‹ Histoire de la persécution révolutionnaire dans le Départment du Doubs, de 1789 à 1801, d'après les documents originaux inéditsChapitre 32 sur 54 · OCTOBRE 1795 — AOUT · texte numérisé non relu

OCTOBRE 1795 — AOUT

1. La direction de Téglise schisinatique de France était restée entre les mains de Tabbé Grégoire et de deux ou trois évêques, membres du Corps législatif. Les dispositions du gouvernement nouveau à Tégard de cette secte n'étaient guère plus favorables qu'à l'égard de l'Eglise orthodoxe^ et le but avoué des hommes d'Etat demeurait l'abolition de tous les cultes. On écrivait de Saint- Dié au journal constitutionnel : a Le gouvernement^ bien loin de nous accorder la protection que la constitution nous promet, cherche au contraire à rendre impossible l'exercice du culte. Le peuple n'ose passe permettre la plus respectueuse réclamation. Les commissaires du Directoire sont, pour la plupart, des tyrans de 93. Les ventes des presbytères sont une dilapidation scandaleuse. Un objet qui aurait été vendu trois mille livres en 4790 n'en rend pas trois cents au trésor. »

Cependant Grégoire et ses collègues prenaient tous les moyens de s'attirer les bonnes grâces du Directoire. Au mois de mai 1796, réunis au nombre de cinq, ils adressèrent une lettre pastorale commune, ordonnant fin Te Deum en actions de grâces des victoires remportées par les armées de la république, victoires bien douloureuses pour un catholique, car elles allaient coûter au pape sa couronne et sa vie.

Le 13 décembre 1795, Grégoire, assisté de Desbois, Primat, Saurine et Royer, adressa à l'Eglise de France une seconde encyclique qui renfermait un plan complet d'organisation religieuse, destiné, disaient modestement ses auteurs,

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à servir provisoirement, en attendant les décisions d'un prochain concile national. Ce plan, dans lequel circulait une vigoureuse sève janséniste et gallicane y renfermait encore de nobles vestiges chrétiens , mais défigurés par un implacable esprit de révolte contre le saint-siége. Les conciles oecuméniques eux-mêmes n'obtenaient pas grâce pour leurs décrets disciplinaires devant ces apôtres enthousiastes d'une église nationale. En compensation , tons les aphorismes de Pierre Pithou, de Dupuis et des autres juristes gallicans de la pire école ^ étaient proclamés de nouveau comme le couronnement de l'édifice de Jésus -Christ. Les conciles nationaux et provinciaux, les synodes diocésains et même ruraux, étaient vivement recommandés, comme devant être l'âme de cette prétendue église primitive rajeunie. Les nouveaux évèques devaient être élus par tous les citoyens catholiques majeurs des diocèses et réunir au moins les deux tiers des suffrages exprimés. Us pouvaient être choisis même parmi les laïques. Si l'évêque métropolitain leur refusait l'institution canonique, ils avaient le droit d'en appeler au concile métropolitain. Les curés devaient être élus de la même manière par leurs paroissiens, les vicaires continuaient à être nommés par les curés. On ne devait exiger d'aucun dignitaire ecclésiastique une autre profession de foi que la simple déclaration d'appartenir à la religion catholique. Les fidèles étaient tenus- de pourvoir à l'entretien du culte et de ses ministres par des oblations, des collectes, des souscriptions, des contributions volontaires et des donations. Une assemblée générale des paroissiens devait, le 1" dimanche de carême, « fixer en argent ou en nature la contribution de chacun des membres de la paroisse, sans que ces contributions «essent d'être libres et volontaires. » Le douzième du revenu de chaque paroisse devait être prélevé pour les frais généraux du diocèse. Le législateur janséniste réglait ensuite l'organisation des oeuvres de charité et des écoles, en homme entendu et sincèrement dévoué au bien public.

