‹ Histoire de la persécution religieuse dans les diocèses de Quimper et de Léon de 1790 à 1801Chapitre 37 sur 51 · BI · texte numérisé non relu

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il y avait des âmes pures qui louaient el ténissuent son imm, en silence , gémissant sur la malice des Iiommos qui s'oubliaient au point de maudire leur Tj'éateiir et leurs frères. L'aiguille aimantée protège nos maisons contre les coups de la Toudre. en attirant sur elle seule le lluide terrible dont elle paralyse ainsi les effets; le juste, ([ui vil parmi les méchants, empêche aussi la colère de Dieu de frapper ces derniers, en lui opposant sa vertu et en supportant, avec résignation, leurs persécniions.

Au nombre des prisonniers qui donnaient à leurs persécuteurs l'exemple de la patience chrétienne et de la plus douce piété se faisaient remarquer Ions les membres de la famille de Saint-Luc. En sa qualité de religieuse de la Retraite, Mademoiselle Victoire voulut exercer sur ce milieu si corrompu sa charité et son zèle apostolique. Indigente elle-même, elle s'ingéniait à partager son pain avec les plus mauvais et à leur rendre toute sorte de bons offices; scrviable ei complaisante à l'égard de tous, le sourire toujours sur les lèvres, elle rendait la vertu aimable et portait â la pratiquer. Ah! elle pouvait, cette sainte femme . dire avec l'apôtre saint Paul ; « .Nous sommes ta bonne odeur de Jésus- « Christ; — cette odeur qui.améne h sa connaissance et « que nous répandons en tout lieul » (1)

Il y avait parmi les détenus un jeune homme qui se vantait d'être athée, et qui. ayant su qu'elle était religieuse, ne pouvait d'abord l'envisager. Oagné peu à peu par sa bonté, puis édilié par sa charité, il ne larda pas. en «"entretenant avec elle, a être ramené à des idées plus saines. M.tdemoise!Ie Victoire de Saint-Luc, voyant

II) II. Cor. II, lô. 11.

fa grâce travailler celte âme, lai écrivait des lettres sur la religion, en prose et même en vers, auxquelles le joane philosophe répondait : le fruit de cette joute littéraire et poétique fut la conversion de cet enfant prodigue et le retour à la bergerie de cette brebis égarée. Ce ne fut pas la seule conquête qu'elle lit à Jésus-Christ : plusieurs autres captifs, touchés de ses exemples et pleins d'admiration pour une religion qui produit tant de vertus, changèrent de conduite et menèrent depuis une vie trés-chrétienne.

Il y avait trois mois et demi qu'elle était sous les verrous, à Carhaix, lorsqu'on vint l'y chercher, le 2 Février 1792, pour la conduire à la prison criminelle de Quimper. Sa dévotion au Cœur sacré de Jésus, qui la portait à en dessiner et à en propager l'image, fut encore le prétexte de cette nouvelle vexation. Lors de son séjour chez les Calvairieniies de la ville épiscopale. Monsieur le docteur Trémaria , étant venu au Calvaire pour voir une malade, trouva M"° de Saint-Luc occupée à son travail préféré. La sainte fille lui offrit une de ses images qu'il accepta avec joie, en la priant de lui en donner une autre pour son frère, capitaine de vaisseau à Lorient. Elle s'empresse de se rendre à son pieux désir, en disant au médecin : « Recommandez bien à Monsieur votre frère de mettre sa confiance dans le Cœur de Jésus dont cette image lui rappellera la charité : ce sera le moyen d'attirer sur lui les bénédictions du Ciel, »

Signalé comme répandant dans le pays cet emblème religieux, M. le docteur Trémaria avait été arrêté, une première fois, pour ce fait et puis mis en liberté. Mais cette affaire, qui paraissait terminée, fut réveillée plus tard et présentée, en haine du catholicisme et de ses jjdèles adhérents, sous les aspects politiques les plus

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COnijiforiieMatils. On trouva des images du SacrtCohir snr plusieurs persoDoes morles sur réchafaml et snr pinsieqrs Veodéens, turâ dans lus combats. Les Jacobins publièrent partout que c'était un signe do fanatisme et de rébellion. On incarcéra, une seconde Fois. M. de Trémaria, au commencement de l'année 1794; il parait que les réponses qu'il donna à l'inierrogaloira ne satislirent pas ses juges, aux yeux desquels il était déjà suspect comme ami et défenseur de l'Évéque défunt: elles Uàtérent l'appel à Quimper de son innocente complice.

