‹ Histoire de la pharmacie à Lille de 1301 à l'an XIChapitre 72 sur 196 · Lespleigney. Loc. cit., p · texte numérisé non relu

Lespleigney. Loc. cit., p

4. On voit communément dans le peuple des Flandres et spécialement dans les environs de Lille, un reste de cet usage séculaire. On fait le traitement direct des ulcères par l'application de l'un ou l'autre des antiseptiques modernes, mais on maintient le topique médicamenteux en se servant systématiquement de bandages entoile bleue, c'est-à-dire colorée par l'Indigo que donne l'Isatis.

La Myrthe {Myrtus) était un

petite arbre sans bruict

A grant vertu en feuille et fruict

Hierosme sainct et autenticque Dict que c'est arbre aromactique, Aiant telle pertection Que jamays putréfaction Ne luy peult inférer nuisance Et qu'elle a vertu et puissance Consolider membres débiles En les rendant fors et agiles Et en valeur les réparer, Froidir, adoulcir, tempérer :

Escript est en une omilie Sur le grant prophète Esaïe ^■

L'Herbe au chat (Nepeta) était nn stomachique. L'Etoile attique (Asler^ atticus), notre Marg-uerite, était apéritive, résolutive, détersive. Les auteurs de la Pharmacopée de i64o l'ont appelée A jnellas uirgilianiis, comme Matthiole^ qui essaie de se justifier :

« De Amelliis que nous apellons Aster Aîtiais, et non sans cause, pour certaines marques qu'il a communes avec Aster Alticus, Virgile a ainsi écrit au livre 4 des Géorg.

Encor' aux prés est la fleur apelée

Des laboureurs Amellus, bien aisée

A recouvrer à tous ceux qui la cherchent.

Sa racine plusieurs tiges surchargent :

Cette fleur est dore, et es feuillettes

D'autour ainsi qu'es noires violettes

La pourpr' assés reluit, dont les chappeaux

Rendent des Dieux les autels bien plus beaux .

Aspre est au goust : par les vaux de bois nus,

Et de Mella les rivages tortus

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