‹ Histoire de la PerseChapitre 24 sur 32 · LES SAMANIDES · texte numérisé non relu

LES SAMANIDES

Ismaël fut le chef d'une nouvelle dynastie, celle des Samanides; il conquit le Sistan, le Khorassan, le Tabaristan et l'Irak-Adjémi. Il reçut du calife l'investiture de ces provinces, et mourut, honoré pour ses vertus civiles et guerrières, en l'année 907, âgé de 60 ans. Pendant cent années encore ses successeurs continuèrent de jouir de l'autorité qu'il leur avait transmise; ils imitèrent les bons exemples qu'il leur avait laissés, honorèrent les lettres, encouragèrent les premiers poètes persans qui écrivirent depuis l'islamisme, et Onirent sans bruit vers l'an 1004 de l'ère chrétienne.

LES DILÉMITES OU BOWAIH.

Les succès que couronne l'audace sont contagieux; à l'imitation du fondeur de laiton, les fils d'un pécheur de l'Arak-Adjérni, nommé Bowaïh, avaient voulu se faire les chefs d'une dynastie royale. Ils s'établirent dans le Ghilan, curent des successeurs; mais la dissension se mit entre eux, et l'auxiliaire (lu'appcla leiiiimprévoyance s'empara des provinces qui étaient le sujet de

leurs mutuelles prétentions. Contemporains des Samanides, les Bowaïh , nommés aussi les Dilémides, du nom de la province de Dilem qu'ils habitaient, leur survécurent quelque temps.

LES G.VZNÉVIDES.

Mahmoud, sultan de Gazna, succédant à l'autorité de son père, et lieutenant du calife, chassa de la Perse, en l'année 10'27, une armée de Turcs Seldjoukides, et s'empara de cette province que ses descendants conservèrent pendant deux générations.

LES, SELDJOUKIDES.

Les Turcs Seldjoukides, à leur tour, lurent de nouveau maîtres de la Perse; le chef de cette tribu tartare, nomme Togril-Bcfih, prit le titre de roi de Nischabour en l'année 1037 de J.-C, marcha sur Bagdad, et s'empara de la personne, jusque-là sacrée, du calife.

Cette famille étendit son autorité sur la Perse, l'Aderbidjan et les pays voisins, où plusieurs de ses branches régnèrent. D'autres tribus turques leur firent la guerre : les Kharismieiis en 1 097 conquirent la Perse proprement dite et tous les pays situés entre l'Hindoustan et la mer Caspienne; les Mogols leur succédèrent, la marche naturelle des choses avait amené la race tartare sur le premier plan de la scène du monde oriental (l'an 1*230). Les IMogols de Djengis-Khan formèrent deux nouvelles dynasties; l'une d'elles régna sur la Perse; elle eut pour chef llouhujou, dont les États se composaient de la Perse, la Chaldée, la Syrie, la Natolie; les Modhaffériens , réunis par Mohammed Modhaffer, occupèrent la Perse depuis 1318 jusqu'en 1387; Tamerlan leur succéda; vinrent ensuite les Turcomans du mouton noir, les Turcomaiis du mouton blanc, montons également féroces (1 4G8); ces derniers régnèrent sur la Perse entière. En l.'iOl, le dernier de ces princes fut détrôné par Ismuël Sofi, dont la famille s'est maintenue sur le trône jusqu'au dernier siècle '.

' L'Art de vérifier les dates, tom. I, pag. 501.

La succession naturelle de ces princes de la môme famille sur le trône de Perse, permet de mettre quelque précision dans la suite des événements.

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