‹ Histoire de la peinture flamande et hollandaise. ComplémentChapitre 48 sur 91 · CHAPITRE VIL · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIL

lÊcole 4e» ▼•■ ETCk.

Josse de Gand* — Rosier Van der Weyde, le père. —Le roi René d*Anjou. — ^Liévin De Witte. — Thierry Staerbout. — Albert Van Ouwater. — Gérard de St. Jean. — Peintres employés par Charlesle-Téméraire.

Près des hommes, qui reçurent directement des Van Ejck le secret de la peinture à l'huile, se développèrent d'autres artistes, qui en obtinrent la connaissance de seconde main; le temps les a traités d'une manière plus impitoyable encore; leur souvenir ressemble aux statues mutilées d'un vieux parc, sans tète, sans bras ou sans jambes, frustes, couvertes de mousse, rongées par le lichen ainsi que par une

aOi HISTOIRE DE LA FISNTURE

lèpre végétale. On ne peat reconnaître les dicai que sîmalaient ces bides informes : l'àme se pktà en de lointaines rêveries, et Ton écoute Teau du ciel tombant du femihgc sur les^ décombres, pour acihever de jles anéantir.

•Lb premier peintre qui s'offre à nous dans ces oonctitions malheureuses, c'est Josse de Grand. Quelques persoimes le regardent comme nn élève immédiat de Hubert et de Jean Yàn £yck ', mais rien ne prouve d'une manière suffisante qu'il ait approolié les deux grands hommes. Karel Van Mander le passe entièrement sous silence ; Vasari le met au nombre de ceux qui prirent les tableaux de Jean pour mod^es : û n^affirme pas que riRustre inv^tenr lui donna des leçons^'. On n'a sur lui aucune espèce de renseignements biographiques. H' traça dans la ville d'Urbinun tAbleaù'dé là Cdnitaiuifion et d'autres peintures ^. la plus andiennë ft^s(|tte de Gènes parait être de sa main; on y Ht^ces itM^:

1 Noa» TavioiM placé dans celte classe (voyez plus haut «àf . SO) diaprés ropinion des meiUeimorîtiqaes. '

^. UiiaotFeltooi|snag»aét6iiivo^>par>Mi(LMnOattart';b%it le manusoît aiioayme, qui appartenait en 1656 à Mi. Cliu.R^',^ gnebr de fielloin, et en dcniier liea à M. Delbecq de Gatid. Jesse j est désigné comme un élève de Hubert Van Eyck. Mais *on sait qaijle inexactitude régnait aulrefeif-daBS ces sartes d'«tivn(g«s. On a peutêtre employé ici le met (Félèvo ponroeloi d'imitatMir , oMonie le nom d'Hubert pour celui de Jean. Quel degré de confiante mérîtcol ces notes? Voilà ce qu'il faudrait examiner.

' Vasari, chap. 91.

FLAMANDE ET HÛLLANDAISE. 5M)3

Justuê de Ahmaima,pinmit. 1451. Coimne mi appe*» lait alof;3 Ifis pro^oeside Selgiquo et de HoUaiide la Beu^e Allemagne ^.. Y ax\islt^ quei désigne « oettë phr43e e^\^ . selon ti)u4e:*Tr4iaeQibl0âce, JMse> de Gand. Son travail embellit un mur diieloâtfe«apè« riepr.y 4303 \^ pionaatèrq.de Sw^ MMrifrdi Qastelle. Il repiTibcnte l'Annonciation. Le coloria^ertiel-» lement ^Ude qu'âpre tjroi$- loents an» de^dm^yi! aT^t pnopre, f^n 1768» la «âme fnaiobeur qus> si ion vei^âl; 4p terminer Vm-yrt^e \ La Cofnnumùm du Ch^f.y -fionl. 001^9. parliom. loutTè-rheune, eKiaie aiiJS^^IJjrbin, dans l'égline de Sto. Agathe» Elle n a p^ fét/^i faites .oom^aierannonee Yasari ^ p<mr le diioy m^ia.rPQUf^.la cop&énê di Corpo di Chrigto^ien r^ipi^e 1474;. 09 la paja 250 florins d'ov. Leslivee^ de.JjG( qcfmp^gq^e Te;nfei7neiU les preuves deœsdètail^ ; on j yqit que dès. 1 ap 1465 d^ rabaides .fu>rQi}^,açcoi:dé£^ popr>ç^ ta)>lpatt, (pu devait oruer h ch^p((llp..4w spqiéi^pe§ '.tU a dii. pieds de hauteur

^ Vite de' pittori scuUori ed archiletU Genovesi di RaiTaelIo Soprani; Geaova 17(39 ^^^ ^^* ps^* S^Q.-^-Lanxi , Histoire cle la peinture en Italie. — Rathgfeber. 9p, dL pag. 47,

? Ccia;il»Pafliavànl/qina'Ûiocit«déooiivarto: noa^ dMinons les ariicjiss ,c^piés par lui diapré» le livre de comptes marqaé B.

M 1465 mano 51. Giovaniiede Luea altram. Zaccagna deve darc fiorini 55 e boU Stt ddHa prwnessa che fece per la ta vola.

j* i468« Trepavlilci pagaie per rdémMina promena pér la tavbfâ a coyitatdi.QaUialQ (di maestro Agostino Sanlneci Mcdioo).

