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Nicuu euz an decrejou douguet en Assamble Ne ordren cass dar prison nep a refus ar lez : Perac ela gouscoude, perac on tourmanti ? E Franc eo libr peb ini, ne deuz nemet om-ni.
Evidonip-ni da veza beleyen catholiq, E Franc nomp-ni quel ganet evel an dud laiq ? Perac eta diou lezen pa zomp oll Francizien? Caout daou bouez a daou vuzur, ar scritur en difen
Bemdez evez lavaret ezomp tud revoitet.
Tud fallagr, tud decevet, gant on esqeb tromplet; Mez Doue zo test deonip m zesir or c'halon Nemet ar peoch er vro-ma ac ar religion.
Selaou a reorop guir eo ar Pab on Tad Santel, Ac an Esqeb disperse! dr' er bed universel, Jésus en deuz prometet o asista bepret; Mar domp eta bel tromplet, gant Jésus omp tromplet.
E Franc ar scbismatfquet o deveus ilisou ; Yuzevien a payanet e Franc o deus templou ; Neuz nemit ar christenien catholique! romen No deuz na tempi nac IHs e touez ar Francizien.
Ilevel oc'h pobl Israël, captif e Babilon, ^ Chasseet euz on ilisou n'ellomp en or prison Nemet goela, irvoudi, a pidi Doue bemdez D'ober eur sell a druez oc'b or rouantelez.
Evel an eneou dalhet etan ar purgator, Père a zo tounnantet gant an tan e furor. Bemdez ive tourmantet, a bemdez en anquen, An esperanç e Doue or c'honzol, or souten.
o c'bui tadou glac*baret, cliui mamou anqneniet, C'hui querent a mignonet, breudeur a c'boarezet, Sec'bit, sec'hlt o taelou : mar domp persecutet, Evit Jésus e souffromp, non abandono quet.
Scoït, scoït, 0 va Doue, a na espemit quet An dud superb hag impi en oc'h enep savet ; Distrujit-i, distrujit o oU lignez er vro, Ra vezo e peb canton en horrol o ano.
Mez petra leveromp-ni, certen omp faziet,
Deut quentoc'h do fardonni, va Balver binlget,
Pardonnit dor bourrerien a don adversonrlen,
A greiz caltD or pedomp da squei Tamomp ebquen.
G Tad leuii a garantez, pardon dar Franciziei], Guir eo sivoaz c qerzomp en lient ar bec'heurien ; Mez ckui oc'h euz or crouet ac or prenet ive : Pardon eta va Doue, pardon do pugale.
Chetu aze, Francizlen, or santimanchou-ni Pe gueneocli, pe gueneomp-ni ema-U ar fazi, Brema bezit barnerien être ar franciszien : Pe ni pe an douerïen a heul ar guir lezen ?
Nous avons* traduit en français, pour les personnes qui ignorent la langue bretonne, la complainte des prêtres détenus au château de Brest :
Du fond de la prison où nous sommes détenus, nous crions aujourd'hui vers vous , bon peuple de tout quarUer, afin que vous priiez Dieu de nous soutenir par sa grâce toute puissante, au milieu des peines qui nous accablent.
Traînés et bafoués de tous côlés par des gens égarés , |>oursuîvis sans relâche et arrêtés par les gendarmes comme des malfaiteurs. nous sommes prisonniers à Brest , depuis six mois.
Avant d'entrer au château , comme le Sauveur du monde , conduit chez Pila te, renvoyé à Hérode, nous n'entendions dans les rues que des insultes â notre endroit, chacun pensant qu'il avait raison de nous maltraiter.
Gardés par des soldats, entassés dans une salle, privés de notre liberté, nous ne pouvons pas sortir; le froid, le chaud, l'air vicié, le chagrin et la mauvaise nourriture nous rendent bientôt tous malades.
