EXTRAIT MORTUAIRE DE M. PENANROS
Don Benoit-Antoine Vellasquez del valle (de la vallée), curé-recteur de l'unique paroisse de la ville de Mondonédo , royaume de Galice, en. Espagne, etc., certifie à tous ceux qui la présente verront, que dans le registre èourant où se relatent les décès de la dite ville, lequel a commencé au mois d'Octobre 1791, au folio 201, se trouve le rapport de la teneur suivante :
Le quatorze Août de l'an mil sept cent quatre-vingt-seize, mourut, après avoir reçu le sacrement de la Pénitence , sous condition , et celui de l'Extréme-Onction, sans recevoir le Saint- Viatique , à cause d'un accident qui le prive d'en pouvoir faire usage. Don Hervé- Rolland Le Guillou de Penanros, prêtre français, exilé depuis quatre ans pour n'avoir pas voulu prêter le serment civique : il était originaire de la paroisse d'Ellîant, diocèse de Quimper, en Bretagne, âgé de cinquante-neuf ans sept mois , et prieur de Saint-Herbot, et il n'avait point fait de testament. De tout quoi, ses compagnons, prêtres également exilés et résidant dans cette ville de Mondonédo , ont fait la déclaration. — Le corps du dit Don Hervé-Rolland a été enterré dans l'église cathédrale , revêtu des sacrés habits sacerdotaux ; il y a eu messe et vigiles chantées avec diacre et sous-diacre , aidés et assistés par les chantres et musiciens de la calhêdrale, avec son des grandes et petites cloches, le chapitre de la dite sainte église ayant fait les frais de celle fonction. Et afin qu'il en conste , je le signe comme curé-recteur de l'unique paroisse de monsieur Saint- Jacques de la dite ville. — Signé : Benoit-Antoine Vellasquez del valle.
Collalionné avec l'original y recours, et en foi de ce, |)0ur qu'il en conste partout où besoin sera , je donne le présent certificat à la réquisition de Don Dominique Boissiè're el autres prêtres français, et je le signe le 28c jqqi. Ju mois d'Octobre 17% : Vellasquez del valle , avec paraphe.
Comme échevin et alcade majeur de cette ville de Mondonédo, royaume de Galice , je signe le présent et y fais apposer le sceau des armes de celte três-noble et très-fidMe ville , ce 4 Novembre I79G, Joseph - Ferdinand Maseda. — Jcseph-Rodrigues del Riégo. — François- Joseph de Cora et Miranda. etc.
.V. Liscoat , Supérieur Quimper, à Mgr de. La Marche.
Jatfia 1701.
Dimanche lu prcsutton du scrmenl s'esl Tailo M. Toiiti les >tM. du collège y oni figuré. On croyait que <|uatrp d'wilr'mix ne If fsisaleiK lias, parce qu'ils n'avaient pas rail kur imuinissicin le vendredi. Mais le samedi deux de ces iiualn- se ravisèrent. Le dimanche malin, un troisième so Joignit â eux, I.e dernier i^rtvil. l'a près- midi au diili. (On ^1cnt de me dire i|uc ce dernier n'a pas sermcnti^. el qu il Ht-ji( écrit pour chose disparue.) Outre ces neuf Messieurs, It y a eu deux recteurs de la cathédrale et deux reli(;ieuses, uu carme, et un cordelier.
Trois ecrlMiBlïques de ce pays-ci sont diinonci'a, â savoir : le recteur de Saint-Mnllhicu, celui de Kerfeunleun cl un autre. Celui de Saint-Mallhicu est en Tuitc. On poursuit, dit-on, son affaire au crtininel. Il n'y a pas cependant encore de décret lancé, que je sache.