Séparée brusquement de sa famille , elle partit do Carhaix, à clieval. entre deux gendarmes ; f*mme H pleuvait et qu'il ventait fort, elle ne tarda pas à être mouillée jusqu'aux os. C'est ainsi qu'elle pai'courut, k travers un pays montueux, la longue route qui conduit de cette petite ville au cbef-lieu du déparlement. Objet de la curiosité indiscrète et parfois sarcastique des personnes qu'elle rencontrait sur son passage, elle comparait tristement ce douloureux voyage avec celai que , douze ans auparavant , elle fit avec sa mère cl son oncle, Monseigneur de Saint-Luc, pour aller se consacrer à Dieu dans la vie religieuse. Quel contraste ! Mais la vierge chrétienne vivait de la foi : elle savait qu'elle souffrait pour son Divin Maître... Elle se rappelait, pour ranimer son courage, Jésus Biari^hant au Calvaire, chargé de sa croix, entre deux haies épaisses de soldats, au milieu des insultes et des cris de mort du peuple déicide. « Allons, disait-elle, ne faut-il pas nissembler sur la terreau Fils de Dieu, fait homme, pour avoir part à sa gloire dans le t'.iel T Comme loi, je suis conduite au Calvaire . . . <V>inme lui, je saurai y monrir, s'il le faut, ■>

A son arrivée à Quimper, elle fut condaite à la prison générale et renfermée dans une salle où étaient détenus douzejeunes marins anglais,des femmes coupables de vols ou d'autres crimes, et quelques autres prisonniers. Quelle compagnie et quelle société pour une religieuse I Pendant les premiers jours, il lui fut permis de recevoir les personnes qui la demandaient ; mais celte permission Itii fut bientôt retirée. Elle était si connue, si appréciée et si aimée, ainsi que sa famille ; la mémoire bénie de son saint oncle était en si grande vénération que Ton appréhendait quelque manifestation populaire en sa faveur : aussi, se hâta-t-on de la séquestrer complètement.

Il serait difficile de décrire la malpropreté et la puanteur de cette prison ; il serait plus difficile encore de dire à quelles injures, à quelles grossièretés et à quelles insultes elle fut en butte, dans ce cloaque plus infect au moral qu'au physique, tant de la part des commissaires qui le visitaient souvent que de celle de quelques-uns des prisonniers. Attaché vivant à un cheval sauvage de l'Ukraine qui, tombé mort au milieu de sa course, répand une odeur insupportable, Mazeppa eut à subir, dans cette horrible situation, le plus dur supplice. Quel ne fut pas le martyre de cette vierge, à 1 ame si belle, au cœur si pur, obligée de vivre au milieu de ces âmes viles, de ces cœurs impurs, d'où s'échappaient, comme d'un tombeau, les miasmes pestilentiels du vice et de la corruption I Gardant toujours son calme et sa douceur habituels, elle supportait tout avec une patience que Dieu seul peut donner, faisant, autant que sa situation le lui permettait, du bien à ceux qui la maltraitaient.

Un exemple : elle avait partagé avec deux femmes

Bn^^Tèlle possMait ; elle s'était dépoaillée, Snettr faveur, ilu linge qui lui était le pluà nécessaire. . . Après Ini avoir volé les petits elTets qui lui restaient, 'ces malheureuses femmes la battirent cruellement, au poiut que son visage fut tonl déchiré, son corps tout meurtri et an de ses bras presque démis. Elle ne se plaignit pas de ces niauvais trailemcnts que l'on eut ignorés au dehors, sans le rapport du gcùlier et les contusions dont toute sa personne était couverte. Une de ces femmes étant luTnbée plus tard gravement malade. M"' de Saint- Luc la veilla, la soigna et lui rendit, avec une inexprimable charité, les services les plus hamîUanls.

Parmi ses compagnons de captivité se trouvait un pauvre marchand de sel qui avuit été arrêté pour avoir crié : Vive le Hoi ! Attaqué d'une maladie violente, cet homme était délaissé de tout le monde, à cause de l'odeur insupportable qu'il exhalait. Elle se constitua sa garde-malade ; elle lui donnait,ainsi qu'à d'autres détenus, les aliments que lui envoyaient des amis charitables, n'usant elle-même que du pain grossier de la prison.

Le malade avait de fréquentes insomnies ; elle passait la nuit prés de son grabat, lui parlant de Dien, l'instruisant des vérités de la religion, l'encourageant à souffrir avec résignation, par l'espoir d'une récompense éternelle. Elle lui prodigua tous ces soins maternels, non seulement, quelques Jours, mais tout le temps que dura la maladie, qui était contagieuse, c'est-à-dire plusieurs semaines.

Cet oubli constant d'elle-même, cette charité toujours égale, celte douceur inaltérable lui concilièrent peu-àpea le respect et les sympathies de tous les prisonniers: le geiMier, plein de vénération pour elle, ne l'appelait que l'ange do la maison. Bien qu'on ne U laissât voir

aucQfte peraoone t^i sa scoar. Madame de Silgoy, habitait une terre tout près de OuiQip*^!', etic était ii p surveillée qu'elle eut pu factlemeot s'évader, comQ] elle le ilit plusieurs fois à cette sœur, quand cetlfr-cil venait visiter. Une double considéraliou l'empêcha I jours de le leuter : la crainte de compromettre sou gc^l lier et de perdre la palme du martyre qui paraissait Ifiill être offerte.