La mère qui nous a donné le jour, notre père , nos amis , malgré leurs prières et leurs sanglots, la douleur dans le cœur, se sont \'us obUgés, arrivés devant les barreaux de notre prison, de se retirer sans nous voir. *
Uw troupe de ^enit, trûni|>é)^ |uir un tilub enragé, ttemiiiiilp ou iiolre mort ou noire envoi m exil. Bur la dinniindo d'une dunseuse . saint Jean fut luii : noiiii sommps exposa aussi, chaque jour, à éUe massacrés.
On dirail >Taiment. bon peuple du ranion, que nous sommes d'une faïon ou d'une auttL' dignes de punition , car, comme des bêles sauvages, nous sommes journc-ilemenl (mnrsuivis , puis incarcérés comme des criraineis.
De quelle manière ci'p^ndant.diles-le nous.nous vous [irions. avont-nnus mi'rilé d'iître aussi maltraités? Sommes-nous allés dans vos maisons prendre vos biens ï Qui avons-nous offensé? Où sonl nos erimes?
Avons-nous dit au peuple qu'il était permis de s'armer contre les supérieurs? Avons- no us Jamais Messie Trappe ou tué ceux que l'on envoyait nuit et Jour A noire poursuite ?
Ce n'est pas nous qui sommes changés; r.esivous, en abandonnant
notre mère l'Ëglise romaine et sa d-Ktriiie sainte; nous n'avons,
aujourd'liui encore, que la métue Toi qui nous a été préchée en Bre-
tagne pendant qualitne cents ans.
QuHnd un homme est prisonnier, on l'inlerrogci il cboîsit un avocat {|ui plaide pour lui ; voilà sept mois que nous sommes prisgnnlers, et nous n'avons pas été inteirogés; on ne nous laisse même pas choisir d'avocats.
C'est sur le rapport des témoins que chaque prisonnier doit être ou condamné ou bieulût délivré : pour nous, il n'y a contre nous ni plainte, ni témoin : pourquoi donc, nous garde>t-on ici depuis si longtemps?
Les membres du département n'étaient pas autorisés soit A nous conduire danx les prisons , soit à nous exiler ; il faut cependant rrater toujours en prison, par ordre du Dé|iarlemt'nl , ou quitter notre paj^.
Il y a des Juges dans le royaume de France, et c'est sor leur verdict que Ton prononce la sentence : où est^ le juge qui a ordomié que nous serions, pendant un si longtemps, ain« inearoérés ?
Maintenant, chacun peut k sa guise et à sa façon , suivant la loi de rÉtat, changer sa religion. Nous avons, choisi la vOtre, divin Jésus : est-ce donc un crime d'adorer celui qui nous a créés ?
Aucun des décrets portés par l'Assemblée n'ordonne de mettre en prison celui qui jefuse le serment : pourquoi donc cependant , pourquoi nous tourmenter? En France, chacun est libre, excepté nous.
Pour nous, bien que nous soyons prêtres catholiques, ne sommesnous pas nés en France, comme les personnes laïques? Pourquoi alors deux lois, puisque nous sommes tous Français? Avoir deux poids et deux mesures est une chose défendue par la Sainte Écriture.
On dit, chaque jour, que nous sommes des rebelles, des hypocrites,
des hommes trompés par nos évéques : mais Dieu est témoin que
notre cœur ne désire voir fleurir dans notre pays que la paix et la
religion.
Nous écoulons, ii est vrai, le Pape, notre Saint- Père, et les évéques dispersés dans le monde entier ; Jésus a promis de les assister toujours; si nous avons été trompés, c'est Jésus qui nous a trompés.
En France, les schismatiques ont des églises; les Juifs et les païens, en France, ont des temples : il n'y a que les chrétiens catholiques-romains, qui n'ont ni temple, ni église parmi les Français.
Comme le peuple d'Israël captif à Babylone, chassés de nos églises , nous ne pouvons en notre prison que pleurer, gémir et prier Dieu, tous les Jours, de jeter un regard de compassion sur le royaume.
Comme loa âmes retenues dans les namini's du piirgaldirv sont
lounneniées par un feu dévorant, cbaquo jour aussi , nous sûmmes
tounnenlM, r.baque Jour noua Miumes duns riin(;ots<>i> ; seule \'e»ii6-
nni-if m Dieu lioas console et nous souMcnt.
