‹ Histoire de la pharmacie à Lille de 1301 à l'an XIChapitre 49 sur 196 · Voir aux Pièces justificatives, n" 23 et · texte numérisé non relu

Voir aux Pièces justificatives, n" 23 et

Le 2 août 1777, François-Joseph Lestiboudois, le fils même du professeur, sollicitait la permission de soutenir une thèse publique :

A Messieurs, Messieurs les Rewart, Maieur, Echevins, etc., de la Ville de Lille.

Supplie très humblement F. J. Lestiboudois fils, élève de l'Ecole de Botanique, établie en celte ville, qu'il plaise à Vos Seigneuries d'agréer la dédicase d'une Thèse qu'il se propose de soutenir § la clôture du cours, sur la botanique universelle, pour leur donner des preuves de ses progrès et de son application ; il ose espérer que l'accueil favorable que Vos Seigneuries voudront bien donner à cette forme d'examen public déjà introduite dans les autres sciences mais nouvelle pour la botanique ne contribuera pas peu à exciter l'émulation et à augmenter parmi nos compatriotes le nombre des Botanophiles.

A ces causes il supplie Vos Seigneuries d'accorder leur approbation à l'impression de la Thèse ci contre sous le titre d'examen public de botanique, qui en mettant un chacun à même d'interroger, attirera un nombreux concours à cet exercice et en paroissant sous vos auspices acquerrera un nouveau droit aux suffrages publics.

L'appostille de cette requête sera par Vos Seigneuries un titre de la reconnoissance éternelle

Du plus humble et plus dévoué Serviteur,

François-Jos . Lestiboudois fils.

Appostille.

Vu la présente requête, oui les commissaires en cette partie, nous avons accepté et acceptons la dédicace de la Thèse, dont il s'agit, ordonnons qu'elle sera imprimée au nombre de deux cent exemplaires aux frais de cette ville.

Fait en Conclave la loy assemblée le 2 août 1777.

Signé : Demadre des Oursins 1.

Cette thèse fut soutenue le 2 octobre 1777. Pour la

1. Archives communales de Lille. Registre aux apothicaires et épiciers^ côté I, f" 65.

circonstance on fit garnir la salle de tentures, car ce jour était en même temps celui de la distribution des récompenses ^

La thèse, dont on trouvera le texte complet aux pièces justificatives, essaye de prouver « qu'on ne peut avoir une connoissance satisfaisante des plantes, de leurs qualités et propriétés, sans un système. »

L'auteur examine d'abord l'histoire naturelle en général, puis les plantes « êtres croissans, sans mouvement progressif, sans sentiment. » Il parle des parties internes de la plante, continue en indiquant les fonctions de la racine, du tronc, des bourg-eons, des supports, des feuilles ; définit la fructification «dernier effort de la vég-étation, qui termine la vie de la vieille plante et qui commence celle de la nouvelle » ; explique qu'il y a surtout deux systèmes, celui de Tournefort qui se base sur le nombre et la forme de la corolle, et celui de Linné qui est établi sur le sexe des plantes. Il termine par cette conclusion : c( Les systèmes contribuent à nous en désig-ner les vertus et les propriétés. Plus les plantes se rapprochent par leurs caractères, plus elles se rapprochent par leurs vertus et leurs propriétés. En un mot, une méthode bien choisie peut servir à désigner les propriétés et les qualités de tous les végétaux. Il est clair et évident qu'on ne peut bien connaître les Plantes et leurs vertus que par un Système.

Vires Plantarum e Systemate Naturali optime intelliguiit. (Lin. Fund. Bot. Concl. Uhima) 2. »

Cette conclusion ne semble pas découler bien rig-oureusement de la thèse ; elle est le résultat d'un fait d'expérience et non le fait d'un raisonnement.

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