On «'attend ici â avoir domain une bulle du Paix- approbative du décret fomenx. Plusieurs lettres l'ont annonce. J'ai beau dire quR c'est une fable ; mes assertions et celles do beaucoup d'antres ne peuvent p:is ot)lenir créance d>ins bien des esprits,
Vous serez pout-Mre surpris que nous ayons interrompu, depuis dimanche, nos classes de théologie. l'Iusleurs personnes respectabii>s ont dit qu'il y avait une autorisation de la part du comiln ecclésiamique, et soit qa« la municipalité y croye on veuilli! agir àe son cbef, elle demande quo nous reprenions nus exercices. Elle en a écrit au distrSct, donc l'affaire doit aller au département; mais elle n'y est pas encore parvenue ; et l'on vient de me dire que dans le ca-t même oti le département serait provoqué lâ-dessu», il ne slntuen rien par écrit, maU que j'aurai une visite pour conférer avec mol verbalement, appiircmmcni de notre renvoi. Inurhn le» ordinands partent les uns aprfs les autres, cl je crois, qu'S l'exception de trois, ils sont décidés U ne Jamais rccevotr l'ordination du nouvel évêque, s'il n'était pas bulle canoniquement. Je soupçonne que c'est en parllc |iour lui |>rocurer untt ordination â faire, ii son arrivée iiu'on ditpruchuîno. qu'on vent retenir ici les ordinands. Mais Je n'ose pas éclaircir en soupçon. Vous sentez combien U est esseiUid pour moi de eanler liidessuB un silence absolu, de. |)eur de faire naître chez (vriainct !f,eu^
une idée qu'ils n'ont pas tous, si tant est que quelques-uns l'aient. Aussi, je ne le dis qu'à vous seul.
M. Le Coz vient de publier une réponse à ses censeurs.que je joins à ce paquet.
J'y joins aussi un post-scriplum où,page 3, il fait un défl que J'accepte, en le priant de trouver bon que : !<> il n'y ait que six ou huit témoins, pour é\iter la confusion ; 2^ que les citations faites dans les observations, soient confrontées Tune après Tiutre avec les auteurs d'où elles sont tirées, et ses sources, s'il est nécessaire, et que le rapport en soit dressé et signé par les commissaires que nous chtÂsirons de part et d'autre ; > que ces confrontations ou plutôt les morceaux confrontés soient imprimés sur deux colonnes ; 4» que. si ^I. Le Coz le juge à propos, l'on en envoie des exemplaires à quelques facultés de théologie, même hors du Royaume, avec prière de prononcer sur la matière y contenue. Ma lettre pour M. Le Coz est toute prête, mais elle n'est pas encore rendue : 1« parce que M. Cossoul veut montrer mon plan à MM. les grands vicaires, ses confrères, et démander leur agrément et leurs observations ; 2* parce (fue je suis bien aise de voir décidée au district l'affaire du séminaire en général, avant d'envoyer mon acceptation du défi. C'est grand dommage que je ne puisse pas attendre votre réponse sur c^ plan, et vos instructions.
Je suis, etc.
Brûlez ma lettre, je vous en prie.
On m'a dit aussi qu'on nous attribuait ia dés(»rtion du collège, et d'avoir des assurances de secours tem|)orels de la part des nobles pour refuser le serment. Dieu soit béni !
A Quimperlé, on a publié une défense d'insulter les prêtres |>our :ivnir refusé le si'rment. On y a permis au recteur de Saint-Coloraban. .'iprès son refus, de continuer ses tondions.
M. le recteur de Loperhet,qui a signé la circulaire du département, vient de rétracter publiquement sa signature. M. le recteur do Moélan, aulre administrateur, refuse le serment.
leilre de M. Liscoal à M. iabbc de Silyay, à Hilhao.
Monsu»ur l'abbé.
Je ne puis que louer les motifs de charité qui animent les auteurs du projet ex|K)S(* dans la circulaire dont vous m'avez envoyé une
copie. bibIh rexKution di; w plan. 1*1 quil rai pr^irt^, nie ftnU pres(iu')m|>0E!iiblc.
