‹ Histoire de la peinture flamande et hollandaise. ComplémentChapitre 4 sur 91 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

vive affection et joignant aux mérites du diplomate celui d'écrire avec noblesse et pureté la langue française^ chose rare nonseulement hors de France, mais à Paris même. Nous roulions depuis quinze mois ce dessein dans notre tète, ne sachant si nous devions lui donner suite; mais l'ayant exposé à M. Nothomb, alors Ministre de l'Intérieur, comme en ce moment, il ne voulut point que la Belgique eût l'air de renier sa gloire, quand les autres pays de l'Europe n'épargnent ni l'argent, ni les ef forts, pour raviver celle de leurs artistes : la patrie de Van Eyck, Hemling, Mabuse, Quintin Metsys, Rubens, Van Dyck, Jordaens, Teniers, Crayer, Gérard Seghers, Diepenbeke, Erasme Quellyn, abandonnant ses souvenirs les plus précieux, dédaignant le génie de ses grands peintres, c'eût été un spectacle déplorable offert aux nations voisines. Quoique gêné par la mesquinerie du système représentatif, il nous assura donc immédiatement une forte souscription. Apres avoir balancé plus d'une année encore , nous nous sommes mis à l'œuvre.

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ayant pour nous soutenir Fidée que nous rendions un service au peuple belge. Les personnes éminentes^ qui nous accueillirent d*abord , avaient elles-mêmes cette opinion de notre plan : MM. Rogier^ Devaux et Van Praet m'ont aidé de tout leur pouvoir, dans un but d'intérêt national; je leur transmets l'expression de ma gratitude. Je dois aussi remercier publiquement S. M. Guillaume II, Roi de Hollande, un des amateurs les plus éclairés de notre époque, ainsi cjue le prouve la riche collection de tableaux formée par lui ; M. de Kamebeck, son aide-de-camp, dont l'obligeance et les sentiments élevés rappellent l'ancien éclat des Provinces-Unies; M. le prince de Ligne, qui porte avec tant de noblesse et de grâce un nom cher à la Belgique, à la France, à la littérature; mon excellent ami Pierre Leroux et George Sand, le grand poète; M« le baron de Stassart, dont on a réimprimé si souvent les fables spirituelles, et M. le baron van Westrenen, le studieux archéologue ; ils m'ont encouragé, avec une rare bienveillance, ou à

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