des autres coloristes. Van Mander se rappelait en avoir examiné une chez Lucas De Heere, son maître, où ressortait agréablement une jeune personne, qui se détachait sur un beau paysage. C'est ainsi qu'il travaillait à se rendre immortel, pendant que la vieillesse, l'entourant peu à peu comme une nuit d'hiver, le glaçait déjà de ses premières bises et raréfiait sa chevelure. Mais il ne devait point emporter son secret sous la dalle funèbre : les hom-
■ Kabbl Vatv MA!fDin.
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mes robustes ne manquent jamais de féconder esprits, de laisser au monde un Tivant souTenîret une glorieuse postëritë.
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