‹ Histoire de la pharmacie à Lille de 1301 à l'an XIChapitre 25 sur 196 · AncHiYES COMMUNALES DE LtLLE . Carton 128i, 5"" dossier · texte numérisé non relu

AncHiYES COMMUNALES DE LtLLE . Carton 128i, 5"" dossier

4. Art. XI des statuts de 1635. Voir aux Pièces ju.stificatives, n» 4.

A Messieurs Messieurs les Piewart, Mayeur, Eschevins de la Ville de Lille.

Siiplie très humblement Nicolas Wagner S apoticaire major h riiopital militaire de Lille et démonstrateur de botanique à 1 amphithéâtre y établie, disant qu'ayant toujours eu à cœur de donner des preuves des connaissances qu'il a acquises tant à Paris, ou il a fait ses apprentissages et qu'il a suivi les cours de chimie et de botanique du jardin du Roy et des appoticaires pendant l'espace de neuf ans, de là a été employé en L'isle de Corse en qualité d'apoticaire aide major des hôpitaux de sa Majesté pendant sept ans, d'où il a été retiré pour occuper la place d'apoticaire major des hôpitaux militaires de Flandres et du Haynaut pour lesquels il est obligé de préparer tous les médicamens composés qu'ils exigent.

Le corps des apoticaires de Lille luy a paru si respectable et en même tems capable de luy fournir les moyens de se perfectionner dans son art par les nouvelles lumières qu'il ne manqueroit pas d'acquérir, il désireroit avoir l'honneur d"y être agrégé, observant cependant qu'étant h même de donner des preuves de capacité tant par ses certificats que par le service dont il est actuellement chargé, il demanderoit qu'il fut possible de l'exempter d'une partie des formalités accoutumées dans les réceptions des aspirans il celte compagnie, mais comme la chose paroissoit extraordinaire et peut être impossible, le suppliant ne demande donc autre chose que d'être exempt au brevet d'apprentissage lait à Lille que ce corps exige absolument des aspirans, il se soumettra d'ailleurs ù toutes tels autres formalités d'usage, l'intention du suppliant n'étant pas au surplus de quitter le service des hôpitaux, mais seulement d'avoir la liberté de donner par la suite publiquement des preuves de ses talens.

Il ose espérer que Messieurs les Magistrats comme chefs des loix de cette ville voudront bien luy faire la grâce de donner leurs ordres au corps d'apoticaire de recevoir l'aspirant sans brevet d'apprentissage, sans cependant tirer à conséquence ; seule grâce qu'il demande puisqu'il se soumet à tous les examens et chef d'oeuvre qu'on pourrait exiger de luy.

Lille, le 6 juin 1780. Signé: Wagner.

1 . Nicolas Wagner est l'apothicaire militaire qui fut chef du service à l'Hôpital en 1780. Voir chapitre X, p. 170.

Appostille.

Avis du procureur sindic fait le 8 juin 1780.

Signé : A. F. Le Roy.

Vu l'avis nous déclarons que ce qui se requiert ne peut s'accorder. Fait en Conclave, la loy assemblée le 10 juin 1780.

Signé : Le Roy ^.

Ce n'est pas sans difficulté que Paul Vandenkerchove, natif de Brug-es, fut admis à la maîtrise. îl avait fait son apprentissage dans sa ville natale et « il étoit demeuré pendant deux ans chez le sieur Piancq, appoticaire à Lille, et avoit tenu, comme représentant le sieur de Brig-ode, la boutique de la veuve, en suite d'un examen qu'il avoit du subir ^. ))

Sauf dans le cas de décès, l'apprenti ne pouvait quitter son maître sans raison, a S'il advenoit que aulcuns apprentifs desdicts stilz se partissent de la maison de leurs maistres sans leur gré et consentement auparavant le terme de leurs apprentissaiges expirez, lesdits maistres avec quy ilz estoient demeurans seront tenuz de denonchier et faire sçavoir ledict département aux maistres desdicts stilz et faire trachier la notte du registre faisant mention desdiclz apprentifz departiz et ce endedens ung mois après ledict département à péril de soixante sols parisys d'amende...; et tels apprentifz ne seront admis à parfaire et achever son apprentissaige en dessoulz aultre maistre sans congé et consentement exprès de leurs dicts maistres ou des maistres dudict stil ^. » Du reste, souvent maître et apprenti passaient un engagement devant notaire '\

1. Archives communales de Lille. Registre des apothicaires et épiciers, coté I, f" 117 v°.

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