Mademoiselle Victoire de Saini-Luc se p:iss;iil \ tiers dans sa prison de toutes les commodités de h vjqJ matérielle ; quoi()u'elle manquât do tout sur ce pointi'l elle avait l'air de ne manquer de rien. Mais l'Iiomme Mm vit pas seulement de pain, car il n'est pas composé quft'l d'un corps ; son àmo a besoin d'un aliment spirJtiurJ qu'il reçoit surtout par le canal des sacrements. Ellsl souffrait donc beaucoup de la privation de ces sacrftr , ments et en particulier de c«lni de la pénil«nce qu'elle n'avait pu recevoir depuis plusieurs mois. Elle demandait instamment à Dieu la grâce de rencontrer au prélro -, fidèle, afin de pouvoir se confesser, avant de monrirfl] Elle fut exaucée. Le Jour même ou elle terminait UiiU neuvaioe ù saint François-Vavier, pour obtenir celt4 grâce par son intercession, un vénérable prêtre i environs de Quimper, Monsieur Riou, recteur de Laba* ban. fut arrêté dans la maison qui lui servait d'asile i conduit à la même prison. A la faveur d'une porte < tr'ouverte, la pieuse captive eut le bonheur de voir t saint prêtre et de lui faire sa confession : puis, ils s'etï] ItorlérenI mutuellement à bien mourir. M. Rioa fiitl exécuté quelques jours après : il couronna par uiiftin mort héroïque une vie sans laclio et pleine do Iranoe^ cpuvrea.

L'keure de la digne reljgiensfi appnKhait aussi. Flwntl

ses parenls. elle se sort Je cliacQn li'mx, m «lisant ([D'elle étuit peut-èlre nne personne compronielianle pour tons les membres de sa famille. « Je vomirais, disait-elle à sa sœur, séparer ma cause de colle de ma famille et de mes amis ; n'était cette pensée, je serais trop heureuse, car j'entrevois le bonheur que j'ai toujours désiré. ■

Elle s'était fait, au milieu du bruit continuel de sa prison, mie solitude et un oratoire au fond de son cœur d'où, comme un parfum d'agréable odeur, la prière s'échappait h des heures réglées. Elle employait le reste do temps soil à dessiner où à découper des images de jnétè et à faire des reliquaires qu'elle destinait à ses parents et amis ; soit à écrire des lettres et des prières où elle répandait tous les sentiments de sa belle àme, remplie de l'amour de Dieu et désireuse du martyre. Elle écrivait souvent à une de ses amies de ces lettres ardentes qu'elle lui faisait parvenir dans des pelotons de fil. Comme dernier 'souvenir, elle adressa a cette amie une bagne qu'elle avait tressée avec une partie de ses eheveox

Incertaine de son sort, pendant le premier mois de sa détention, un mandai d'arrêt de Fouquier-Tinvillo Tînt lui apprendre qu'elle était destinée à être conduite i la Conciergerie, à Paris. Elle reçut cet ordre avec souinission et se prépara à ce douloureux voyage dont elle ignorait encore le moment ; un mois se passa dans cette attente rendue plus cruelle par le bruit répandu dans ta prison que Monsieur et Madame de Saint Luc devaient partager le sort de leur fille.

Un jour qu'elle s'entretenait avec Madame de Silguy, sa sœur, qui était venue la. visiter, se réjouissant de ce ^ne ce bruit alarmant n'AVail pas eti de suite, on eulen-

dit toaUà-coap nne certaine rumeur dans la iiMÙMn i presque aussitôt la voix du ge(°ilier criant : «. Mademoi? J selle du Saiot-Luc, voilà votre papa et vulre mamaiL qui arrivent. » Quel coup de foudre pour les deux sœuo Elles voient au devant d'eux. . . Quel spectacle s'offre î leurs regards 1 Leur père est porto sur un brancard a leur mère soutenue par deux personnes monte péuibla ment le long escalier de la prison.