I«.lv ne VOIR pas (giie personne puiHSPH'engaeer pour aucune somnip délcrmînriu |)ar mois. Tel à ([iii au commRnnemeiit d'avril, par exemlili', il reste qucli|iie» fouds, suHIniiKh pour If Tiiirr vivre junpi'it la saint-Mlrbel, risque de n'&voir plus rien a la lin de miir. si diins l'inlisrx'alle il lui aurvienl ont! maladie grave et dispendieuse, s'il vient a penlrci ses bienfjilimrs, n'M vient U manquer dett hoiiuraires sur le»iu('ls il cumpiail, $\ voyant ses frtfes dans l'indigence il partage avec eux, s'il est ol>H|;i^ de lairif qudque voyagi- iMiùleux, ail e^l voli" ou ail perd son petit avoir, etc.
i' Je m vois |ia« commcni un pn>lre, (jueliiue Ijimnc vulorile ipt il ail, puisse faire passer au luin les p4.'tites sommes qu'il serait ou éiai de remettre au dépositaire qui sérail choisi pour les recevoir.
Dans une ville uotahie ou plusieurs se trouvent rcunis. il serall IMiNfilile absolument de taire de ces aunn'me» modlquea un total notable el d<.- iu Taire |MsstT i un di^piisiuin>, par une loltre de cliarigi', waift ee ne sera pns sans des frais ifui diininueronl d'aulunl ieseuiurs destina pour les iK^cfssileus. Celte ïoie est d'.iilleurs Irts-lenle. el intérim les ii^ce^teux peuvent rester sans soutagenieni.
Dans les endroits oii un prftre se trouve seul ou presijue seul, mmnieiit pourru-t-il rairf parvenir au liut une piécette on un petit nombre de piécettes ? Il les feni passi-r peut-être dans une ville voisine ; mais quand et commenl :'
Ennn, il est possible et il m 1res naturel de penser qu'un prêtre, <[ui serait en i^tal de fournir quelque petite somme (mur soidager les nèeessiteux, veuille donner la prt'fi'reiieo i r^nix de son pays, de son iliocMt'. lie sa nmnalâsanc^, de sa ramille. ()n ne peut pas blâmer telle es|H>ce de pré<lileclinn,qui eu elle.mi'me est couronne aux règles Mur l'onlni de la ebariU^. Or, or prêtre pnurra-l-il spécifier tout cela •■\m déiiDKiiitires les plus voisins <le lui. et ces dc|)Oidtaires pourmuiils suivre lilli^raii'ment ses intenlIonH, surtout « ceuK qu'il désigiiem sont eioignf's du di'posiiaire'?
'1" Jr Ile vois ([u'ubsciirilé d;ifts le Iriage it Taire «litre les dilTéreiils pauvres éparpillés de différents eûtes. Je ne conçois pas comment les évéquat qu'on indique iioar dépositaires iwurront bire ce triage parmi des gejis qu'ils m coniialssenl |ias. et surtout eonnatirp les dlITérenis degrés d'indigeueu oft se trouvent <ts pauvres : cirronsHnw eepeii-
daot à laquelle il faut fiire attention, eu égard à la modicité des secours.
On dira peutr-être qu'en Ang;ieterre on trouve moyen de pounolr à tout. Je veux bien le croire, quoique Je n'en sois pas bien certain. Mais remarque! bien qu'en Angleterre les secours sont incompant-» blement plus abondants, comme vous le savez déjà, et comme vous le verrez par la lettre ci-Jointe de M. Coguiec^I'alné : plus les secours sont abondants, et moins il y a d'embarras pour la répartition. Mgr l'évéque de Léon, qui est le caissier général, a dans les différents endroits des distributeurs secondalref, qui n'ont autre chose à faire qu'à distinguer les riches de ceux qui ne le sont pas, et de compter à ceux-ci périodiquement la somme convenue. On ne voit dans tout cela rien d'impossible, mais c'est autre chose dans ce pays-ci, où la modicité des secours comparée à la multitude des indigents exige un travail singulièrement pénible et diflicultueux.