0 vous, pftres aDItg^R, Ovnasm^fesdi^l^s. vnvf. iiiirenlsrtninrs, frères el ao-urs, séchftz. séchra vos larmes : si imus sommra persprii(t>s, c'est pour Jésus que nous soulTrons : il ne nous abandonnera [US.
1,fivez-vous, levez-vous. t> mon Diâu, et n'êpargnex |ias lus hommes suix^rbr^ et impies qui se sotit dres»'» lontrc vous; délniisez-k^, déiniisez toute leur race dans ce pays; que leur tmm M)il >■« horreur dans cliaque canton.
Mais que disons-nous? Nous nous sommes cerlaiiiement tromjies;
venei pluUlt leur pardonner, mon Sauveur béui. pardonnez :i no^î
bourreaux et â nos adversaires; c'eut du fond de uotre l'uiur que
nous vous prions de frapjx.'r sur nous seuleiiitiul.
O p^re plein d'amour, pardon pour les l'Yancais ! Il cal vrai, nous
marchons dans le chemin des pécheurs; mais vous nous avei créés et
nrhet4^ aussi : pardonnez donc, mon Dieu, pardonneic&vosenrants.
Voilà, Français, nos seniimenls i nous. Ou c'est vous, ou c est nous qui sommes dans l'erreur; maintenant soyez juges entre les Français : ou c'est nous on les Jureurs qui suivons la vraie loi.
MORTDEM. AUDIIEIN.
ÉVÊQUE CONSTITUTIONNEL DU RNISTÉnE,
ïltelaralion de sept ihnoins dfvani le juge df paix dit eau imi de Ckdlenutin, relativement à l'assassinat de la pertùttnr Hn eltoijen ArtniBiK, ivêque de Quimper.
l/an m^uf de la République française une el imiivisrble. le vingts '
neuf Brumaire, cinq heures du malin;
^ Devant nous, Jean-Baptiste Blondin,.Juge de paix, officier de [K)lice judiciaire du canton de Cbâteaulin , ayant pour adjoint Pierre Brunon, secrétaire greffier,
Sont comparus, Jean-Marre- François Foucault, Jean diartier, Julien Ridar, Louise Cothereau, femme Fidfère, Âymard-Joseph- Emmanuel-Raphaêl de Blois, Jean-Baptiste Ferey et Yves-Bonaventure Ollivier, homme de loi, à l'effet de déclarer l'attentat qui a , été commis do-ant eux dans la nuit du vingt-huit au vingt-neuf du courant, par des malfaiteurs, envers la personne du citoyen* Audrein de Quimper , et du vol commis dans la diligence dans laquelle il était.
Lesquels déclarants volontaires ont fait leur déclaration ainsi qu'il suit , séparément :
Jean-Marie Foucault, conducteur de la diligence de Rennes à Brest, par Lorient, domicilié d'HoudoA, commune du même nom, département de Seine-et-Oise, âgé de trente-cinq ans, a dit ne connaître d'aucune manière les malfaiteurs dont est cas, et après avoir promis de dire vérité,
Déclare, en français, qu'il est parti hier de Quimper, k neuf heures du soir, que rendu au haut de la montagne de Saint-Hervé, environ minuit, il entendit un coup de fusil fort près de la diligence, avec les cris d'halte-là coquin on je^te brûle la cervelle y qu'aussitùt, plusieurs se sont pn*sen(és autour de la voilure, le sommèrent de leur donner les fonds charges dans la dite diligence , ou qu*on lui aurait brûlé la cervelle; que lui déclarant descendit de suite du cabriolet et fut forcé d'ouvrir ladite voiture pour faire descendre les voyageurs qui y étaient ; qu'ils descendirent eflTectiveraent et furent forcés d'exhiber leurs iwsso-ports aux malfaiteurs, excepté le citoyen Audrein qui dit n'en avoir pas. Lequel fut saisi au collet et fusillé sur-le-champ, et que d'après cette exiHHlition, il entendit dire par SOS assassins (]u'il y avait longtemps qu'ils le cherchaient , que ces derniers ont fouillé la voiture et se sont emparés de différents effets. et surtout de ceux appartenant à leur victime; que le nombre de ces assassins pouvait être de vingt à vingt-cinq , tous armés de fusils et pistolets, vêtus en costumes de ville et en cultivateurs, dont il n'en connaît aucun.
