‹ Histoire de la pharmacie à Lille de 1301 à l'an XIChapitre 175 sur 196 · DES VERTUS DES PLANTES · texte numérisé non relu

DES VERTUS DES PLANTES

Les systèmes dont nous venons de faire mention renferment bien des avantages, ils sont d'autant plus utiles qu'outre la connoissance

(a) De la structure des fleurs, par M. Sébastien Vaillant.

(b) Botanographie Belgique, par M. Lestiboudois fils. Lille, 1781.

qu'ils nous procurent des g'enres et des espèces des plantes, ils ne contribuent pas peu à nous en désig-ner les vertus. Les célèbres Hoffman, Camerarius, Boerhaave, Paul Herman, Linnée et plusieurs auti^es observent que plus les plantes se rapprochent par leurs caractères, plus aussi se rapprochent-elles par leurs vertus et leurs propriétés ; par exemple, toutes celles de la famille des cruciées, qui est la tétradynamie de Linnée, sont la plupart antiscorbutiques. Les malvacées, monadelphie de Linnée, fleurs en bassin de M. Lestiboudois, sont aussi presque toutes adoucissantes et émollientes ; nous trouvons encore une infinité de plantes aromatiques dans les labiées de M. de Tournefort, didynamie de Linnée, g-ymnotetraspernies de M. Lestiboudois, etc. On peut aussi, par le goût, la couleur, l'odeur d'une plante, décider de sa vertu ; à quelle marque on peut soupçonner qu'une plante est alimentaire ou bienfaisante, malsaine ou vénéneuse ; celles que l'on peut employer intérieurement, et celles qui ne peuvent l'être qu'extérieurement .

Il est donc clair et évident qu'on ne peut bien connoître les plantes et leurs vertus, que par une méthode.

Filuin Ariadneum Botinaces est systema, sine quo chaos est

res Herbaria.

LiNNEus, Philos, Botaii. i56, p. g5.

Archives communales de Lille. Carton 1285, 12°'° dossier. — Pièce imprimée.

Demande de Lestiboudois de s'adjoindre son fils

pour l'enseignement de la Botanique.

17 novembre 1784.

Messieurs les Rew^art, Mayeur, Echevins, Conseil et Huit Hommes de la ville de Lille.

M. J.-B. Lestiboudois, Licentié en médecine et professeur de

Botanique en cette ville, a l'honneur de vous représenter très

humblement, Messieurs, qu'honoré de votre choix en cette dernière qualité, il a cherché à le justifier en formant de bons élèves et mériter par les soins les plus assidus l'honoraire de quatre cens florins par an, dont il avoit obligation à votre munificence et à votre amour pour les choses utiles.

Il espère avoir rempli avec honneur depuis 1772, la carrière où vos bontés, Messieurs, l'ont eng-ag-é à courrir, il en a du moins reçu l'honorable témoignage par le goût qu'il a vu naître dans cette Province pour une science qui réunit l'agréable à l'utile, et surtout par les marques de distinctions que vous avez daigné lui accorder.

Mais, Messieurs^ l'âge qui s'appesantit sur la tête du suppliant et les infirmités qui en sont inséparables le menacent de ne plus lui laisser longtems la satisfaction de concourir à l'enseignement public et s'il s'est acquitté du devoir que lui imposoit cet emploi à votre satisfaction et à celle du public comme il ose le croire, il espère, Messieurs, que vous lui accorderez une récompense qui fera la consolation de sa vieillesse. Cette récompense, Messieurs, (c'est la plus flatteuse dont vous puissiez honorer ses travaux) consisteroit à lui donner pour adjoint et successeur, un fils qu'il a formé dont il siéroit mal à la tendresse paternelle de faire l'éloge; il a donné des preuves publiques de sa capacité tant par les leçons et les démonstrations qu'il a faites pendant trois ans sur la Botanique, dans l'Université de Douay, ainsi qu'il en résulte du certificat cy joint, que par l'ouvrage qu'il a fait imprimer en' 1 781, sous le titre de Botanographie Belgique et dont vous avez bien voulu, Messieurs, accepter l'hommage public. Le suppliant implore de vos bontés auxquelles vous avez daigné l'accoutumer^

Messieurs,

Afin qu'il vous plaise lui adjoindre M. François Joseph Lestiboudois, licentié en médecine, et lui accorder la survivance de sa place de Professeur de Botanique, aux mêmes honoraires dont le suppliant a joui et jouit encoz^e lui-même. Ce faisant, etc.

Appostille.

Vu la présente requête nous avons admis et admettons Maître François-Joseph Lestiboudois , licentié en Médecine en qualité d'adjoint du suppliant, pour l'exercice de la place dont il s'agit, de laquelle nous lui accordons par ces présentes la survivance à charge

qu'il ne pourra jouir des gag-es ou émoluments annexés à ladite place, qu'après la mort du suppliant, son père.

