‹ Histoire de la pharmacie à Lille de 1301 à l'an XIChapitre 70 sur 196 · Matthiole. Loc. cit.., p · texte numérisé non relu

Matthiole. Loc. cit.., p

4. Lespleigney (Th.). Pronriptuaire des inédecines simples, édition revue et annotée par M. le D' P. Dorveaux. Paris, 1899, p. 20.

cultivée pour en retirer la soude ; l'Herbe à la goutte {Ros solis) était considérée comme cordial ; la Lentille (Lens palastris) comme astring-ent « ennemy de l'estomac », dit Dioscoride ^ ; la Gentinode {Centinodià) comme antidiarrhéique; le Botrys comme « un porte médecine contre une difficulté d'haleine », d'après Pline ^; le Chardon étoile ou Chausse trape (Calcitrapa) était un fébrifug-e ; l'Ag-ripaume (Cardiaca) un remède antirabique ; la Pyrole (Pyrola) un remède contre les brûlures et les plaies ; l'Herbe blanche [Gnaphaliain) un spécifique de la dysenterie ; la Sanicle (Sanicula) était employée contre les crachements de sang- ; le Pied de lion (Alchimilla) dont on disait : a Cette plante ha si grave vertu de refermer et recoller, qu'elle seule peult g-uérir toutes hergnes et rompures es petis enfans ^. » C'est en effet un astringent utilisable sur la peau délicate des nouveau-nés. La Blette {Blitum) était une herbe potag'ère laxative d'après les uns, sans aucune vertu médicinale d'après les autres. Pour guérir les fistules on employait le Myosotis [Auricula mûris) dont la fleur est si douce et si agréable; l'Ormin (Borminum), l'Orvale de Fusch était employé comme houblon ; l'Herniole {Herniaria) était un diurétique ; quant au Jonc odorant (Juncus odoratus), voici ce qu'en dit Lespleig-ney :

Squinent est dict Jonc odorant,

Chameauix aiant fahi roborant,

Par quoy est appelle la paille

Des chalmeaux, quar, s'en leur en baille,

Hz en mentent en abondance.. .. ''

1. Commentaires très excellens de Vhystoire des plantes, composez premièrement en latin par Léonarlh Fousch (sic), médecin très renommé. Paris, 1549, chap. 330.

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