Grégoire ne se contenta pas d'écrire et de légiférer ; il devint aussi homme d'action et commença par aller visiter son

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diocèse de Loir-et-Cher, qui, il faut l'avouer, n'avait guère joui de sa présence depuis son intronisation. On lit dans le journal de la secte : « M. Grégoire est à Blois et se propose de visiter toutes les églises de la métropole du centre. M. Royer est à Belley et visitera les églises de Lyon, Chambéry, Autun, Dijon et Gbalon. L'un et l'autre établiront des presbytères dans les églises qui n'en ont pas. Ils convoqueront des synodes dans chacun de ces diocèses et y concerteront toutes les mesures relatives au concile national. »

Grégoire, qui croyait devoir à l'univers religieux un compte rendu de tous ses actes, publia, le 24 décembre! 796, les résultats de cette tournée apostolique, a Des obstacles insurmontables, disait-il en commençant, nousontlongtemps éloignés de nos diocèses respectifs (absolument comme les évèques de cour, à qui Grégoire avait tant reproché X absentéisme), et si quelque c&ose a pu nous consoler de cette séparation, c'est la certitude que notre réunion à Paris était d'un plus grand intérêt pour la religion, parce que notre sollicitude embrassait l'universalité des diocèses de France. Ici nous avons composé des encycliques ; ici nous avons établi une vaste correspondance tant dans l'intérieur que chez l'étranger, et nos travaux ont réorganisé le culte dans presque toute la république. » Grégoire traçait ensuite l'énergique tableau de la France révolutionnée qui termine notre précédent volume, et qui résumait d'une manière si saisissante tous les attentats de la Convention contre la conscience publique.

D'autres personnages importants de la secte avaient aussi repris la plume. Le conventionnel Camus publiait ses pensées et sa déclaration sur la religion^ et M. Cl. Lecoz, évêque d'IUe-et- Vilaine, entrait en lutte avec le journaliste Real, pour défendre le christianisme gallican dont il était l'un des pontifes. Le 1 1 février 1797, il publia sous le titre à* Avis aux schismatisants une apologie de sa conduite religieuse et politique depuis le commencement de la Révolution. Tout, dans cet écrit, est disposé pour l'admiration. Elu évèque, l'auteur avait supplié M. de Girac de rester sur son siège; élu membre de l'assemblée législative, il avait encore accepté malgré

lui ; il avait été de moitié avec son collègue Lamourette dans la motion fameuse qui avait rapproché un instant les deux parties de l'assemblée. Au sein de cette assemblée, il avait réclamé avec constance en faveur des prêtres, des religieux et des religieuses. Au mois de septembre i792, il avait sauvé la vie à des prêtres insermentés et il avait vu sa propre existence en péril. Dès cette année, après des représentations inutiles, il s'était séparé de Gobel, évêque de Paris, que la terreur semblait aveugler. En 1793, il avait publié le Prrfservatif contre Vimpiété et représenté à son collègue Robert Lindet, le scandale de sa conduite. Nommé administrateur du département à cette époque, et revenu à Rennes, il y avait encore sauvé la vie à plusieurs prêtres insermentés. Dénoncé à Carrier comme fédéraliste et fanatique, il avait été destitué,

incarcéré à Rennes, puis au Mont-Saint-Michel II y avait

certainement beaucoup de vrai dans tout cela^ mais gâté par une âpreté de sectaire et une haine de la papauté qui n'avaient rien de commun avec l'esprit des François de Sales et des Fénelon.

Grégoire atteignit enfin le but de ses plus ardents désirs. Le 22 juin 4797, il convoqua ses collègues de l'épiscopat constitutionnel à se réunir à Paris en concile national au commencement du mois d'août suivant, de manière à faire l'ouverture solennelle de l'assemblée le jour même de l'Assomption. Cet épiscopat bâtard était déjà bien réduit. Les évoques d'Evreux, Beanvais, Saint-Omer, Orléans, Bourges, Moulins, Périgueux, Angoulême et Nimes, s'étaient mariés ; ceux de Soissons, Golmar, Angers, Versailles, Chartres, 01é> ron, Perpignan, Bastia, Sedan, Bordeaux et Saintes, étaient morts de mort naturelle, et ceux de Bayeux, Quimper, Paris, Aix, Sens, Lyon, Autun et Guéret, de mort violente ; ceux de Nancy, Besançon, Limoges, Saint-Flour, Nantes et Saint- Maixent^ s'étaient démis de leurs sièges ; ceux de Laval, Poitiers, Luçon, Embrun, Valence et Strasbourg, avaient refusé de reprendre leurs fonctions. Il manquait donc à cette église nationale à peu près la moitié de ses pontifes. Pour y suppléer et donner à l'assemblée une apparence plus imposante, Grégoire imagina de faire élire, par les prêtres de cba-