D'après ces observations, il me semble qu'il est plus simple que chacun partage avec ceux dont il connaît distinctement Tétat, à proportion de ses facultés, en suivant, autant que les circonstances le permettront, Tordre de la charité, qui exige que, dans les différents degrés de nécessité, on préfère les plus nécessiteux aux moins nécessiteux, et que dans le cas de besoins égaux ou à peu près égaux, on préfère ses parents, ses amis, ses compatriotes, à ceux qui ne sont ni parents, ni, etc.
Je crois pouvoir témoigner que les noires ont agi ainsi, soit ici. soit ailleurs. Ceux qui avaient quelque chose à donner ont aidé leurs frères , immédiatement par eux - mêmes , ou médiatement par les mains de M. Coatpont et de votre seniteur. Aux uns on a donné plus, aux autres moins, eu égard à leurs besoins distinctement connus et appréciés ex iTquo et hono, sans qu'on ait eu la moindre inquiétude sur la réalité et le degré de leur misère : par ce moyen personne n'est mort de faim. J'espère que la Providence continuera à nous aider, dans le surcroit d'indigence qu'occasionnent nécessairement l'interdiction prononc^^e contre nous tous m alobo, et l'obligation im|)Osée à tous de déguerpir. La première mesure prive quelques-uns de quelques honoraires de messe, de dix sols, de douze sols et demi, de quinze sols, et quelque fois plus. La seconde force à des dépenses impossibles à plusieurs ; mais Dieu par dessus tout.
.le suis étonné qu'on vous ait parlé, comme en confideme. du
- lUfâ —
T^trfs ri>rugks k Valeiicu. L'affaiKestnotornTI que id, <|uoii[ue Je ne sache [las l«s causes de. ce iiiallicur.
Il n'y a Ici que diiix prêtres de Léon, encore ne demcurent-ilB pas f>n ville, tnaiti dans une paroBsG voisine. l)n d'eux, c'est M. Lîanl. I.iznrisie, professcnr au s^mlDaire de Saiut-Pdl, l'autre c'est M. Thomas, rare de PurspodiT. L« premier, m'a-l-on dit, tsl as«?ï â l'étroit, l'autre esl moins angustiO- Ils avaient eu ici cinq aulrcsiwm- [katrioles. mais Lis sont partis.l'an passtSpour TuUàe. Le recteur de l'orspoder est dans i^elle ville-IA saème. lÀes quatre c^mpa^onïi lieuveiit y i^ire aussi ou dans \vs environs : ce »onl les recteurs de TauU'. de Lanildul. de Lanipaui, et M. L^sUc prêtre.
Je me recommande â vos saints sucriQu's, et suis avec respi-ct soitT Irffl-liumblR serviteur.
LISCOAT. Supérioir ilii sHniiiairè.
Rllbai), le 11 avril Il9t.
Lettre (le M. T^men, vicaireà Itriec, (é) à M. Liinliagon, prMre de la même parome, à Mondonédo.
MoNStEUH ET raiGR HOU «Ml,
Je ne sais pas si vuus aver reçu ta dernière lettre que je vH écrivais d'ici, le 17 Janvier 1*99. l'endant mon absence, ou a présenté i mon tuttesse plusieurs letln» à mon adresse, peut-être y avail-il quoiqu'une île vous : ou les a renvoyées H Badajoz ei aucune ne m'eif est encore revenue.
