FIG. 45. GERARD TERBURG
Le Conseil paternel. (Musée d'Amsterdam.)
quarts, la tête couverte d^une perruque blonde et pour le reste vêtu de noir — Tune des peintures les plus surprenantes d'énergie, de coloris chaud et puissant, de fini et de rendu de toute PEcole — et la Dépêche, qui approche comme exécution du Militaire du Louvre.
Le musée (d'Amsterdam possède également le Portrait du peintre, mais cette fois en buste, un autre portrait qu''on dit être celui dtsa Femme, et une page délicieuse, le Conseil paternel, qui malheureusement a beaucoup souffert. On trouve encore des œuvres importantes de Terburg à l'Ermitage, à Dresde, à Cassel, etc.
De tous les artistes hollandais, Gabriel Metzu est assurément celui qui se rapproche le plus du maître dont nous venons de parler. Il est presque le seul qui mérite de lui être comparé. Fils de Jacques Metzu, également peintre et né à Leyde en 1640, Gabriel Metzu ne mena point comme Terburg une existence voyageuse. Le seul déplacement quMl se permit en sa vie fut d^al- 1er de sa ville natale à Amsterdam II s'y établit et, en 1659, y obtint le droit de bourgeoisie. On croit qu'il mourut dix ans plus tard, en 1669. Il est difficile d'avoir une existence plus simple et moins sujette aux aventures. En sa jeunesse, il se lia d'amitié avec Steen, et paraît avoir conservé avec lui de longues et affectueuses relations; mais si parfois Metzu emprunte à son ami quelque peu de sa verve et de sa mimique pleine d'entrain et d'accent, le plus souvent il s'inspire de Terburg et s'efforce de devenir son rival. Comme lui, il choisit ses modèles dans les classes supérieures de la société, et ce n'est qu'exceptionnellement qu'il s'attarde à des scènes populaires, dans le goût de son Marché aux légumes, du Louvre. Comme invention, comme expression et facilité d'exécution, s'il est au premier rang à côté de Steen et d'OsTADE, pour le choix des sujets, pour le goût, la grâce, l'expression, la bonne humeur distinguée il est à peu près sans rival. Quant à son exécution, elle est
merveilleuse. Le fini n'exclut pas en lui la hardiesse de la touche. La profondeur, la clarté, Téclat, Pharmonie,