que diocèse, des députés qui représenteraient au concile le clergé du second ordre. Les évèques eux-mêmes qui ne voudraient pas se rendre au concile étaient autorisés à s'y faire représenter par de simples prêtres, de sorte qu'en définitive Tépiscopat devait se trouver en minorité et même en petite minorité dans cet étrange concile.

Plus d'un mois avant la réunion de ces pères constitutionnels, une dénonciation provoquée par un évèque marié fut adressée contre eux au corps législatif, et l'un des lieutenants de Grégoire, Wandelaincourt^ évèque de la Haute- Marne et ancien membre de la Convention, crut devoir se transporter chez un des membres du Directoire pour parer le coup dont on était menacé. 11 exposa que le principal objet du concile projeté était de rattacher les catholiques et en particulier les prêtres au gouvernement du Directoire, au respect des autorités et à l'obéissance aux lois. Le directeur répondit naturellement qu'il ne pouvait s'opposer à un con« cile assemblé dans un si bon esprit et qu'il applaudissait même à des vues si estimables.

La première réunion conciliaire eut lieu le 8 août. M- Lecoz fut appelé à la présidence en qualité de plus ancien métropolitain. Les six secrétaires élus furent les abbés Lanjuinais, Ponsignon, Warenghem, Grappin , Clausse et Lechesne. Le Journal du concile devait paraître tous les quatre jours en huit pages in-octavo, à dater du i8 août, et publier les décisions de l'assemblée, à mesure qu'elles seraient prises. Le concile débuta par un appel onctueux aux évèques et aux prêtres orthodoxes, pour les engager à se reudre dans son sein. En même temps il adressa une lettre au pape pour l'inviter à désavouer tous les brefs qui couraient sous son nom et qui, selon M. Lecoz et ses associés^ étaient évidemment apocryphes ou surpris au saint-père par la ruse et» le mensonge. Les travaux de l'assemblée en étaient à ce point, lorsqu'un coup d'Etat révolutionnaire, accompli par le gouvernement lui-même, vint replonger la France dans un nouvel abime et faire couler de nouveau des flots de sang.

IL Le diocèse schismatique du Doubs était resté dans la situation la plus critique. Privé de son évèque et de son con-

seil épiscopal, il n'était pas encore habitué à l'autorité nouvelle du presbytère. Celle-ci, de son côté, pour se raccrocher à une ombre de hiérarchie, adhérait solennellement à toutes les encycliques de Grégoire et des autres évèques conventionnels réunis à Paris. Seulement, comme les communications n'étaient pas encore très régulières entre les différents rouages de cette machine improvisée, il arriva que le presbytère du Doubs adhéra à la seconde encyclique bien avant d'envoyer son adhésion à la première, dont il avait, du reste, utilisé depuis longtemps les recettes et les expédients, pour se constituer.

