‹ Histoire de la peinture hollandaiseChapitre 38 sur 47 · FIC. (3 2. EMMANUEL DE WITTE · texte numérisé non relu

FIC. (3 2. EMMANUEL DE WITTE

Temple protestant. (Collection Wilson.)

tiirne ; souvent aussi il représenta d'autres églises ; il

s''essaya même, d'après des croquis rapportés par des italianisants^ l\ peindre des églises italiennes. Une connaissance très exacte de la perspective, une entente profonde du clair-obscur, de larges partis pris d'ombre et de lumière, une finesse d'exécution qui révèle tous les détails sans dégénérer en sécheresse, des figurines bien dessinées et suffisamment pittoresques, une pâte abondante, onctueuse, un modelé superbe ; telles sont les magnifiques qualités qui distinguent ses ouvrages. C'est à Amsterdam, au musée Royal, au musée van der Hoop et à Berlin que se trouvent ses principaux tableaux.

Coïncidence curieuse et à laquelle on ne semble pas avoir pris garde : c'est également à l'école de Delft qu'appartiennent Hendriciv VAN Vliet et Gérard van Hoeck.- GEEST. Le premier fut reçu dans la gilde de Saint-Luc de cette ville, dont il était natif, en i632, le second en 1639 avec la mention d'étranger. Tous deux payèrent leur dette à leur ville d'étude, en reproduisant l'intérieur de la Vieille et de /a Nouvelle Eglise de Delft. On peut voir ce pieux hommage au musée de La Haye, et ces belles architectures d'un effet chaud et puissant, éclairées par une lumière généreuse, peuvent compter parmi les productions qui font honneur à l'Ecole.

IsAAC van Nikkelen ue le cède en rien aux peintres que nous venons de nommer, comme élégance de facture, comme délicatesse de trait et comme science de perspective. A l'instar de van Deelen, il se plaît à faire errer sous les belles et pompeuses colonnades, des personnages noblement vétus ; mais ses intérieurs, plus clairs, trop transparents, trop soignés dans le détail, n'ont pas cette ampleur, cette profondeur que de Witte, van Vliet et

LES PEINTRES D'ARCHITECTURE. ï^s

HoECKGEEST donnctit à leurs églises sévères et recueillies. Le Louvre possède de lui un vestibule de palais qui passe avec raison pour son chef-d'œuvre ; mais cet ouvrage, qui est des plus remarquables, se trouve être d'une qualité rare dans Tœuvre de Tartiste, dont le dessin est généralement plus sec et le coloris plus cru. IsAAC VAN NiKKELEN eut uu fils uommé Jan, lequel peignit le paysage avec des architectures mêlées à de grands arbres. Ce fils voyagea en Allemagne, résida à Dusseldorf et mourut à Cassel, où il avait été appelé par le prince régnant, qui lui avait octroyé, malgré son talent secondaire, le titre de peintre de la cour.

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