‹ Histoire de la PerseChapitre 23 sur 32 · REGNE DES DYNASTIES MUSULMANES · texte numérisé non relu

REGNE DES DYNASTIES MUSULMANES

C'est le commencement du règne de ce roi Isdcgerde lïï, le 1 G juin 632, qui sert de point initial à l'ère chronologique appelée ère d'Isdégerde. Elle est composée d'années de trois cent soixante-cinq jours, semblable en cela à l'ère julienne. Les Persans l'employèrent jusqu'à l'an 1073 de l'ère chrétienne; ils s'aperçurent alors qu'elle se composait d'une année civile dont la loogueur n'était pas égale à celle de l'année astronomique ; ils la réibrmèrent en donnant à chacune trois cent soixante-cinq jours quatre heures quarante-neuf giinutes et quelques fractions, et la régularisèrent au moyen d'exactes intercalations ; quelques mathématiciens assurent que cette année est plus précisément déterminée que celle de notre calendrier grégorien; elle a été en usage depuis parmi les Persans, qui la nomment ère djélaléenne, du nom du schah Djelaleddin, qui ordonna cette réforme.

La Perse passa, par l'effet de nombreux désastres, sous l'autorité dos califes musulmans; cette autorité domina depuis TEuphratc jusqu'à l'Oxus. La nouvelle religion était imposée avec le nouveau

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gouvernemenl ; la peilc tic la vie rlail In ehàtiinciil do loiilc résistance; les partisans lic l'ancienne loi acceptaient souvent ce martyre; ce fut alors <juc, puiu" échapper à la morl, un certain nombre de familles persanes se rcfugicrcnl de proelie en proche jusque dans l'Inde, où elles existent encore sous le nom de Parses, avec les doctrines et les livres de Zoroastre.

Les Arabes nuisulmans jouirent paisiblement de leur belle conquête pendant près de deux siècles. Le septième calife, Yézid, perdit la Perse qu'un rebelle, Moktar, lui enleva en 683. Elle se ressentit aussi des luttes armées qu'amenèrent des dissensions fréquentes dans la famille du prophète et de celles de ses successeurs. La rébellion des chefs militaires ajoutait encore à ces malheurs. On se souvenait cependant des anciens rois persans; le dix-septième calife, autre Yézid, se glorifiait de descendre d'une princesse de la famille de Kosrou le Grand.

LES TAHÉRIDES.

Vers l'année 820 de J.-C, la destinée de la Perse sembla s'améliorer : un gouverneur du Khorassan, Taher, se révolta contre Mamon, le calife régnant, et fut le chef de la dynastie des Tahérides dans le Khorassan, où elle se maintint durant plusieurs générations. Mais l'étendue extraordinaire de l'empire des califes en rendait la surveillance impossible; les provinces éloignées éldient exposées aux coups de main des audacieux que les exemples et l'état des choses multipliaient dans ces temps-là.

LES SAFFARIDES.

Un fondeur de laiton, nommé Yakoub , s'empara en effet du Sistan, et fut le cher de lu dyiiaslie des Saffarides qui lira son nom de la profession de son i)rcmier roi. Il s'éhiil fait chef de bandils; apj)elé pour défendre le gouverneur du Sistan, rebelle au calife, il s'cmjjara de ce gouverneur et l'envoya au calife de Bagdad qui investit le Saffaride de sa conquête. Yakoub en fit de nouvelles; en 870, il s'enqiara du dernier prince des Tahérides ,

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brava l'antoritr du calife, occupa la pins fi:ran(le partie de l'Iran et marcha sur Bagdad; défait dans le premier combat, en 87-), il se préparait à livrer le second (juand la mort le frappa; les Persans accordent à ce rebelle de grandes vertus et un beau caractère.

Son frère, Amrou, lui succéda, après avoir fait sa soumission au calife; mais les habitants de son gouvernement se déclarèrent contre lui, et il le perdit en 884. Vers l'an 899 , il s'empara de nouveau du Khorassan ; et, sous le prétexte de rendre hommage au calife, il alla l'attaquer en personne jusque dans son palais, à Bagdad; son escorte de quatre cents hommes fut détruite; il fut blessé, mais sauvé grâce à la vitesse dp son cheval.

Le calife excita contre Amrou un prince tarlare, Ismaël , descendant de Saman. Ce chef tartare réussit, et envoya Amrou à Bagdad, où il fut mis à mort en l'an 901 .

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