Fait en Conclave, la loy assemblée, le 17 novembre 1784.

Signé : Duchasteau de Willermont.

Archives communales de Lille. Registre aux apothicaires et épiciers, coté 1 bis, fol. 11. — Pièce manuscrite.

Leçons publiques et gratuites de Botanique établies en la ville de Lille.

Jeudi 29 Avril 1779, à trois heures après midi, au Sallon de l'Académie des Arts, coin de la rue Perdue, le S'' Lestiboudois, Médecin et Professeur de Botanique en cette Ville ouvrira le cours de ses Leçons sur les Plantes par un discours relatif à cette belle partie de l'Histoire naturelle ; à la suite duquel le S'' F. Lestiboudois fils, maître es Arts, donnera un Précis de la nouvelle méthode de Botanique que M. le Chevalier de la Marck vient de mettre au jour dans sa Flore Françoise, imprimée au Louvre, par ordre du Roi : il fera connoitre avec quelle facilité en la suivant on peut assig^ner les noms de toutes les Plantes qui croissent naturellement en France.

Afin que Messieurs les Ecoliers des Collèg-es puissent profiter de ces Leçons si utiles à bien des Etats, on les donnera les Mardi, Jeudi et Samedi de chaque semaine à cinq heures après midi au Jardin Botanique, rue Sainte Catherine, cour du Jardin de Colog-ne, quartier E no 7 .

Le tout conformément à l'arrêté de MM. du Mag-istrat du 8 Mars

On y invite les Amateurs.

Archives communales de Lille. Carton 1284, 22°'° dossier. — Pièce imprimée.

Leçons publiques et gratuites de Botanique' établies en la ville de Lille.

Le S' Lestiboudois, Médecin et Professeur de Botanique en cette Ville, commencera ses Leçons sur les Plantes, Samedi i4 Mai 1780, à quatre heures et demie après midi, au Sallon de l'Académie des Arts, coin de la rue Perdue.

Le S'' F. J. Lestiboudois fils, Médecin, Professeur en survivance de ladite Leçon, prononcera un Discours relatif à cette partie de l'Histoire naturelle.

On continuera les Leçons et Démonstrations les Lundi, Mercredi, Vendredi de chaque Semaine, à cinq heures précises, au Jardin Botanique^ rue des Urbanistes, Cour dite des Innocens, Quartier G N° 3.

Le tout conformément à l'arrêté de MM. du Mag-istrat.

On y invite les Amateurs.

Archives communales de Lille. Carton 1285, !'•' dossier. — Pièce imprimée.

Cours public et gratuit de Botanique établi en la ville de Lille .

Le S'' Lestiboudois, Médecin et Px'ofesseur de Botanique en cette Ville, fera ses Leçons et démonstrations sur les Plantes, les Lundi, Mercredi et Vendredi de chaque semaine, à cinq heures précises, au Jardin de Botanique, Bue des Urbanistes, Cour dite des Innocens, Quartier G No 3 .

Le tout conformément à l'arrêté de MM. du Mag'istrat.

L'ouverture du cours se fera dans le Sallon de l'Académie des Arts, coin de la rue Perdue, Mardi ig Mai 178g, à quatre heures et demie, par un Discours François sur la vertu et les propriétés des

Plantes prononcé par le Sieur Lestiboudois fils, Médecin, Adjoint et Professeur en survivance de ladite Leçon .

On y invite les Amateurs.

Archives communales de Lille. Carton 1285, 1" dossier. — Pièce imprimée.

Le Magistrat agrée la dédicace du livre de Decroix. 27 avril 1768.

Dans l'assemblée de Loy du 27 Avril 1768 rapport fait que le S"" Decroix, marchand apoticaire en cette ville, demandoit de dédier au Magistrat un livre de sa Composition intitulé phisico-chymie théorique,

La matière mise en délibération, il a été résolu d'accepter ladite dédicasse .

Du Ghasteau de Willermont,

Archives communales de Lille. Registre aux Résolutions du Magistrat, côté 46 ''■^ f° 29, vo. — Pièce manuscrite.

Réception de ce livre»

16 juillet 1678.

Ledit jour, 16 juillet 1768, on a mis sur le bureau le livre intitulé phisico chimie théorique fait par le S'" Decroix apothicaire en cette ville, qu'il a présenté au corps, en conséquence de la permission qui luy a cy devant été donné ; la matière mise en délibération, il a été résolu de le placer dans la bibliothèque de cette ville .

Du Chasteau de Willermont,

Archives communales de Lille. Registre aux Résolutions du Magistrat, côté 46 t-is, f» 45, v". — Pièce manuscrite.

Mémoire concernant les poids des Apoticaires,

lu au Collège de médecine.

12 mars 1772.