M. Seguin, quoique ayant tout à fait renoncé à sa charge épiscopale, se laissa entraîner par la complaisance à en accomplir un dernier acte. Les schismatiques du Haut-Rhin» ayant trouvé dans la seconde encyclique de Grégoire un procédé pour se donner un évèque, qui leur manquait, avaient élu le citoyen Marc-Ant. Berdolet, curé doyen de Phaifans ( ancien diocèse de Besançon). L'élu fut sacré à Colmar par Maudru, évoque des Vosges, et par Flavigny, de la Haute- Saône,- avec les lettres de délégation et le consentement de l'ex-métropolitain de l'Est. L'intervention de M. Seguin en cette circonstance Gt espérer un instant qu'il se déciderait i reprendre son siège, et de nouvelles instances lui furent adressées de divers côtés. D'abord ses collègues de la métropole de l'Est lui signifièrent que sa démission, pour être régulière et définitive, devait être acceptée par eux, et ils annoncèrent l'intention formelle de la refuser. Le P. Roy, que la présidence du presbytère du Doubs et la direction efi^ective de cette ombre de diocèse n'effrayaient pas, écrivit à M. Seguin, le 12 août i796, par un messager d'occasion : « La république m'a assez fait de tort pour que je lui fasse celui de quelques ports de lettres. Je reçois une lettre du citoyen Maudru (évèque des Vosges) qui me dit : « J'ai » fait partd^s dispositions de M. Seguin à tous les évèques » comprovinciaux, et j'ai consulté les évèques réunis à Paris. » J'attends leurs réponses, pour motiver celle que je dois » faire à M. Seguin. Je pense que M. Volfius pensera, )) conmie moi, que les motifs de sa démission ne sont pas

» recevables, surtout daus les circonstances présentes. 11 y » a, de sa part, de la timidité et un peu trop d'humilité. Il » doit, en attendant, continuer ses fonctions, et vous devez » vous adresser à lui, comme à votre légitime évëque, tou- » jours tenu, par devoir de conscience, de seconder votre » zèle, » Vous allez donc soutenir un nouvel assaut ; et le presbytère^ qui n'est autre que votre conseil, va vous solliciter de nouveau de lui permettre de régir, en votre nom, le diocèse. Ne faites pas le récalcitrant. Songez que, tout misérable que je suis, je ne manque pas de sauté, et que, si mes talents et mes lumières répondaient à ma bonne volonté, aidé de votre nom, je conduirais, moi seul, toute la barque. Mais, encore une fois, il me faut votre nom, votre autorisation, etc. Sans cela, je ne puis rien, le courage me manque et la chose ne va pas. Salut et fraternité en N. S. J.-C. »

Le P. Roy se mit dès lors en devoir de tenir M. Seguin au courant de la situation peu florissante de son diocèse. Il lui mandait, le 10 août 4796 : « L'envoyé de Rome est donc à Paris. Certains propos, certains faits, donnent donc lieu de conclure que nous touchons à la fin des troubles religieux. (Le P. Roy et un certain nombre de ses confrères étaient persuadés que le gouvernement français^ par l'ascendant de ses victoires en Italie, allait obtenir du pape le désaveu de tous les brefs contraires à la constitution civile du clergé.) Nous nous en doutions par la tactique ordinaire de nos adversaires. Nous les voyons s'agiter en tous sens pour fortifier dans leurs préjugés les fidèles qu'ils ont séduits. Ils font voir aujourd'hui clandestinement un nouveau rescrit prétendu de la cour de Rome, confirmatif de tous les précédents. Le principal colporteur de cette pièce comique est un nommé Firmin, capucin. Plusieurs des nôtres ont donné dans ce panneau, entre autres le brave Demesmay et ses deux cousines, les sœurs Morel. Les succès qu'a cette nouvelle fourberie ont éveillé l'attention des autorités constituées, et l'en poursuit maintenant vigoureusement le vicaire apostolique Firmin. Le presbytère vous prie de nous faire passer, sous votre contre-seing, la lettre du citoyen Lecoz,

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contre la rétractation du trop fameux Panisset, évëque du Mont-Blanc. Cette rétractation a couru dans notre pays et y a fait le plus grand mal. Nous célébrons aujonrdîiui la fameuse fête du iO août. Je pense que nous aurons de meilleurs orateurs que ceux qui nous ont prêché la fête des Epoux. Cette fête devait se célébrer dans notre église métropolitaine, et les deux statues animées devaient y figurer. Je m'opposai de toutes mes forces à cette entreprise, qui me parut contre la loi qui rend les églises au culte catholique.- On loue aujourd'hui la fermeté que je mis dans mon refus. »