Telle est sa déclaration, de laquelle lecture lui faite e^ français. a dit qu'elle contient vérité et y persister; interpellé de signera déclaré ne le savoir faire .
- (Wl -
Sifpté t nioBdIii el Ilrunnu, )M:c«Uiinr<i,'rrltii'r.
Julien Ridar, uourrier ile la mall« île llrLitl v Quim|ii-r. ilutuluiliv lit! Rt^oDi», commune du niMi^ nuui , ili^jurh-inenl il'Illii-et-Vilaitic. âgù de seize uns, a dil ne coitnatire ks assassins doiikesl eas, vl aprtirs avoir promis de dire ïérlW ,
Déclafe, en français, que revenanl de Qiii[ii)wr, il a Irouv^ la diligence, aux environs de minuit, à la liautfturde Saint-Ilenè, qu'on lui a tiré un coup de fusil, i|u'll a t'iiUtndu crier Mif-lâ, el menacer le conduclttur de lui tirùler la conelle s'il ne rcmeUait pas Ihx Tonds qu'il ï avait; (|ue des personnes â lui iiicoiinuos , qu'il n'con lia lirait en punie, s'il les vopit.oni pnt')un.' la voilure, ainsi que lui monté sur son cheval-, auquel oni demandé ses dé)>£ches fl «le l'ar^eni »'il en avait , qu'ils oni fait la Touille de sa valise , mais «lu'il ne croit |ia!i qu'on lui ait rien pris; qu'il a vu sortir <li- la diligence des itersonne» qui y Étaient, monlrer leurs passe-porl» aux voteun; que v»a demien si' sont saisis ilun de ces voyageurs el qu'ils l'ont Tusill^ , et ensiiile on( emporu^ une valise et une botk île la voilure; qu'un de ecs ;iss;45sins qu'il pri^suine le chef esl d'une hauteur mujenne, habillé on cnrniagnolo bleue, cbaprau rond, a dit à haute voIk en parlant de l'assassioé : Ce bottgre-là m'a blexst la main; mais jr ivis J)Iua rueluinli de l'awîr lui ifue ii l'on m'arait donnr rrnl touh: n dît le déclarant que la bande dea sissassins pouvait i^lre du nombre de vingt a viogl'eJnq . armi^^ de ftisils el pistolets, les uns vt^ius en bourgeois el les aulrex en paysans.
Telle est sa declaralian. de laquelle li^^ture lui faite en friinvais a dil qu'elle cuntituit véril* el y persister-, inler;)elb^ de signer a di*tlaré ne savoir signer.
Signé : Blondin cl Bruuou, sccn'taire-grellier.
Jean Charlier, postillon de la ililigenix. demeurant ii Cltdleaulli), igé de trenti.' ans, ne connaît les malfaiteurs doul esl <^ et, après avoir promis de dire vi!rilè.
Déclare que, conduisant lu diligence de Quimper à (ihâleaulin, rendu, aux environ» de minuit, li la liauieur deSaiut-lIerve, uti coup do fusil a été lirit sur lui et drs cris d'/ia/Jc-tù sesimt faiis entendre; qu'une compagnie de voleurs au nombre â |>eu pris d'^ vingt, armés de fusils et pistolets, velus en carmagnoles de différentes couleurs, en bourgeois et en cultivatcutv , ontentuurt's la diligence el le [tostlUun de la malle, les oni fouilles, menace le condiieleur de la diligence de lui bntler la cervelle, s il ne leur remeltaii
pas les fonds y chargés » fait descendre les voyageurs excepté un qui se trouvait dans le cabriolet , visité leurs [Mueeports, se aonl stàâa de l'évoque de Quimper et l'ont fusillé, et ensuite ont pris delà diligence son porte-manteau et une petite boite; avoir entenda un des chefs de ces assassins dire qu'il était blessé à la main , mais qu'il était plus content d'avoir tué ce bougre-là que si on lui avait donné cent louis.