Je viens de fïiire un voyage plus qu'inutile : le -21 février, on nous signiHa l'ordre de sortir tous du continent d'Espagne, El comme ou nous oii'rait IndilTéremineiit des passe-ports pour Majorque, Canaries et Portugal. Je me dérida) pour ce dernier pays. Je partis le 21 du mâme mois et le 4 du présent J'arrivais au susdit Hadajoz avec 31 autres ajutrères; plusieurs autres nous y suivirent. Nous députâmes 3, pour aller)) Oelbcs, ville rronllére de l'ortugal, disunic dii 3 lieues de Itadajui, pour demander l'entrée en Portugial. Nos d<!put<is Turent sèchement reçus et notre demande fui absolument refusée. Bn consé-
(I) H. Tunan ett mort ourt <}« Brîec. il eiercail sur sa paraisse une Irtsarinde et Irts-beureusc Influence. Rien ne &'ï raiuit, sans qu'on Itul préalablement eonsuHt. Il v élel);iiait lus dlffArends ; il réfoncillali les bmilliK dËiunic, 1 e'iiàU en un 'mot le i»Ère et l'ami de ses parois&iens.
quence de ce, le ^uverneur de Badajoz. en plaignant beaucoup notre position, nous expédie de nouveaux passeports pour la Corogne ou Barcelone. Je me déterminai pour la Corogne, par renvie que J'ai de me réunir encore à quelqu'un de mes confrères de nos anciens cantons. Nous savons d'avance qu'il n'y a point d'embarcation ni pour Majorque, ni pour les Canaries. Le 10 de ce même mois, je repartis de Badsgoz et ne pouvant passer en Galicie par la plus courte voie, à cause des neiges qui couvrent les montagnes que je côtoyai jusqu'à Talavera, je profitai d'une occasion que je trouvai dans cette dernière ville pour aller à Tolède.
A mon arrivée ici, le 21 mars, on sommait, pour la troisième fois, ceux qui n'étaient pas encore sortis, (il y en avait une trentaine), de partir dans le jour môme, sous peine d'amende pour les habitants qui les logeraient. Néanmoins, ils sont encore en place ; à nous autres, nouveaux arrivés, on semblait accorder quelques jours de repos. On nous a encore laissés tranquilles : nous ne paraissons que très-peu en public. Tous les jours il nous revient quelqu'un de nos compagnons de voyage. Je ne sais ce que Ton nous fera, mais il est probable que nous serons obligés de suivre nos derniers passeporte ; en ce cas,cber bon ami, je tâcherai de m'unir à vous, si la chose est possible ; je prévois bien que j'aurai de la misère, et je ne puis m'att^ndre à d'autre sort, quelque part que j'aille.
Grâces ù Dieu j'ai fait la route de Badajoz, sans éprouver la moindre incommodité, et après plus de cent lieues, dontj'ai fait plus des trois quarts à pied, je me trouve aussi fort et aussi frais que le premier jour du voyage. Aussi, s'il me faut recommencer, jerxompte voyager *comme les militaires. Comme on pourrait nous hisser ici (|uelque temps, car le corrégidor est un brave boramc et ne nous inquiétera qu'autant qu'il y sera obligé, écrivez-moi au plus tôt, en me marquant comme on vit û Mondonédo, à quelle distance et de quel côté de la Corogne est située votre demeure, et par où â peu près, il faudrait passer, pour s y rendre de Madrid, car je compte raser cette capitale, si je n'y puis entrer, comme on nous le dit.
Adieu, cher bon ami : oremus pro invicem,
TYMEN.
P. S. — En sortant d'ici, je vous écrirai pour vous prévenir.
A Tolède, plazuela de San-Ginez, 27 mars 1799.
- «07 - Lettre de'H. Tt/mcin) II. I.nrdùujo», prHir.ih liricc. à Mimdonêdo.
Tfllhle, t Janvier 1801.
