‹ Histoire de la peinture hollandaiseChapitre 7 sur 47 · FI G. 8. CORN ELIS VAN HAARIEM · texte numérisé non relu

FI G. 8. CORN ELIS VAN HAARIEM

Le Massacre des Innocents. (Musée de La Haye.)

de faire preuve d'une habileté supérieure, le poussa, en effet, à entasser dans des compositions énormes les difficultés les plus étranges et les moins nécessaires à la bonne exécution du sujet choisi. Son Massacre des

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Innocents^ par exemple, dont il donna plusieurs répétitions, avec ou sans variantes, et qu'on peut voir à la fois aux musées dWmsterdam et de La Haye, est une véritable orgie de muscles inutilement contorsionnés. La Bethsabée au bain, du musée de Berlin, et VAdam et Eve d^Amsterdam, moins compliqués, montrent encore une ostentation d'érudition et un fatigant pédantisme. Toutefois, et malgré ces défauts, il est difficile de ne pas reconnaître la puissance de ce peintre si étrange, la correction absolue de son dessin, la finesse de sa touche, que viennent malheureusement atténuer un manque de goût souvem fâcheux et une couleur lourde et parfois conventionnelle.

C'est dans cette catégorie de peintres savants et prétentieux, qu'il convient de ranger encore Pieter Mont- FOORT, plus connu sous le nom de Blockland, et Pieter Lastman. L'un et l'autre toutefois sont beaucoup moins déplaisants que Cornelis, qui, dans ce mauvais genre, semble occuper un point tout à fait culminant. Ce sont eux, en outre, qui préparent la transition nouvelle.

Pieter Montfoort (r532-i583), tour à tour établi à Utrecht et à Delft, est à la fois le maître d'ABRAHAM Bloemaert (i 565-1647), le peintre par excellence des allégories majestueuses , et celui de Cornelis Ketel et de MicHiEL VAN Mierevelt, maîtres qui appartiennent bien plus à la troisième période de l'art hollandais qu'à la seconde.

Quant à Pieter Lastman, né en i562, établi à Rome en 1604,011 il s'abandonne à l'influence d'AoAM Elzheimer, la grande réputation, qu'avaient conquise son nom et ses œuvres, quand il revint se fixer à Amsterdam, ne

Taurait sans doute point immortalisé, s'il n'avait eu la bonne fortune de compter au nombre de ses élèves

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