Elles se jettent, toutes tremblantes, â leurs pieds, baisent leurs mains qu'elles arrosent de leurs larmes,'i sans pouvoir proférer une seule parole, M. de Saint* Luc mêlant ses larmes à celles do ses filles, les i brassait avec tendresse, en leur disant : < Mes cbère enfants, ce n'est pas notre triste position qui fait coulai mes pleurs, mais uniquement la joie que j'éprouve àû vous revoir encore avant de mourir! ■>

Refoulant dans son cœui', fortement trempé, tous lel sentiments de la nature. Madame *dô Saint-Luc pleurait pas. « nelevez-vous, mes cliéres fdles, leur dil] elle ; essuyez vos larmes ; ne pleurez pas sur notr sort! Me sommes-nous pas beureux de partager lij prisons et les cbaines des confesseurs de Jésus-Cbristl Nous avons souvent admiré ensemble leurs combats t leurs Iriompbes ; voici pour nous l'henro du combatl rendons-nous dignes de la victoire : élevons nos regat ~ vers le Ciel, et préparons- nous à souffrir tout ce qu'il plaira à Dieu pour mériter une telle récompense.

Il se fit pendant cette scène toucbanle un sileoc^ profond. Muets d'étonncment , tous les prisouniei étaient saisis d'admiration. Ne comprenant pas tout c qui se passait sous leurs veux, les douze jeunes Anglai le tirent expliiiuer ; ils (ureut tellement frappés

éïlîfMS de cel événement qu'ils le consignèrent', avec tous ses détails, sur lu journal de leur capIivitiV

Mailemoiselle Victoire île Saint-Luc eut besoin île faire appel à tous ses sentiments de foi et <le conformité h la volonté de Dion pour ne pas rester affaissée sous lo poids de ce coup : d'un caractère énergique mais sensible, elle était navrée, à la vue tiii pitoyable état où elle retrouvait ses parents, h la pensée du âorl qui leur était réservé. . . Son chagrin était tempéré par la consolation de leur être réunie ol de ponvoir leur prodiguer ses soins et apporter quelque soulagement à leur affliction. • Ma peine n'est rien, disait-elle à sa sœur, mais voir nos parents dans cette affreuse position rae pénètre d'une douleur si profonde que j'y succomberais, si la gri^ de Dieu ne me soutenait. Je donnerais volontiers ma vie pour sauver la leur 1 >

Exténués déjà par leur séjour h. la prison de Carhaix, filigués du péniblti voyage qu'ils venaient de faire et des émotions de leur arrivée à la prison de Ouimper, Monsieur et Madame de Saint-Luc y tombèrent fort malades. Mis au secret le plus strict, ils ne pouvaient voir ni parents, ni amis du dehors ; leur fille. Madame de Siljjuy, seule, grâce à la bienveillance du geôlier, entrait de grand matin dans cette affreuse demeure, pour n'en sortir qu'à la nuit. Tout entière à ses chers prisonniers, elle parLigea leur captivité, pendant di\ jours, oubliant, durant ce temps, son mari et ses nombreux enfants. Ce terme expiré, on re^ut l'ordre de les diriger sur Paris. Comment dépeindre la douleur de cette excellente fille, à cette nouvelle? Comment dire le brisement de son tiœnr, quand elle fut privée, le jour de leur départ, du bonheur de tes voir, une dernière fuis, ei de recevoir leur bénédiction I

La famille de Saint-Luc passa environ trois mois à la Conciergerie, sanctifiant sa captivité dans cette dernière prison, comme dans les premières, par la prière, la pensée des jugements de Dieu et la méditation des souffrances de Notre Seigneur Jésus-Christ (1). Ayant sans cesse devant les yeux la mort qui les attendait, nos courageux prisonniers s'y préparaient par tous ces moyens et spécialement par le sacrement de pénitence qu'ils purent recevoir souvent. Privés du bonheur de s'asseoir à la sainte table qu'ils désiraient ardemment, ils tachaient d'y suppléer par la communion spirituelle. Vaquant dans leur cachot aux œuvres de miséricorde, autant qu'ils le pouvaient^ ils donnaient, autour d'eux, du peu qu'ils avaient à ceux de leurs compagnons qui n'avaient rien, les édifiant à Paris comme à Carhaix et à Quimper par leur inépuisable charité, leur inébranlable résignation et leur douce patience.

Mademoiselle Victoire fut séparée de ses parents ; elle leur fut seulement réunie, les (juinze derniers jours, pour comparaître tous ensemble devant le tribunal de sang qui les jugea et les condamna à la mort, avec cette iniquité et cette cruauté que l'on connaît. La jeune fille demanda la faveur d'être exécutée la première : ce qu'on lui accorda. Après avoir fait les derniers adieux à son père et à sa mère, elle ajouta : « Vous m avez appris à vivre; avec la grâce de Dieu, je vais vous apprendre à mourir, »

Ceux-ci subirent aussitôt le môme sort, avec soixante autres personnes environ : c'était le 19 Juillet 179i, dix jours seulement avant la chute de Robespierre.

(1) On avail saisi ot adrcsst^ à l'accusaleur public, Fouquier-Tinvillc, tous les papiers de la famille de Saint-Luc : ils formaient un total de deux-cent quatre-vingt-quatre pièces.

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