Dans ce mémoire on recherchera les rapports qu'ont entre eux les poids connus dans l'Europe, affîn d'assigner à chacun une valeur fixe et vraie ; ensuite on les comparera au poid en usag-e à Lille pour la médecine affîn de connoître quel est ce poid et auquel il ressemble le plus ; mais avant on remarquera que non seulement les poids différent dans les différents Roiaumes , mais même dans les différentes provinces d'un même Roiaume (a), et ce qui paraitroit incroiable, si l'on n'en étoit convaincu par expérience, c'est que dans la même ville ces poids varient, même pour la médecine qui est la chose ou l'on doit apporter plus de précautions. On ne citera pour exemple que ce qui est arrivé à Toccasion du présent mémoire : on s'étoit avisé d'aller chez plusieurs apoticaires de cette ville peser un poids de marc affîn d'en connoître le rapport au poid de médecine dont nous nous servons, on a trouvé que les uns différoient des autres de 3 gi^os sur quatre onces poid de marc, ainsi qu'on le verra cy après ; une pareille erreur est trop grossière pour ne devoir pas être corrig-ée.

De l'unité ou commune mesure.

On croit trop communément que le g'rain qui est le plus petit de tous les poids, est le fondement de tous les autres, c'est ainsi qu'on s'est exprimé dans l'a'ncienne Pharmacopée; cependant si l'on considère que l'once ou la livre étant les mômes, le g-rain dépend des divisions et subdivisions qu'on y introduit, on verra bientôt que c'est l'once ou la livre que l'on doit reg'arder comme faisant l'unité d'où doivent dépendre tous les autres poids, soit comme fractions, soit comme sommes de plusieurs unités .

(a) Voiez Diction, encyclopéd., tom. XII, page 856.

En voici un exemple palpable :

A Lille, chez les orfebvres l'once est divisé en 20 esterlins

Chaque esterlin vaut 4 ferlins

Le ferlin est de 8 grains

De sorte que l'once contient 64o grains

Si le même once est divisé comme chez les

Apoticaires en 8 gros

Le gros en 3 scrupules

Et chaque scrupule en 24 grains

L'once contiendra 676 grains

de sorte qu'il faudra 10 grains provenus de la division qu'emploient les orfebvres pour faire 9 grains produits par celle qu'emploient les apoticaires ; car 64o sont à 676, comme 10 sont à 9.

Il est arbitraire de prendre l'once ou la livre pour commune mesure, cependant comme il faut choisir, on prendra l'once parce que Monsieur Lemery dans sa pharmacopée, et d'autres auteurs très estimés prétendent aussi qu'il ne doit y avoir qu'une seule espèce d'once. Nous étant donc arrêté à l'once comme à l'unité et la commune mesure de tous les poids, nous allons entrer en matière.

Recherches sur l'ancien poid Romain.

L'on sçait qu'vme livre de l'ancien poid Romain pèse, poid de marc de Paris, selon l'étalon du capitole 1 1 onces 5o grains. Voiez le mémoire de M. Tillet. Et quand M. Tillet ne nous auroit pas donné l'excellent mémoire que l'on cite, on ne pourroit se tromper sur l'ancien poid Romain que d'environ 3o grains sur une livre. En voici une preuve incontestable .

Chez les Romains le congé pesait 10 livres Romaines de vin (b). Cela étant, M. Gassendi rapporte dans la vie de M. Peiresc (c) qu'aiant rempli d'eau un congé servant autrefois d'étalon à Rome et conservé dans le palais de Farnese, il pesoit 6 1 i5 onces 6 gros poid de marc de Paris, ce qui donne pour la livre romaine 1 1 onces i gros 29 grains, mais M. Auzout aiant répété la même expérience avec le

(b) Congius vini decem pondo fiât. Festus, voce publica a pondéra (sic), cité par M. Goguette.

(c) Viri illustris N. C. F. de Peiresc vita, Hagse comitum, in-12, 1651, page 170.

cong-e, trouva (d) qu'aiant employé une eau un peu plus lég-ère il ne pesoit que 6^ 12 onces 7 gros 28 grains ce qui fait pour la livre romaine 10 onces i gros 12 grains, donc en prenant un milieu entre ces deux poids, on obtient

pour la livre romaine 11 onces 0,20 g-rains.

Mais M, Tillet après avoir consulté les poids orig-inaux l'a trouvé de ... . 11 onces o,5o

donc l'erreur n'est que de o o,3o grains

ainsi que nous l'avons annoncé.

Des endroits où le poid Romain est en usage.