Telle est sa déclaration de laquelle lecture lui faite en français, a dit qu'elle contient vérité , y persister et a déclaré ne savoir signer.
Signé : Blondin et Brunou, secrétaire-greffier.
La citoyenne Louise Cotbereau, épouse du citoyen Fidière, vérUIcateur des domaines nationaux, demeurant à Quimper, âgée de vingt-trois ans, a dit ne connaître aucunement les malfiaicearB dont est cas et, après avoir promis de dire vérité,
Déclare volontairement qu'aux environs de minuit, rendu dans la diligence à la hauteur de Saint-Hervé, des voleurs ont tiré un coup do Aisil et arrêté la diligence , ont demandé au conducteur l'aigent de la République, les passe-ports aux personnes qui y étaient, excepté an citoyen Ollivier, qui se trouvait dans le cabriolet, caché , qu'ils se sont emparés de l'évéque en lui observant qu'ils le cherchaient depuis longtemps et l'ont fusillé sur-le-champ, ensuite fouillé la dite diligence et pris une valise et une boîte; que le nombre de ces assassins pouvait être de vingt h vingt-quatre, armés de fusils et de pistolets. velus en artisans et paysans.
Telle est la déclaration de laquelle lecture lui faite en français, elle a dit qu'elle contient vérité, y persister et a signé.
Ainsi signé: Louise Colhcreau, femme Fidière; Blondin el Brunou, socrétairc-greflicr.
Le citoyen Aymard-Joseph-Emmanuel-Raphaël de Blois, demeurant au Launay,près Morlaix, commune de Ploujean, département du Finistère, âgé de quarante ans, a dit ne connaître les assassins dont est cas et après avoir promis de dire vérité,
Déclare volontairement, qu'à la distance d'une lieue et quart de Quim|H»r, il a entendu plusieurs voix *([u'il n'a pu distinguer, suivies d'un coup de fusil tiré derrière la voilure, qui s'est arrêtée; que la dite voiture a été cernée |Kir plusieurs hommes qui ont demandé au conducteur par différentes reprisi's si elle ne contenait pas d'argent, d en faire représenter la teuille ; qu'ils ont ensuite fait ouvrir la voiture et fait descendre successivement les voyageurs, dont lui déda-
riiU u troint le second; qu'ils lui nnl fait (\liil)«r H» pianc port kin»i i)u'au premier el rcfuMï de vair celui dv lu riloyenoe Ptiliërc qu'il liMir a prAsenU; qu'ils ont ëgalemetil demande au citoyen Audnùii sou |iaRM>-porl; qu'il leur a dtl n'en avoir pas; sur quoi ils lotit full ili'jwrtidre de lu voilure «l l'un d'eux paralasanl l'avoir reconnu parc^ qu'il élail louche, a dit ^u'on le elierchail dfjmis longtemps. Us l'onl ensuite entrain^ sur te cAt(^ du chemin, il s'est débattu pendant quelque temps avec eux et a regu un cmu^j de fusil qui l'a jelé presque sur la petite roup gauclie de la voiture; les dits hommes sont revenus vers les autres voyageurs et les ont rassurés, en lenrdigantqu'llsn'avaientHenù craindre, ni pour eux ni i>our leurs proprIiUs; qu'ils avaient puni un homme qal avait voté Irais fois et sotis troi$ ntmut di/fèrmls la mon dt son Roi: ipiiis n'ilmml point dfs voleurs dr grandi nhemina ni brigands , mais royaliste. Pendant ce temps d'autres fouillaient la voilure et menaçaient de tuer le conducteur, s'ils y Ironvalent de rar);oii[; ensuite ib ont permis aux voyageurs d'y remonter , excepté le citoyen Ollivler qui était resté cachi^ dans le cabriolet. Ils se sont emparés d'une valise el d'une caisse loiipic ayant une poignée au milieu . laquelle valise H éii^ ouverte par eux sur le g:raiid ctiomini el at>''^ "^oir délibéré s'ils emporteraient Icsdits effets, Ils ont paru vouloir les mettre sur un cheval qui paraissait accompagner la voiture, el ils se sont enlln délcrminés à los emporter eux-mêmes, ce qu'ils ont fait en rassurant derechef les voyageurs et les laissant continuer leur route. [I a paru au déclarant que les malfaiteurs étaient au nombre d'environ vingt k vingt-cinq, la plupart v^lus en paysans, les autres en artisans, et un d'enire eux qui laralssait le o/ir/', habillé dune carmagnole verte ou bleue îivec un gilet rou^, lequel s'tst plaint d'à voir été blessé à la main etadit qu'il efll mieux aimé perdre cent louts 4|uo d'avoir manqué ce coup-IA: ils m'nni paru armés de fusils de munition ou de chasse, et de pistolets.