Monsieur vl cher amt,
I* 10 (Irt^mlire ilemier,Je recevais volrc lettre du 3 du même mois, si J'hî (lîfitn? â vous iS:rlre, c'est que.d'iui côl*. J'iHals fort incominodé pl cun^DUc dp l'être, par une humeur (nit^ne, gui s'est lixén ù ma poitrine et igut gËne la respiration, quand Je veux m^ donner iiuelqiip miiuvemenl ; <« qui me rend pan^sseux A écrire. D'un uutre uâlé.sacltant que vous i^iîez sans senourti (ce qui me porle â croire i|u'on a euse*' do donner les 3 rêaux par jour, don! vous m'aviez parléi, je cherchais le niO)-cn dL> vou.s faire (tasser uni^ somme de <*<() livres : mais j'avais beau m'adrcsser Ici aux né£ociani»,aucui] n'adurelaibnn \iVH- les parages du Mondonf<do. J'ai cnOn pcns^ d'avoir recours A un * de mes anciens prolccleurs ik Madrid, et de le prier de me procurer une lellre decliange. Il vietil do me n^pondre, par une lettre du ! du présent, qu'li vous ferait ej)mpter,|iar l'administmleur de li pOsIc A MoudoDédo, ladite somme di' '210 réaux; Il nrajoule qu'il allail #cx\n par le premier courrier, [HTiur cette commïMion. Ainsi, cher l.iirdingon, vuus ne devez pas tarder A recevoir ce petit secours; par- Ici en au dit adminislrulcur, en lui demandant s'il n'a pas reçu ordre de vous remettre cette somme de GO francs, et quand vous en serez saisi, écrivez aussitôt la ieltre ci-Jointe, pour remercier ûon Ptdva Xhann. l'un des administrateurs du courrier a Madrid. Écrivez le plus rJalrement que vous pouri'cz, »1 en français, car il entend fort bien celle langue, quoiqu'il ne la parle pas. Mettez-y l'adresse en la Ibrme que je vous donne. Si vous aviez déjà, ou si vous venin a avoir iiirtiboiuluncf de messes, vous pourriez m'en (aire passer jusqu'à une trentaine, que je desservirai k votre décharge ; vous en garderlei lea liomiraires cL |iar lA vous vous rendriez «ervice it vous même, ainsi qu'à mol, car les messes derlcnnent assez rares ici, du moins les messes â '2<) sols.Au rest^.grâce au dit Don Pedro^e n'en ai pas encore manqiiË jusqu'Ici. Je vous al dit suralioint^iice. car il ne luut pas vous en priver vou-smC-nie. Je suppose d'ailleurs que les messes ne soient pas locales et que la translalinn puisse s'en taire .tans vous compromeltni ni vous faire siiU|ivoDDer eu aucune manii>ro. Agissez, cher ami, avec la mùme franchise dont J'use envers vous, vous connaissez mon cteur et la volonté sincère que J'ai de vous olill-
ger ; ne craigoa pas de ne féner, j'ai par deren moi le simple nécessaire, et cela oie sniBt. Ainsi ne soyei pas embarrassé sar le remlMUfsemeat ; uo jour nous compterons en France, je l'e^ère. Si on tardait à tous payer la susdite somme de 60 francs, mamdez-le moif^M que j'en donne avis à Don Pedro.... Ne soyez pas inquiet an sillet de mon incommodité, les médecins m'assnrent qoe J'en serai quitte pour la peine.
Ici, nous avons depuis quelque temps peu de nouvelles, da moins peu sont parvenues à ma connaissance. Voici cdles que j'ai apprises, depuis la dernière lettre que je vous écrivais, le 22 novembre, toss en savez déjà probablement une partie.
lo L'évéque de la Rocbelle écrivait, le 23 octobre, et traucriviiC une lettre qu'il avait reçue de celui d'Uzès, qui disait : c Dites donc c aux partisans de la promesse de ne pas croire et surtout de ne pas c répéter les mensonges qu'on leur dit, ou qu'on leur mande : cela « leur fait grand tort, v. g. ils débitent que tous les évéques qui sont € ici (Londres), sont pour la promesse, et moi qui y suis, j'en cob- < nais 18 sur 20 très-prononcés contre la même cbose; me conste d'Aï- « lemagne, même de la Russie, par l'archevêque d'Alby, qui m'écrit» c Mgr l'évèque de Nancy m'en dit autant de Vienne ; Mgr l'arcbevét que de Reims m'est garant du reste d'AIIemague. t
2° On ne cesse de répéter que le légitime évéque de Saint- Malo est à Paris, avec Mgr l'archevêque de Corinthe. pour y traiter de la part du Pape, avec le gouvernement, d'affaires de religion.
