Lespleigney. Loc. cit., p
Le Passerag-e {Lepidiiuni) était « bon pour subtilier et inciser grosses et gluantes humeurs et viande. Et pourtant elle servoit à la cuisine pour assaisonner potage et faire saulces \ » Le Troëne {Ligustnim) était un spécifique des ulcérations de la bouche; la Primevère [Primiila veris) atténuait la paralysie; la Filipendule {Filipenduld) était un diurétique et un astringent; le Géranium n'avait aucune vertu, dit Matthiole ; les Epatiques [Hepatica nobilis et valgaris) « appliqués sur les playes, dit Pline, arrestoient le sang d'icelles et guérissoient la jaulnisse ^. » Le Ceterac iCeterach ofjîcinarum) qui est fort vanté aujourd'hui pour les maladies du poumon et les affections calculeuses de la vessie, était confondu avec la Scolopendre :
Scolopendria véritable
Est ceterach sans point de fable ^
Le Pastel (Isatis) dont les cataplasmes de feuilles guérissaient les ulcères ^ ; le Pois chiche (Cicer) était un émollient apéritif ; le Laitron [Sonchiis) donnait du lait aux nourrices ; le Thalitron ou Sagesse des chirurgiens (Sophia chirurgicorum) était et est encore un astringent ; l'Epinard [Spinacia) un dépuratif ; la Nummullaire [Numullaria), l'Herbe à cent maladies, refermait et consolidait les ulcères ; la Verge dorée (Virga aiirea) servait comme vulnéraire, et la Camelée {Mezereon germanicum) comme remède contre la peste.