Telle est sa déclaration de laquelle lecture lui faite en franvais, a dit iiu'elle contenait vérité, y persister H a signt'.
Signé : Blondin el Brunou , 'secrétaire-grelDcr.
Jean- Baptiste Ferey, négndant de Drest, Agé de ln^nlivi|ualrc ans, a dit ne connalln^ les assassins dont est cas et après avoir promis de dire vérité .
IJéclani , qu'f4i>iron une lieue et quart de Quimper, la diligence dan» laquelle il était fut arrêtée dans la nuit du vtugt-hiiil au vingt-
oeuf r^u^ environs de minuit, par vingt à vingt^inq horoines, de futf Is et de pistolets , costumés en carmagnoles» artisans et paysans; qu'ils ont tiré un coup de fusil dirigé sur la voiture , en criant hcUte-là, qu'elle s'est arrêtée; qu'aussitôt les voleurs l'ont environnée, fait descendre le conducteur, le sommant de remettre l'argent appartenant à la République et la communication de la feuille, et de flaire descendre les voyageurs auxquels ils ont demandé leurs passe-ports, et sur la réponse du conducteur qu'il n'avait pas d'argent, ont visité les coffres de la voiture en menaçant ce dernier de l'assassiner, s*ll s'en trouvait dans lesdits coffres; ont lu les passe-ports, se sont saisis de l'évêque de Quimper, l'ont fusillé, et pris dans la voiture une valise et une caisse longue lui appartenant, et und*euxqui paraissait le chef . d'une moyenne hauteur, vêtu d'une carmagnole bleue , gilet rouge, se plaignait d'avoir été mordu à la main, et même temps se félicitait d'avoir commis cet homicide , qu'il préférait cet assassinat à cent louis, parce que l'assassiné avait voté sous trois différents noms, trois fais, la mort du Roi et qu'il fallait punir les coquins; i^ale le déclarant qu'un de ces brigands qu'il ne connaît pas, lui dit l'avoir vu à Brest.
Telle est sa déclaration de laquelle lecture lui faite en français, a dit qu'elle contient vérité, y persister et a signé.
Signé : Ferey, Blondin et Brunou, secrétaire-greffier.
Le citoyen Bonaventure Ollivier, homme de loi, demeurant à Landerncau, âgé de soixante-quatre ans, a dit ne connaître aucun des brigands dont est cas et, après avoir promis de dire vérité.