> Une lettre de Quimper, du 9 novembre, assure que Messieurs de Cheffbntaines, de Plœuc, Gelin, et plusieurs autres chefs de Chouans, s'y promènent librement et publiquement.
40 M. le recteur de Clohars-Carnoët, est mort, comme vous savez, mais vous pouvez ignorer qu'il était nommé par Audrein, archiprêtre, titre ignoré dans notre pays.
50 Les papiers français du 30 novembre annoncent la mort tragique du seigneur Audrein ; ils disent qu'à cinq quarts de lieue de Quimper, revenant de Brest dans la diligence avec plusieurs autres personnes, la voiture fut assaillie par 30 hommes armés, qui tirent à tout le monde mettre pied à terre, demandant à chacun son passeport. Le seigneur évéque du Finistère n'en avait pas, mais il fut reconnu. On lui demanda si ce n'était pas lui qui, par 3 fois et sous différents noms, avait voté pour la mort de Louis XVI, et sans autre forme de procès, on le fusilla.
S* On nous débile que les occlâsiasiiquus de Pari» wSmTSÏÏ" dcuiaiiiler H Uonapurle iiu'il clian^At lu promcssf fidélité à laçonslitution vu b soumission nu gouvernemml el que lîonaparle B\^lt i^pondu que l'aBalre ^btU soutolsrau jugement du Pape el ()ne touBaunkal i se soumeltre & sa dMi^on, quand elle paraltrall. Deux k'ttres de France asturenl néanmoinit i|ue Bonaparte avail lirovisoireiiient décrété le dit changemi'nl.
'f Aujourd'hui un homme de marque nous a débité avoir appris, d'un purent qu'il a au conseil du roi, que Bonaparte a pensé perdre la fie, el voici comment : l'In revenant de la comédie, il |iassa par un endroit oCi l'on avait préparé une mine pour l'exterminer. Ileumusi^menl pour lui. it uvaii dépasstï cet endroil de 0 toiaes. avant l'explosion, ibl) de sea gardes ont i^té tués ou blessés : son évuyer » sauté en l'air plus baul que les muisons, les Titres de la voiture ont été brUées..- celle nouvelle mérite d'autant plus de conflrroation que la dab^ en lait douter ; car on suppose la chose passée, la veille de Noël : comment a>t elle pu être annoncée dans si peu de jours, de Paris i Madrid et de Madrid A Tolède r
Voua avez lu dans la gauite que noua avons un nouvel archevét|ue. A son arrivéc.il y eut ici A jours d'illumiDations ; ensuite, il [larlil pour lu cour, pourrer«voir le cliapeau de cardinal, il nous revini deux jours apri^. Actuellement on Iriivaillc â ta callièdralc vt k hi maison de ville, m^me les dimanclies et féies, |)OQr les réjouissances qui doivent se faire, le jour de la pr)s<.' de possession, qu'on ignore encore, car il n'a pas encore reçu les bulles... (N"en deo quel fallel deoR receo dépuration ebct abera ar veleyen Irances i ar pez a ra lec'b dump da grena ne viomp muin pect e^uis queni, pelra Imiiac en dcus taquet lavarel dotnp ne ctiancbeo netm ù'eut ar pcz a re on lad coï).
Adieu cber ami, bonne santé, bonne année ri â vou« et A tous «os Messicure commensaux à Mondonédo, Tout il vous ej; toto corde.