» 1474 ottobre 25. Fiorini 40 e boUgn. 55 '/s spesi in petti 4700 d oro battuio per la tavola.

» A di d« Fiorini 500... a Âtiro Giusto da Guanto depintore per

906 HISTCjIRB ML LA. PPKTDRB

et. à pcini pfès rla ip^m^ J^i^^Vr : Iftf C^isli .y »«l » . p^pt^ )^ pepcJbwA WJfi *if « t^M(9i > ^t dis&rilwMt

«ra**^»^.'^?- I^W wges .vA^p^ d^i roheB JHiiaches plan^ ^9.1a}hAUtj^,]«^.sa))e, qiii.a>4'air d'jwe église.,. Qt coiifasHiident'C|i^/i|if^t^«)lA^ilii6ite setrouTo le duc Frédériick .41IIrbixiii» mw -éeox hçipjQc^i de sa jsuite, l'nii •desqpsli- fet 9tin»fdOiite Iq peintre. Une autre pfsrspoAei f^a^lt^^ tâto:4imyerte d'un bandeau, 8'a|iproch«d'i9iiJjHf^!ei»t'U)tp0r* trait du vénitien Catherino Zeuay^fû .|îit KiAiiqrgé:, ^ 1 1472^ 1141 la r^vUi({u^ d,'wa64lli|«i^nlpltbadtt Simk de Perse Ui^um Camp9.eh<iif.m9i| rftMwfi « 1^74^7 f^ envoyé oMnine ^amhawri^yy A plmaiems cours leuippi^nfv afin de«r(^^ri ofnMw<IM«>i»em une pui38^te annte*. 11 iri^l^ ()Q||tf|UQtixipiMee d'Urbin, et rartiste^.yoaVint{Afiffl wk^PMiMft^aaiqiorjtf^ cette qircpnstAiffîfiv ]^^{i9pf<^^ j4uàlableau place Joase.de Qanjd p«|iç|fii,li^iil|nr{yifle8t|>|ii$ forts des Van %ck:.l9,40i9PP§^ti#P^^t^baH8ii)k» gir^upes wpt biçp cû^^om^* ttef I^pniôim jlM<«) je* tée^^ ia .ricbe8qe.élég9|i;MN'4^)dv9|tf9^ , lniitioMe eiipression des t£^;$»,]a.4<{ro;)eté,4uldesfd<li9IwrlIlellt les yeux. Mais le corps du Seigneur avance trop et semble dans une position ppu i;iatm::€il|iç^{f^ ;f:ft4^ns à la fois vigoureux et' clair. A beauoaupdedaiililÉde

fiorini St60 d*orQ « lui prooiCMÎ psr mti faltca.pcr dfpM^ope la tavoila délia Fratertiitii »

FLAMA^bË ET IK)I!XA1^DA«E. 2(^7

areè^ eelufr'di/ Hujgo'y^iÀ"dei^'Gbest les binfci'és'tks chaire' sAiitsëuletii'eiit jilaéTo/icËcJsl'Lèb postiirés dëé iicMc»t «aétëtli^' 9«(U^M Iftt* vw y ^ié^if 'dh "^Téèë iM irotl^et iltt pM^^dhltè/QB (ÎMméAU' avait jiâtfiè' iiti ctfdt^y'tyti^étateut fibres quelques tniràélesddSàtM S8ek*éln^t:dnîgùôré<^qix1l est démenti î '^ '

i Jdke^dedand'&vàH aussi orné powt la thSihe'coîfifeètie 'tmti dè^i«^ bannière^ /au tfailieii d«^c!lles bt«nè»|fidés< Voilés peiitied */ qui formeirt de Vht!^ tâdite^Mlil Oa^peiA en roir de ee genre danfs sa ^Ue nflttlle ^V Soni{^tueuse période , que le changement dwgoûl»,' des principes, des habittrdes, éloigne en- «dM'plb^^^^te'dé'yMiië que la* fuite dés hennis f On ne màxkil jj^bitifalôrslès'oniyres de l'art cbmmé des ûMmwékls^'Sûp^tiSxk^fi les glksait , ori les ^laiçait; (UiiiosQif^Kottiiâilpaf^tôut.^Le sentiment du beau, fdilioarrdëtyidËal {iel^re^itioÀnaîeht,' entielîisâaient l^AdMl^M ley^ts^iUi^iâé^dé'rfaomfaïef: làj^oÊsie rÉ^éutH dêièà>^ié'lbs hautes iffèbhesdé^ catfaédi'àl0si(}es>ljiâdb6fi/isiylèiidiAè!a,*teè élêgahts tabernacles, ksipîgUmis^dès<idtèm^6til*éë botlrgeoises, 1^ tourelles' de« iéuAnMn \^ >kè bdbdts'sctflpftés , ' lei^ fautemis , tes pMb^éd , lëtf jfAirtâ lèoaiëi<lè' ^ dételâtes ,- les^moindf«iiiili^lldtted>ile^'hf'^«ièf*c6mbiurie, et flottait en

Page 1