n 22 août. Votre démission laisse planer sur votre tête un soupçon d'apostasie politique et religieuse. (Le P. Roy reprochait à M. Seguin de n'avoir pas fait, en quittant ses fonctions, une profession de foi solennelle, pour témoigner de la persistance de ses principes constitutionnels, et, en même temps, pour servir de consolation et de règle à ses coopérateurs.) J'ai bien des maux ; je travaille seul à Saint-Jean. Deviliard, cédant à son inconstance coutumière, m'a quitté pour aller se fixer à Moncley, après avoir tâté de Pirey. Il n'était venu à Saint-Jean qu'en passant à Saint-Pierre et à Sainte - Madeleine. J'apprends qu'il frappe à la porte de Byans. Tournier ne bouge pas. Roussel est à Belfort, Bullet greffe à Saint-Ferjeux, et il ne reste ici que votre premier vicaire, qui n'a d'appui que quatre vieillards, auxquels l'âge et l'infirmité ne permettent plus de travailler dans une paroisse. »

Ce tableau était peu fait pour encourager M. Seguin à rentrer en scène ; aussi fut-ce sans aucun résultat que l'évêque Maudru lui adressa, le 28 septembre, cet appel pressant : a De tous nos frères les évêques de la métropole, celui de Dijon est le seul qui n'ait pas encore donné sa réponse sur votre démission. Que vous ayez donné cotte démission pendant la persécution, vos diocésains Tout regardée comme une mesure de prudence, comme l'unique moyen qui vous restât peut-être pour leur conserver un pasteur qu'ils aiment. Nous n'avions pas alors la liberté de nous prononcer sur cet objet. Nous vous conjurons de reprendre vos fonctions. Votre démission nous a paru sans fondement. Il ne faut pas une

santé plus robuste pour remplir les devoirs de l'épiscopat que pour remplir ceux de législateur. »

Ce raisonnement ne manquait ni de justesse ni même de malice ; mais, d'un autre côté, le P. Roy mandait tristement, le 24 octobre : « Ici comme ailleurs, les rétractations se multiplient. La foule augmente dans les temples clandestins; elle diminue progressivement chez nous, et le clergé constitutionnel court à grands pas à sa ruine totale. Voilà le fruit des nouvelles de Rome et de la discussion ajournée au conseil des Cinq-Cents. Nous sommes sans argent. Les prêtres ne peuvent plus vivre de Tautel; les pensions sont en retard; les dons, dans ce diocèse, peuvent à peine suffire pour les petites choses nécessaires à la célébration du ministère. Les édifices du culte ne sont pas même entretenus. »

Enfin, le pontife suprême, Grégoire, crut devoir intervenir en personne avec les trois autres évoques du corps législatif, Saurine, Royet et VVandelaincourt. Le i4 janvier 4797, ils adressèrent à M. Seguin ce dernier appel : « La solidarité de l'épiscopat nous oblige à nous réunir aux ecclésiastiques et aux fidèles de votre diocèse pour vous exhorter à reprendre les fonctions de votre état, que vous avez malheureusement abandonnées depuis longtemps, et que vous remplissiez avec tant de fidélité, de zèle et de succès. Votre santé, dites-vous, ne vous permet pas de reprendre des fonctions au-dessus de vos forces.... Votre santé I mais vous ne manquez pas de coopérateurs pleins de zèle. Si cependant vous persistez dans votre première résolution, nous vous conjurons de vous joindre à nous pour informer définitivement les prêtres de votre diocèse des raisons qui vous forcent à les abandonner, pour les inviter à former entre eux un presbytère et pour les aider à vous donner un digne successeur. »

M. Seguin continuant à garder une attitude toute passive, le P. Roy prit résolument en main la direction Jdes affaires diocésaines. Grégoire et ses collègues du corps législatif avaient publié, pour le carême de 1797, -un mandement collectif destiné à la France entière ; le P. Roy décida que la lecture en serait faite au prône du dimanche suivant , dans les trois égUses de la ville. Il fit plus ; il réunit, sous le titre

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