En recherchant les endroits où le poid ne s'écarte pas beaucoup du poid romain, on trouve que dans beaucoup de villes d'Allemagne et du Nord, les 8 onces ne pèsent qu'environ 7 onces 5 gros poid de marc, ce qui s'écarte de la livre Romaine d'environ 3 1/2 gros ; 12 onces pesant alors 11 onces 3 1/2 poid de marc. Ce poid qui a lieu à Berne en Suisse pour les apoticaires seulement, est aussi en usag-e en Prusse, à Dantzick; en Danemarck, à Copenhague; en Allemagne, à Bonne, à Cologne, à Hambourg, à Manheim, à Munich, à Stuttg"ard, etc, pour toutes les marchandises ; mais dans toutes les villes d'Allemagne les poids sont si différents par-tout que ce seroit folie de s'y arrêter davantage.

En Ang-leterre on se sert d'un poids appelle />o«V/ de Troy, Troy- Weight dont la livre divisée en 12 onces pèse, poid de marc, 12 onces I 1/2 g'ros 6 g-rains, ce qui s'écarte beaucoup du poid Romain et n'est qu'à I 1/2 gros environs de différence du poid de marc. Mais les Anglois ont un autre poid appelé avoir du poid : La livre en est divisée en 16 onces et elle pèse i4 onces 6 1/2 gros 6 grains poid de marc, par où l'on voit que l'once de cette livre n'est pas éloig"né de l'once Romaine, car les 12 onces pèsent 11 onces 67 grains poid de marc.

On a beau chercher ailleurs, on ne retrouve nulle part le poid Romain si ce n'est en quelques villes d'Italie et entre autres à Rome et à Florence ou il s'est conservé avec peu de variation^ comme nous l'apprend M. Tillet.

Du poid de marc et des endroits où il est en usage.

Je ne sçais, et ne chercherai pas ce que sig-nifie le mot de marc, ni d'où il tire son origine ; mais j'observerai qu'il faut que l'usage

(d) Acad. des sciences, anciens mémoires, tom. 6.

de ce poid ait été autrefois fort répandu puisqu'il s'est conservé dans des endroits fort éloignés avec une précision qui étonne lorsque l'on considère combien de choses peuvent faire varier les mesures en différents pays.

M. Tillet nous apprend qu'à Berne 8 onces d'orfebvres pèsent poid

de marc de Paris i marc, l\.o grains.

à Bruxelles, le poid de Troy appelé

le dormant parce qu'il est conservé

avec un soin tout particulier pèse 8 onces, i 21

à Liège i 24

à Ratisbonne, pour l'argent , , i 24

à Turin en Piémont i 221/2.

Le poid de marc qui est celui de la capitale du Roiaume est donc répandu dans des endroits fort éloignés, il est en usage en cette ville pour les matières précieuses et principalement chez les orfebvres, c'est le poid de notre monnoye, on peut le vérifier et le retrouver à chaque instant et l'on s'en sert dans les autres villes capitales des provinces pour la médecine de même qu'à Paris .

Du poid des apoticaires de Lille.

On a imprimé dans la pharmacopée de Paris que le grain est de la pesanteur d'un grain d'orge d'une grosseur médiocre. C'est sans doute l'étymologie qui aura occasionné cette méprise; car une pareille détermination est trop vague pour que l'expérience y ait donné lieu, il y a des grains d'orge qui pèsent le double des autres : et les grains d'orge médioci^es venus d'une bonne récolte sont très différents des grains médiocres d'une récolte moins bonne.

(3n voit bien d'abord que cette façon de déterminer les poids de médecine fait dépendre la dose des médicaments de la bonté des moissons. Aussi les apoticaires de cette Adlle l'ont très bien senti, puisqu'ils conservent dans leur siège un poids qui ne sert qu'à eux seuls, et qu'ils ont taché de rendre invariable. On est naturellement porté à croire que ce poid appelé de médecine s'est conservé intact depuis une antiquité fort reculée et qu'il est le même dans toute l'Europe; mais on est bientôt détrompé lorsque l'on examine les choses avec un peu d'attention, et il est aisé de se convaincre que le poid de médecine actuellement en usage à Lille n'a nul rapport avec aucun poid de médecine connu dans l'Europe.

Avant d'aller plus loin, il ne sera pas inutile de faire ressouvenir que l'on a dit cy dessus que le poid de médecine différoit chez les

différents apoticaires de cette ville. Aiant pris 4 onces poid de marc vérifiés au poid résident au g-ref de la monnoye de cette ville, et les aiant pesés chez six apoticaires différents^ on a trouvé presque partout des poids si différents, que l'on nesçauroit se résoudre à nommer ces Messieurs, leur nom ne faisant rien d'ailleurs à la chose. Cela vient peut-être de €e que dans les visites des boutiques, les examinateurs se contentant de visiter les drog-ues, négligent d'examiner les poids et les balances, puisque l'on a trouvé celles-cy aussi fautives que ceux-là .

Voici le résultat de cette expérience :

i^r apoticaire, les 4 onces poid de marc

pesoient

onces

gros

grains

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