Déclare volontairement que, voyageant dans le cabriolet de la diligence, venu la nuit dernière de Quimper pour se rendre à Brest, dans lequel était Foucault, conducteur de la dite diligence, il entendit entre onze heures et minuit de la nuit dernière, aux approches de la descente de Saint-IIené, distant d'environ une lieue et quart de Quimper, un coup de fusil qui paraissait dirigé vers ladite diligence, qu'il donna un coup de coude au dit Foucault qui lui paraissait sommeiller et qui avait fermé ou tiré le rideau dudit cabriolet, lui disant, je crois que l'on veut attaquer la voilure; qu'un instant après il entendit plusieurs voix crier arrct^ arrête et aussitôt, pour ainsi dire, crier qui mue, à quoi plusieure voix répondirent Royalistes ; qu'aussitôt il vit à travers un trou dudit rideau un homme de la structure de cinq pieds un pouce, visîige maigre et pâle, barbe noire, qu'il aperçul d'autres hommes habillés en paysans à la mode du pays,
lancala, qu'il vit iesAits malfiiiteurH i Imiicie «iiii éclairait la vnitiire ; que l'IioinmR de niny«>nDe hauteur viHii (le lileu, auUnt que l«s eouluur» (leuvimi se dislln^tuer à une hiMe luTaiirr. dit i Foucault : donne-moi lurent que lu |Mirt«$ |tnur la natioD; que plusieurs vnix répéiftrent l:i mèmt chose, qu'il aperçut par le irou du dll rideau dilTérents fusils au bout desquels il y avait des bayonnettes: que Foucault leur répondit qu'il n'avait certainement pas d'argent, à quoi iln lui répliquèrent qu'ils allaient l'ouiller partout, casser a (^oups de hache les cotTres et que si il sp Irouvall di> l'argHut a la nation, ils le feraient périr sur-le-champ; ils ordonnËrcnl eiisuiut i Foucault de sortir dudil cabriolet, d'oi'i II sorlii après avoir levé un des r.6U» du rideau qui retomba dans »a place et ue permit pas de voir le déclarant : Foucault descendit sur le grand cbenito, ils lui demandèrent s'il y avail des voyageurs, il répondtl aiUnnailvBment ; ils lui ordonnèrent d'ouvrir la grande caitise de la voilure, où liaient la ciloyejine Fidi**e, le citoyen Audrein. év^c do Quiotper, le citoyen de Blois et le citoyen Ferey; ils leur demandèrent la représentation de leurs pasHe-porIs ; tous les représenl^enl excepté le eiloyen Audrein auquel ils dirent : puisque lu n'a {lax de Itasse-purl, tu «as venir avec nous; i Mlle menace il dut luur faire voir son pas5«vport; qu'ils lui dirent alors : Je te connais Audrein, (ovcke, lu. as voté la mon du Hoi soin miî noms différents, tu itu mourir. Audrein leur demanda frAcK plusieurs fols, les appelant ses amis :. Von, répliquéreni-ils, fu va« ffloimr; Aiulrein leur demanda le moment, |iar deux fois, de se réconcilier avec Dieu, Auparavant ils lui avaient dit ; Ta as l'air d'un prifet. Va moment après le dt^anint entendit un coup de fusil: environ deux rainuie.i après, il enicndit une voix dire : Donne-lui un coi'ji de fiixil s In léte, et le déposant entendit un second coup de fusil. Les quatre particuliers qui étalent dans la diligence cl autres témoins lui onidit que ledit Audrein tomba du premier des deux coups de fusil lires a peu de pas de dislance, mais le déposant n'a pas vu tirer ces coups, il IcJi u seulement entendus. Il enlendil une voix qui disait : Je suis plus clianné de la mort d'Aodrein une si j'avais trouvé cent louis dans la voilure. Les mulhlieurs foulllèrmt la roituro fi ce que lui ont dit les airtres témoins, s.tns y avoir trouvé d'argent. Us lui ont aussi dit qu'ils avaient enlevé de ïa voiture des effets audtl Audrein et qu il avail été dépouillé par (es malfnileurs iiprM sa mort. Tl entendit leadlts malblleurs dire auxilits voyageurs : Brivex tranquilles.
ne craignez point, nous ne sommes point des Totean. Ils o'oirnrtavfii point le cabriolet où était le déclarant, qui ne se montra pas à en, et la malheareose scène finie, la Toiture ceitiiina sa route.
Telle est sa déclaration de laquelle lecture lui faite, a dit qv'elle est véritable et a signé.
Signé : Ollivier, Talné; Blondin et Brunou, secrétaire-grelBer. Fait et arrêté, à Châteaulin, environ dix heures du matin, sovs nos seings et celui de notre secrétaire-greffi^, lesdlts Jour el an.
Siçné en la minute :
Blondik el Bmmou, Pour copie conforme, Mappàs, greflBer